‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des Antonins (volume 2)Chapitre 93 sur 258 · NOMBRE DES SPECTATEURS · texte numérisé non relu

NOMBRE DES SPECTATEURS

Théâtre. Maximum. Minimum.

De Pompée 40,000 (Pline) 17,580

De Balbus 30,085 (Notice) 11,510 \ (Curiosum)

De Marcellus... 20,000 (Curiosum) 20,000

Peut-être les minima n'indiquent -ils que le nombre des sièges et les autres chiffres comprennent-ils, en outre, les places auxquelles on était obligé de se tenir debout.

Quoiqu'il en soit, on ne jouait, selon toute probabilité, qu'exceptionnellement et lors des grandes fêles, dans tous les trois théâtres à la fois ^ ; pour les représentations ordinaires, le théâtre de Pompée suffisait sans doute. A côté des fortes émotions que procuraient le cirque et l'arène, la scène ne pouvait garder de l'attrait pour les masses qu'en descendant à la trivialité, prodiguant les divertissements grossiers et chatouillant les sens avec plus ou moins de raffinement. C'est ainsi qu'au lieu de contre- balancer la pernicieuse influence de ces autres spectacles, elle n'a pas contribué le moins à propager la corruption et à perdre la société à Rome.

1 Sénèque, Clem,, I, 6, 1 : Gogitate in bac ciritate in qua tribus

eodem tempore tlieatris vise postulantur.

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