‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des Antonins (volume 3)Chapitre 72 sur 77 · LES SPECTACLES · texte numérisé non relu

LES SPECTACLES

Page 8, ligne 11, en noie :

' Horace, Odes, h 20, 3 :

Datus in theatro

Gum tibi plauBosy

Clare Mœcenas eques, etc.

Page 46^ à la note 5 :

Fallacem circum vespertinumque pererro Sspe foram, adsisto divinis

lisons-nous dans Horace {Sat^, I, 6, 141.)

P^ge 48, ligne ^^ après le point :

Pline TÂncien^ parle de courses de durée faites au cirque, de son temps. Cepeiidant, on a peine à croire aux chiffres des distances qu'il prétend y avoir été parcourues. Ainsi, en Tan 59, un garçon de huit ans y aurait fait, de

* HïsUnat,, Yii, 84.

midi au soir, 7S milles romaine, soit près de 1 i2 kilomètres et demi, et d^autres y auraient même fourni une course de 160 milles romains, soit près de 240 kilomètres ^

* Le coureur anglais Fletcher doit avoir parcouru 60 miUes anglais en quatorze heures ; un autre, Barclay, 90 milles anglais (135 kilomètres) en vingt-et-une heures et demie; ce qui est loin d'égaler la vitesse de ces courses romaines.

Page 51, ligne 23, après le point :

Les bustes de bronze doré et les statues de Scorpus abondaient, à Home, déjà du temps de Martial, qui dit à ce sujet (V, 25) :

Quam non sensuro dare quadringenta caballo . Aureus utScorpi nasus ubique micet.

Sans doute aussi, les monuments élevés en commémoration des victoires de Thippodrome, ne firent-ils que se multiplier, de siècle en siècle.

Page 52, ligne 6, après le point :

De plus, les prouesses des conducteurs de chars les plus éminents, pour lesquels même l'honneur d'une mention dans le Moniteur officiel de la ville de Rome ne semble pas avoir été regardé comme de trop S étaient, et même assez souvent, à ce qu'il parait, inscrites sous une forme authentique, avec beaucoup de détails, sur des tables de pierre, soit par les soins des vainqueurs ebx-mômes, soit par ceux de leurs admirateurs. Il s'est conservé quelquesunes de ces inscriptions. Les chevaux, avec lesquels avait été remportée chaque victoire, y sont nommés; les prix

^ Gruter, 837 {Monument de Dioclès), ligne 13 : Actis contioetur Avilium Teren. factionis suœ primum omnium vicisse

obtenus, énuméfés par classes ; les distinctions {insignia) conférées aux vainqueurs, exaltées à l'envi comme sans exemple *.

De ces inscriptions appert aussi l'accroissement vraiment prodigieux des courses de chars, durant le premier siècle de l'empire.

Le conducteur de char Scirtus, du parti des blancs, avait, aux termes de l'inscription qui le concerne, dans le cours des treize années de la période de 13 à 25 de notre ère, la plus pauvre en spectacles, il est vrai, vaincu en tout sept fois avec le quadrige^ et quatre fois à la seconde course {revocatu$\ ainsi que remporté vingt-neuf fois le second et soixante fois le troisième prix *. Cent ans plus tard, on distinguait parmi les conducteurs de chars une classe dite des milliaires {miliarii)^ dans laquelle étaient compris tous ceux qui avaient remporté la victoire mille fois et plus ^ Sur le monument, érigé vers l'an ISO, sous Ântonin le Pieux, au conducteur de char Dioclès, du parti rouge, Flavius Scorpus, sans doute le même qu'a chanté Martial, et Pompée Musclosus, figurent même avec des chiffres de 2,048 et 3,S59 victoires. Dioclès lui-même, à l'Âge de quarante-deux ans, avait vaincu 1 ,462 fois, avec des chars attelés de trois ou quatre chevaux et plus, fait centeniers {centenarii) neuf chevaux, c'est-à-dire remporté cent fois la victoire avec chacun d'eux, et même un bicentenier; il avait été 103 fois vainqueur en une seule année, avait couru avec un attelage de sept chevaux mis

1 Ainsi, ibid., lire 17 : Primum omnium urbis cono|itœ ad H S L vicit Yii.

' Henzen, 7419.

' Gruter, 337» ligne 6 d'en bas : Inter miliarios agitatores primum locum obtinens videtur Pontius Epaphrodilus factionis Venetœ.

de front et, comme il parait, sans joug, nombre que Ton n'avait encore jamais vu attelé ainsi, elc.^ etc. ^ Tels urent les héros de l'hippodrome.

* L'inecription ci-desaas et une autre, qui porte dans Orelli le n^ 9593, sont les plus instructiyes de toutes, pour les détails qu'elles contiennent sur les courses de chars.

La seconde provient d*nn monument funèbre, qu'un cocher, P. Elius Gutta Galpnrnieu, fils de Marins Rogatus, s'était fait élever de son vivant, sur la voie Flaminienne, probablement après s'être retiré de l'hippodrome. Elle ne saurait être antérieure au deuxième siècle, mais« comme il y est question d'un cheval saxon, ou du moins nommé Saxo, eUe parait devoir être attribuée plutôt au troisième siècle, ou au qoa* trième.

Gutta était miUarhu, Il avait remporté la palme 1127 fois, courant tour à tour pour les bleus, les verts, les blancs et les rouges, dans des courses tantôt d'un seul char, tantôt de deux, trois et quatre de chaque couleur (certamina singtdarum^ binarum, iemarunit gttatemarutn se. quadrigarum). Chacun des quatre partis fournissant son contingent, le nombre total des chars engagés dans ces diverses courses, était réelle» ment de 4, 8, 12 ou le, et chaque couleur y participait pour un quart Les courses de quatre, ou respectivement seixe chars, devaient être selon toute apparence, à cette époque, les plus rares et les plus difficiles, puisque Gutta, comme Diodes, ne remporta de cette façon qu'une seule de ses nombreuses victoires. Les courses ternaires, ou respective* ment de douze chars, étaient encore assez rares, fort goûtées et très*honorifiques aussi; celles, de deux, ou respectivement huit, et d'un, ou respectivement quatre chars, les plus usitées et les moins difficiles. Du temps de Dioclès, au contraire, ces dernières paraîtraient avoir été les plus estimées et les plus glorieuses, pour le vainqueur.

Des cotisations (coactiones) de tous les partis formaient l'enjeu, servaient à couvrir les frais et fournissaient aux récompenses, qui devaient être très-largement décernées à certains vainqueurs, ainsi que donnent à l'entendre ces vers de Martial (x, 74, 6) :

Cum Scorpus una quindecim graves hora Ferventis auri victor auferat saccos.

Une course avait-elle subi une interruption» ou était-elle restée indécise, il arrivait parfois aussi que, sur la demande du peuple, qui manifestait son désir en agitant ses vêtements ou des mouchoirs, on la recommençait. Le vainqueur, dans cette seconde épreuve, était qualifié

de revocaiua ou rmissus. Ou trouve une suite d^allusions à ces courses réitérées dans ce passage d'Ovide (Amor.f lu, 3, 73) :

Favimus ignavo. Sed enim revocate Quirites;

Et date jactatis undique signa togis.

En revocant

Jamque patent iterum reserato carcere postes

E?ocat admissis discolor agmen equis.

Nunc saitem supera, spatioque insurge patenti,

Sint mea, sint dominœ fac rata vota meœ. Sunt domin» rata vota meas : mea vota supersunt.

lUe tenet palmam, palma peteuda mihi est.

On faisait aussi, cela se comprend, particulièrement honneur aux cochers sortis vainqueurs d'une course de chevaux novices, c'est* à-dire n'ayant encore jamais couru (equorum anagonum).

Chaque cheval avait son nom ; «eux des deux attelages avec lesquels Gutta eut le plus de succès, s'appelaient Gemiuator, Silvain, Nitidus (Brillant) et Saxon ; Danaus, Océan, Victor et Yindex.

Les inscriptions de Dioclès et de Gutta, entre autres aussi celle d'un autre cocher 739 fois vainqueur, Marc-Aurèle Polynice (Henzen, 6170), mentionnent plusieurs classes de prix de 1,000, 15,000, 30,000, 40,000, d0,000 et 60,000 sesterces, parmi lesquels les grands prix étaient ceux qu'obtenaient les vainqueurs.

En ce qui concerne Dioclès, on a sur lui, indépendamment de l'inscription déjà mentionnée (Gruter, 337), provenant d'une pierre depuis longtemps perdue, une autre de date postérieure, ne pouvant toutefois guère remonter au-delà de l'an 150 de notre ère (Gruter, 76, 4), recueillie à Préneste, où ce cocher célèbre, ayant fait fortune, avait probablement fini par se retirer. 11 résulte de la plus ancienne des deux que Dioclès, après avoir débuté dans la carrière, encore trèsjeune, en 122, et couru d'abord pour les blancs, puis pour les bleus et les verts, s'attacha finalement au parti rouge, auquel il parait être resté fidèle.

On peut difficilement admettre, pour ces débuts^ un âge de moins de douze ou de plus de vingt-et-un ans.

L'année de la naissance de ce cocher célèbre devrait, d'après cela, varier entre 102 et 108 après Jésus-Christ.

Page 61^ à la note 4 :

Yoid les vers de Martial :

Sœpius ad palmam prasinus post fata Neronis Pervenit et Victor prœmia plura refert.

I nunc, livor edax, die te cessisse Neroni ; Vicit nimirum non Nero, sed prasinus.

Il est toutefois impossible d'admettre que Martial, dans cette épigramme, composée à la fin de Vannée 96 au plus tôt, ait voulu démontrer, en insistant ainsi sur le fait de la mort de Néron, que les victoires persistantes des verts ne devaient pas être attribuées à la partialité de cet empereur. Le poète a sans doute entendu parler de Domitien, que le peuple appelait probablement aussi Néron, après qu'il eut été assassiné comme le véritable Néron, et qui est d'ailleurs traité de Néron cbauve (calvus Nero) dans un vers de Juvénal (iv, 38).

Page 69, ligne 2i, après le point :

Cependant Galien^ présent à Rome à peu près vers la môme époque, cite l'intérêt pour les différentes couleurs des partis du cirque comme un exemple de Fempire des passions déraisonnables ^, et mentionne, en passant, que les gens du parti des bleus et de celui des verts se croyaient obligés de flairer le fumier des chevaux de course, pour mieux s'assurer des qualités digestives et nutritives des fourrages qu'on leur donnait*.

^ Galien, De ordine lUfrorum suorum, éd. de B&le., p. 369; éd. K., P. XIV, p. 53.

' Ibidem^ Méth. thérapeute iv, 6 ; éd. K, x, 478.

Page 81, ligue 2:

Indépendamment des grands 'prix décernés aux vainqueurs, on conférait aussi des seconds et troisièmes prix*.

« Voir Orelli, 2593 et Î594.

Page 84, lignes 6 et 7 :

Aux mots : « On entendait soudain craquer les verroux, » substituez ceux-ôi : « La corde de fermeture tombée. »

AU TOME DEUXIÈBfE. 9

Même page, ligne 9, au mot « l'hippodrome t», en note :

Après s*être avancés (les chars) jusqu'à une raie, qui formait la ligne de départ. Tel était, indubitablement, l'usage du temps de Gassiodore (Var.f m, 51]; mais l'époque à laquelle fut prise cette disposition est incertaine.

Page 91, à la note 4:

Ces spectacles de huit jours de Préneste, ainsi que ceux de six jours de Florence (Orelli, 686), n'étaient toutefois que des ludi, non des mutiera. Ceux-ci, à Préneste, ne duraient que cinq jours (Muratori, 616, 4).

Page 93, ligne 14 :

L*épitaphe d'un officier municipal du rang le plus élevé, à Peltuînum, porte à sa louange qu'il avait offert un jeu de gladiateurs de trois jours, avec quatre criminels*, dont l'exécution formait, partant, un complément de spectacle très-bien accueilli.

» /. iV., 4063.

Même page, ligne 18, après le point :

Le plus ancien témoignage de l'existence de la ville d'Arles est une marque de gladiateur, originaire de ce lieu^ de l'an 63 avant Jésus-Ghrist ; d'oîi il suit que les jeux de la gladiature y avaient trçuvé actfès dès lors, c'està-dire longtemps avant que la première mention de cette place apparaisse dans la littérature romaine (les écrits de Jules César).

Page 95, ligne 23 :

Il est probable que les tueries d'animaux virent tomber les obstacles à leur introduction, dans les pays belleniques^ surtout depuis qu'Adrien en avait ordonné une de mille bêtes au stade d'Athènes ^

1 Vie d^Adrien, ch. xix.

iO SUPPLÉMENT

Page 96, à la note 3 :

Favorinas écrivit un discours Onèp tûv (lovotiàxcav, ainsi que d'autres lia Ttp Xi^pcfi et OicàpTcôv poXavcîoiv (Pbilostrate, VUa sophist.y 491, 6, éd. Kayser), probablement pour montrer son art dans la défease de choses universellement condamnées. Il affectionnait ces mauvaises thèses ( materias ir^fames). Voir Aulu-Gelle, Nuits attiques^ tvu, 12. Libanius seul {de vUa lua, c. m) parle des gladiateurs avec une certaine admiration, peuUétre par esprit d'opposition, pour faire pièce aa 7x\e contraire des cbréliens.

Page 115, note 1, ligne 6, après le point : Lu musaico Massimi de Winckelmann est maintenant à Barcelone.

Page 126, à la note 1 :

D'après Ritschl, qui a, dans ses Tester x gladiatorlx des Rùma^ns^ dissertation publiée en 1864> péremptoirement tranché la question, c'étaient des médailles de bravoure. Spectatus doit ainsi se traduire par « éprouvé M.

Page 137^ après la ligne 13^ intercalez : au cirque

Page 142, ligne 23, après le point :

Au moyen &ge et dans les temps modernes, quelques exemplaires des animaux les plus rares, que Ton avait plus souvent l'occasion de voir à Rome, ainsi que d'animaux moins rares^ venus de temps à autre en Europe, ont fait, à diverses reprises, la plus grande sensation. Le moine de Saint-Gall, qui écrivit la vie de Gharlemagne, et Eginhard, dans ses Annales^ racontent que cet empereur reçut, en 801, de Haroun-al-Raschid, par l'ofjQce de son envoyé, le Juif Isaac, entre autres cadeaux, un éléphant et un singe, ainsi que d'un émir africain un ours de Numidie et un lion de la Mauritanie. Eginhard relate même le voyage de l'éléphant et mentionne la

AU TOHB DEUXIÈME. i\

mort de cet animal, qui mourut subitement, en l'an 817, dans le pays de Munster^ En Italie particulièrement*, la facilité du transport des ports méridionaux et orientaux de la Méditerranée, conjointement avec les conditions favorables du climat, permettait d'acheter ou de recevoir en cadeau, de sultans, les animaux du midi, dont les combats, entre eux et avec des chiens, servaient aussi, dans les grandes occasions, à Tamusement du peuple. Les villes et les princes surtout entretenaient volontiers des lions vivants, employés aussi, quelquefois, comme exécuteurs de condamnations politiques ; les Florentins, en outre, de trèsbonne heure, des léopards (dès l'an 1291). Vers la fin du quinzième siècle il y eut déjà, auprès des cours de plusieurs princes d'Italie, de véritables ménageries [serragli)^ regardées comme un luxe indispensable pour des personnes de leur rang ; celle de Naples, sous Ferrante, comprenait, entre autres, une girafe et un zèbre. Â Florence, on vit une girafe dès Tan 14S9; celle (déjà mentionnée au tome II, p. 142) dont le sultan dés Mamelouks, Kaytbey, fit présent à Laurent le Magnifique, et qu'Antonio Castazio décrivit en 1486, détermina Politien' à réunir toutes les données fournies, par les auteurs anciens, sur ce curieux animal. Du reste, déjà Âlfiert le Grand avait vu et décrit une girafe,, qu'un sultan d'Egypte avait envoyée à

> Monachi Gall., Gesta Karoli, 11, 8, etc. (Pertx, Monum,, H, 752).— Einhardi Annales (Pertz, Monum., l, 190) : Ipsius anni mense octobrio Isaao Judœus de Africa cum elefanto regressus portum Veneris intravit et, quia propter nives Alpes traiisire non potuit, Vercellis hie* mavit.

> Voir, pour ce qui suit, Burcktiardt, CtUture de la Renaissance, p. 288 à 290 (en aliem.)>

3 MiscelLy c. III.

i2 SUPPLÉMENT

Tempereur Frédéric II ; mais, depuis lors, on n'en revit plus en Europe, si ce n'est à Gonstantinople, jusqu'à l'arrivée de celle qui fut envoyée, en 1826, d'Alexandrie en France ^ Sébastien Munster a jugé digne d'une mention particulière, dans sa Cosmographie^^ qu'au 1*' mai de l'année 1513 on amena au roi de Portugal Emmanuel, de l'Inde à Lisbonne, un rhinocéros vivant, sans doute le même que ce prince envoya, la même année, en cadeau, avec un éléphant, au pape Léon X. C'est de ce rhinocéros qu'Albert Durer donna, d'après un mauvais croquis, le premier dessin très-imparfait, mais qui fut souvent reproduit. Depuis, il est venu plusieurs spécimens de rhinocéros en Europe, entre autres à Londres, dans les années 1689, 1739 et 174^1, un à Paris, en 1793, puis en 1816 un en Allemagne, oîi avait été pourtant aussi déjà montré celui de 1741, rhinocéros mentionné par Gellert, dans un de ses contes en vers les plus connus, et dont il s'est conservé une très-bonne gravure du temps, accompagnée d'une légende en quatre langues, de laquelle il résulte qu'on le prenait pour le Béhémoth du livre de Job (40, 10).

A ce qui a déjà été dit (tome II, p. 143) de l'hippopotame du jardin zoologique de Londres, débarqué dans cette ville le 25 mai 18S0, il faut ajouter :

Cet animal étant arrivé au Caire le 14 novembre 1849, y avait passé l'hiver. D'Alexandrie on le réexpédia sur un bateau à vapeur, construit spécialement à cet effet, et dans lequel on avaij; ménagé un bassin d'eau de la contenance de 400 gallons, dont on renouvelait l'eau tous

^MougeZy Mémùire sur les €miinaux promenés ou tués dans les cirques (Mém, de l'Institut, t. X, p. 417, etc.) et Oken, Histoire naturelie, VII, H, p. 1321-29 (eu allem.).

' B&le, 1578, p, MGGCL (éd. allem.}.

AU TOMB DEUXIÈME. i3

les jours. Deux vaches et dix chèvres ne pouvaient suffire à fournir le lait nécessaire à sa consommation quotidienne'.

[ * Dickens, HomeholdtoordSy 1, 1850, p. 445, etc.

Page 143, ligne 23, après le point:

N'oublions pas que ce sont précisément les espèces des grands animaux qui ont subi, dans l'espace de deux mille ans,, une réduction énorme, difficile à évaluer.

Page 144, ligne 14, au mot Europe, en note :

L'inventaire du jardin zoologique de Londres, à la date du 1*' janvier 1864, portait 567 quadrupèdes, 1,063 oiseaux et loo reptiles. Les animaux de l'amphithéâtre étaient presque exclusivement des quadrupèdes.

Même page, à la note 2 :

SoM dans vingt-six spectacles.

Page 145, ligne 3, au mot Galien, en note :

U mentionne plusieurs dissections d'éléphants. Le cœur fut extrait par les cuisiniers de Fempereur. Scribonius Largus, autre médecin, qui vécut sous les premiers empereurs^ s'était procuré pareillement une hyène (48, 171).

Même page, note 1, au lieu de :

xxxvi, 10, mettez : xxxvi, 40 (anecdote de Pasitèle).

Page 156, ligne 18 :

Substituez deux fois au mot buffle le mot taureau. Il n'y ^ avait pas, dans l'antiquité, de buffles en Italie.

Page 159, ligne 8 :

Quelle horreur que la curiosité des médecins, guettant l'occasion de ces affreuses blessures, pour observer les

i4 SUPPLÉMENT

parties internes du corps humain, mises à découvert par des plaies béantes ^ 1

* Galien, Deanaiom, administr.y HI, 5; éd. K., H, p. 385. — Voir aussi Gelse, prœf. (lib. I, p. i(f, éd. Targ.)* Les empiriques déclarent les dissections des vivants superflues : Interdum enim gladiatorem in arena» vel militent in acie, vel viatorem a latronibus exceptum sic vulnerari ut ejus interior aliqua pars aperiatur, et in alio alia.

Page 160^ ligne 13^ en note :

Voir Rucca, DeW uso de* soterranH anflteatrM dans les Mem, deiV Àcad. ErcoL, vol. VI» Naples, 1851. Cependant Fauteur paraît trop s'aventurer dans l'idée qu'il se fait de l'usage de ces souterrains, en admettant, par exemple, que tous les hommes et animaux surgissaient de trucs» à l'exception des essédaires, qui arrivaient sur des chars, et des andabates, gladiateurs combattant les yeux fermés, mais non à cheval, conune il se le figurait à tort.

Page 170^ à la note 1 :

C'est ainsi que les enfants jouent maintenant, en Andalousie, au taureau et au matador^ ou qu'on lés voyait autrefois, à Rome, jouer aux brigands et aux sbires. Voir Huber, Esquisses d'un voyage en Espagne, I, 217, etc., et Moritc, Voyagesd'un Allemand en ItalUt 1786-88, t. H, p. 203 (tous les deux en allemand).

Même page^ modifier ainsi le commencement de la note 3 :

Horace, Sat,^ u, 6^ 44 : nugas.

Hoc genus : hora quota est? Thrax est ga^lina Syro par? — Epitres, I, 18, 19 : ambigitur quidenim ? Castor sciât an Dolicbos plus. . •

« Page 178^ à la note 5 :

11 ne parait pas inutile d'appeler, à ce sujet, l'attention sur un opuscule intéressant) quoique non exempt d'erreurs, de l'architecte E. L. Tooco, ayant pour titre : Del velario e délie vêle negli anjlteatri, particolarménlb nèl anfileatro Flavio, 38 pages in-8», imprimé chez 6. Me* nicanti^ sans date. L'auteur y combat la thèse établie pat- H. Barbarus, ht illustrée par un dessin de Fontana (p. 8), d'après laquelle il faudrait admettre que les dalles percées de trous du bord supérieur du mur circulaire des théâtres et amphithéâtres aient pu servir à fixer des mâts. Il fait observer que le système de cordages appliqué à la tenture aurait exercé, sur toute la circonférence, une forte pression ^rs le centre, et

que les dalles, manquant de points d*appui extérieurs, eussent pu aisément, surtout par un vent fort, produire un enfoncement de la muraille dans ce sens; pour supporter des miâts, il eût fallu qu'elles fussent pratiquées à Tintérieur du mur circulaire, côté où le rebord de la muraille eût servi d*appui (p. 17, etc.)* La véritable destination des dalles percées de trous était, selon lui, de servir de supports à un étage supérieur, construit en bois (p. 19). Le calcul de Tespace qu'il faut pour ménager au public, dans Tintérieur, 87,000 places, où il pût s'asseoir, suffit déjà pour rendre vraisemblable Texistence de cet étage en bois (p. 21). CTest dans ce sens que l'auteur interprète le passage suivant de rinscription connue des Ârvales :Mffinianosummo in ligneis tab. un (p. 24). Les grands incendies de Tamphithéàtre, particulièrement le rapport de Dion Gassius (lxxviii, 25), font aussi supposer qu'il y avait tout un étage en bois. Tocco admet que le point d'appui principal et indispensable du velarium était un grand mât, fixé-au milieu de l'arène, en se laissant influencer, il est vrai, par la figure qui représente le prétendu amphithéâtre de Doué, en Poitou, dans Lipsius {de amphilh.^ c. yi), lequel, comme on l'a reconnu depuis, ne fut jamais un amphithéâtre (p. 30, etc.). Cependant, l'architecte Guilari a également prêté à un creux, qui se trouve s^u milieu de l'amphithéâtre de Vérone, la destinnation de recevoir un màt, pour le même but (p. 32, etc*). De plus^ un savant anglais, Banks, doit avoir assuré, après l'exploration de soixantedix-neuf amphithéâtres antiques, que partout où l'on peut atteindre au parquet antique, on retrouve la même dépression au milieu (p. 34)« Avec une construction comme celle de Fontana, on ne pourrait s'expliquer comment Commode eût pu faire charger le peuple par les soldats de la flotte, affectés à la manœuvre des voiles (voyez la Vie de cet empereur, ch. viii), et la survenanoe d'une tempête n'eût pas manqué d*exercer les plus grands ravages (p. 38). Le velarium, d'après Toeco, devait avoir la forme d'un grand pavillon intérieur (p. 36).

Page 180^ ligne 1, passage à modifier dans ce sens :

L'édit rendu, le 1**' octobre 326, à Béryte, par Gonslantin, ne saurait être, d'après Mommsen, considéré comme une défense formelle des spectacles de Tarène ; car, dans un rescrit postérieur du même prince, adresse à la ville d'Hispellum (Spello), il permet, sur la demande de celle-ci, a«ix prêtres de l'Ombrie de donner, désormais, dans cette ville leurs jeux scéniques et de gladiature^

tandis que les prêtres de la Toscane doivent, d'après ses ordres, continuer à donner leurs spectacles à Volsinies, comme par le passé.

Page 184, lignë-.6^ en note :

Oa lit dans la G€aetie d'Augsbourg (n? du 10 décembre 1864) : Une foule de curieux se réunissent maintenant tous les jours an Goliaée, pour suivre les fouilles d'un nommé Testa, qui, sur rautorité d'un vieux parchemin, tient pour certain qu*il y trouv.era un immense trésor, dont l'inventaire est spécifié sur ledit parchemin.

Page 200^ ligne 10 :

, Élien ^ ne crut pouvoir mieux caractériser l'effronterie d'une courtisane de Tespèce la plus vulgaire, dans les manières et les gestes, qu'en l'appelant plus éhontée qu'une mime.

1 Dans Suidasy au mot xaOYii&aÇiuiUvo;.

' M^e page^ ligne 17 :

Du reste, les représentations de nudités complètes n'étaient .pas. inouïes, mém^.au quinzième siècle et au sei- 2ième encore, dans les occasions de grande fête, ni sur la scène, ni ailleurs. Louis XI faisant son entrée à Paris, en 1461, fut reçu par les plus belles filles de la ville, qui le complimentèrent, entièrement nues, en récitant des poésies. Parmi les spectacles représentés à Lille, en 1468, devant Charles le Téméraire, figurait aussi le Jugement de Paris ^ dans lequel les trois déesses parurei\t aussi toutes nues, conformément h la donnée mythologique. Albert Durer encore rapporta du voyage qu'il fit dans les Pays-Bas, en 1520, le souvenir de choses semblables, qu'il avait vues de ses propres yeux. Le magistrat d'Anvers, écrit-il à son ami Mélanchthon, avait arrangé, lors

de rentrée de Gharles-Quiut, sur son passage dans la rue, toutes sortes de spectacles, où figurèrent les plus belles et plus nobles demoiselles de la ville, presque toutes nuesj sans chemise, couvertes seulement de robes de gaze trèsfine. Le jeune empereur, très-sérieux, ne regarda pas de leur côté, mais Durer avoue que pour lui, en sa qualité de peintre, il ne se fit pas faute de les contempler religieusement. Voir Falke, Costumes et modes allemandes, 1,278 (en allem.).

Page 211^ à la note 1 :

On trouve, dans Philostrate (Vies des sophistes, ], 25, 3; cd. K.i p. 229), un témoignage non équivoque du fait de la représentation vraiment dramatique de tragédies à Smyrne» sous le règne d'Ântonin le Pieux.

Page 212, à la note 1 :

On retrouve des exemples de ce singulier expédient, encore à la fin du seizième siècle, dans ÏAnfiparnciSso d*Horace Bechi (1&97), comme dans le Ballo délie ingrate de Monteverde. Le fait que Gœthe osa, une fois, tenter quelque chose de semblable, sur la scène de Weimar, est digne de remarque pour sa manière de comprendre une représentation de théâtre. La circonstance qull fut obligé, dans ce casy de faire de nécessité vertu, n*y change rien.

Page 213, à la note 3:

D*après le Pseudolucien {Néron, ch. ix), Néron aurait fait égorger, aux jeux isthmiques, le tragédien Ëpirote, qu'il détestait comme un rival, de la main de ses propres acteurs, chaussés du cothurne, c'est-à-dire en costume. 11 est naturel que Néron emmenât toujours plusieurs acteurs avec lui; cependant, il n'est guère démontré avec certitude, par cet acte de violence, qu'il pût y avoir plusieurs acteurs en scène, jouant conjointement à côté du chanteur.

Page 218, ligne 3, après le point ;

La pantomime de Didon, également d'après Virgile,

SuPPLàMBlfT. b

iH .SUPPLÉMENT

était encore fort goûtée, sur la scène, du temps deMacrobe * .

^ Saturnales^ xvii, 15. Il dit, à ce sujet, qae Thistoire de Oidoo a été si admirablement traitée par le poète de Mantoue, qu'elle ne forme pas seulement un objet d'imitation pour les sculpteurs, les peintres et les artistes en tapisserie, mais est aussi célébrée « histrionum perpetuiset gestibus et cantibus. » •

Page 222^ à la aote 2 :

Voir anssi ces vers de Manilius (V, 479) :

Hic dexter tamen actor erit, nu ne voce poetis Nunc tacito gestu

Puis (vers 484 à 486) :

Omnis fortunes voltum per membra reducet i£quabitque cboros gestu, cogetque yidere Praesentem Trojam Priamumque aote ora cadentem.

Même page> ligne, 21 :

C'est assez dire que cette manière de jouer ne pouvait être qu'exceptionnelle.

Page 223, ligne 7 :

Du reste» on connaissait aussi, du temps d^Augusté, des scènes de pantomime, dans lesquelles paraissaient deux acteurs, remplissant chacun un rôle à part; maison ignore s'il se jouait également de ces scènes au thé&tre ^ ; dans aucun cas, du moins, elles ne paraissent s'y être maintenues, car il n'en est plus jamais fait mention postérieurement.

> Quintilicn, VI, 3, 65 : Nam et linitione auftus est Augustus de pantomimis duobus, qui alternis gestibus contendebant^ cum eorom alterum saltatorem dixit, alterum interpellatorem.

Même page^ au commencement de la note 5 :

Sénèque, Spist.^ 121, 6 : Mirari solemuB saltandi peritos, quod in omnem signiGcationem reram et affectuum parata illorum est manus et verborum velocitatem gestus adseqaitur.

Page 225, ligne 16:

Des danseurs efféminés, s'écrie un auteur chrétien \ inspirent la passion qu'ils simulent ; ils déshonorent vos dieux en les faisant paraître obscènes, soupirant, remplis de haine ; en jouant la douleur, ils vous arrachent des larmesy^au moyen de gestes et de signes qui ne sont qu'une vaine simagrée. '

* MInucius Félix, Octavius, 37, 12.

Page 226, ligne 3, après le point :

À Ântioche, on cria à un petit danseur qui avait pris le rôle d'Hector : Nous voyons bien Astyanax, mais Heptor où est-il? Â un acteur très-long qui s'apprêtait, dans celui de Gapanée, à escalader le mur de Thèbes : Enjambez-le donc, pas besoin d'échelle pour cela I A un gros homme essayant de 'sauter : Ne défoncez pas la scène !. A un très*maigre : Tâchez de mieux vous porter 1 — Puis aux' mots : « Une riche chevelure naturelle, » ajoutez : (c tombant en boucles, » . « • . i ; . « . .

Page 227i avant la note 1 :

Les jeunes hommes que la direction de leur esprit portait au sérieux, évitaient de voir ces pièces (les pantomimes) * . *

* Voici le texte du passage de Pline le Jeune : Vizit in contuberoio aviœ delicatiB severissime, ettamen obsequentissime. Habe|>at il la pantomimos, favebatque effusius quam principi femin» convenit. UoS Quadratus non in theatro, non demi speclabat, nec illa exigebat. . . . quod mihi non amore ejus magis facere quam reverentia videbatur.

Page 234^ ligne 12 :

Dès les derniers temps de la république, ce dilettantisme avait fait de tels progrès qu'il attira des sarcasmes, même sur des hommes aussi distingués par leur naissance que par leur haute position, non-seulement à raison de leur passion pour la danse, mais encore à raison de leur talent de danseurs. Tels furent deux amis de Cicérou, M. Gélius Rufuset P. Licinius Grassus, fils du triumyir, et, parmi ses adversaires, A. Gabinius^ consul en S8, dont la maison, dit-il, retentissait continuellement de chants et du bruit des cymbales, et qui s'oubliait jusqu'à, danser luimême en déshabillé, devant ses convives ^ Il parait même que les partisans de Gatilina se gaudissaient à danser tout nus*. L. Afranius aussi, consul en 60, fut, parait-il, meilleur danseur qu'homme d'État \

Le développement auquel arriva la pantomime, comme art spécial, et la faveur qu'elle gagna promptement, durent grossir le noinbre des amateurs qui s'y appliquèrent, comme exécutants.

' Cicéron,i/t Pisonem^ 10, 22; voir aussi 8, 18 ;pro Pkmelo, 35, 87; p. red. insenatu, 6, 13; pro domo, 23, 60; pais Macrobe, Satum., III,

14, 45 : adiciam tribus nobilissimis civibas non modo stadium

saltandi sed eliam, si dis placet, peritiam qua gloriarentur fuisse, Gabiaio coDsulari Ciceronis inimico, quod ai Cicero non dissimulanter objecity et M. Cœlio noto in turl)as viro, quem idem Gicero défendit, et Licinio Grasso, Grassi ejus qui apud Partbos exstinctus est, filio.

' Cicéron, CatUln,, II, 10, 23 : Nudi in conviviis saltare didioerunt

* Dion Cassius, XXXVIL 49.

Page 237, note 2 :

Kotzebue, dans ses Souvenirs d'un voyage à Rome et à ?faples (1805, en allemOi rapporte, d'après un édit de théâtre, alors annuellemeot publié à Rome, mais non appliqué, il est vrai, que ies chanteurs et les danseurs devaient être soumis à des peines corporelles» quand ils of*

AU TOME DEUXIÈME. 2i

fensaient les bonnes mœurs, répétaient un air ou une danse à la demande du public, sans la permission expresse de l'autorité, ou se querellaient entre eux (III, 235).

Page 243^ ligne 21 :

Héliogabale, enfin, fit d'un pantomime le gouverneur militaire de Rome\

* Vita Elagabalif c, xii.

Page 252, ligne 13, après le point :

Ces spectacles, institués eh commémoration du salut de César ^ et consacrés à Apollon d'Âctium, furent désor* mais ordonnés périodiquement, de quatre en quatre ans, par les consuls et les quatre grands collèges de prêtres, tour à tour ; cependant ils ne paraissent pas avoir survécu à Auguste, dans la capitale, où la dernière mention qui en soit parvenue jusqu'à nous se rapporte à Tan de Rome 762 *. On sait de la première de ces fêtes, de l'année 726, que .

i Suivant l'expression d'Auguste lui-même. Une monnaie de Tannée 738 offre d'un côté un prêtre sacrificateur avec la légende « pro valetudine Gsesaris s. p. q. R.; » sur le revers, un Apollon sacrifiant de même, avec les mots : • ApoUini Actio. » Mommsen en a conclu avec raison que les « ludi pro salute divi Augusti votivi » (de Tannée 762) que mentionne Pline TAncien (Hist. natur., VU, 158), appartiennent à cette période. Il n'est pas précisément établi par des témoignages certains, mais pourtant vraisemblable, d'après la nature de ces fêtes et deux passages de Dion Cassius (LUI, 1, et LIV, 19), que les jeux de la période romaine étaient appelés ludi iicflaci, et «Actiacis » est une dénomination préférable, sans doute, à «Asticis» dans Suétone (ri&ére,ch. vi), forme certainement corrompue. Que des ludi astici aient été célébrés à Syracuse, comme le dit le même auteur {Caligula^ ch. xx), cela est possible, mais ne rend pas plus admissible Temploi de la même dénomination lorsqu'il s'agit de jeux donnés à Rome.

' Le fait rapporté par Tacite (Annales^ XVy 23) qu'un « certamen ad exemplar Actiacœ religionis » fut décrété pour les couches de Poppce,

La suite du passage est à modifier conformément au sens des lignes ci-dessus.

en 63, n'est pas plus concluant pour la persistance ultérieure de ces spectadest à Romei que plusieurs autres passages, tous relatifo aux jeux actiaques de Nic^polis. Ce que Suétone rapporte, dans la vie de CaH-

guUi (ch. xxiii), en ces, termes : Àctiacas Siculasque victorias vêtait

solemnibus feriis celebrari, 8*appUque aux fêtes célébrées dans les proYinoeSy où Tusage s*en maintint, nonobstant cette défense.

Page 253). après la ligne 2 :

Le peuple ayant demandé un pugilat, à une fête ordonnée par les pontifes, Auguste le remit à la matinée du lendemain, et défendit en même temps aux femmes, qu'il voulait tenir éloignées de tous les jeux d'athlètes, de pa» rattre au spectacle avant la cinquième heure. (Remanie* ment de la première partie de la note 1 , au bas de la page susdite, et suppression, dans le texte, des quatre lignes suivantes et du commencement de la ligne 7, jusqu'à la fin de la phrase.)

Page 262, après la ligne 16 :

Au temps de Néron, la gymnastique était, selon toute apparence, déjà très-répandue chez les Romains, et il ne doit pas nous étonner qu'elle fût connue, môme plus tôt, de certains d'entre- eux. Gelse déjà crut devoir se déclarer contre l'usage qu'on en faisait \ Lucain aussi, au temps

' Celse, 1, 1 : Sanus homo.... nuliis obligare se legibus débet) ac neque medico, neque iatralipta egere.... Sed ut hujus generis exercitationes cibique necessarii suntt sic athietici supervacui; puis I, 2 : Ac ne bis quidem (exercitaUonibus) atbletarum exemple vel certa esse Icx vel immodicus labor débet. — Le mot iatraliptaf médecin qui traité par la gymnastique, parait employé pour la première fois dans ce passage de Celse. Trimalcion (dans Pétrone, cb. xxyui) se fait déjà accompagner au bain par trois iatraliptes.

AU TOME PEITIIÈME. 23

de sa disgrftce et de son opposition à la cour de Néron, a donné une expression véhémente au même sentiment, en qualifiant d'énervée, par l'habitude de muser sur l'arène des lutteurs, et de propre à peine à porter les armes, la jeunesse recrutée, pour l'armée, dans les gymnases grecs :

Graiis délecta juventus

Gymnasiis aderit, studioque igoava palœstrœ

Et vix arma ferons.

Pharsale, VU, 270.

Martial demande, une fois, pourquoi Ton dissipe la force des bras, dans le maniement stupide des haltères, lorsque bêcher une vigne constitue un exercice bien meilleur, pour des hommes :

Quid pereunt stulto fortes haltère lacerti ? Exercet melius vinea fossa viros.

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