‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des AntoninsChapitre 129 sur 218 · LIVRE IX. LES BEAUX-ARTS DANS i/EMPlRE ROMAIN · texte numérisé non relu

LIVRE IX. LES BEAUX-ARTS DANS i/EMPlRE ROMAIN

qu'il existait pareillement des statues de ce prince dans les autres grandes villes de l'empire, dès avant qu'il en fût devenu le chef 1 . Après la mort d'Élius Vérus, qui avait été destiné au trône, Adrien lui fit ériger des temples, dans quelques villes, et des statues colossales, dans tout l'empire 1 . L'image du bel Antinous a, comme on sait, occupé la peinture et la sculpture dans les provinces les plus diverses, sinon dans toutes.

Les plus hauts fonctionnaires, ceux qui tenaienten mains les rênes du gouvernement, furent aussi honorés de monuments dans tout l'empire, à l'instar des empereurs euxmêmes, surtout, comme il va sans dire, quand ils étaient les favoris déclarés du maître. A l'époque où Séjan était à l'apogée de son pouvoir, le sénat et l'ordre équestre, les tribus et les plus grands personnages de Rome, lui firent élever à l'envi tant de statues que personne, suivant l'expression de Dion Cassius 8 , n'aurait pu en dire le nombre, notamment depuis que Tibère lui avait fait ériger, sur une résolution du sénat, une statue en pied de bronze, au théâtre de Pompée*. On plaçait généralement l'une à côté de l'autre les images et les statues de l'empereur et de son alter ego*, même dans les camps (mais peut-être là les premières seulement figuraient-elles sur les insignes militaires), ceux de l'armée de Syrie seule exceptés 6 ; et Tibère permit que les images de son favori fussent honorées sur les places de rassemblement des légions comme

1 Suétone, Tibère, ch. xm.

» Histoire Auguste, Élius Vérus, ch. vu.

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