‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des AntoninsChapitre 39 sur 218 · VIII, 10; IV · texte numérisé non relu

VIII, 10; IV

5 Polack, la Perse, 1, 163.

pire 1 . Ordinairement, la fourpre n'était employée que sous forme de bandes et de rubans à galonner, festonner, garnir, border ou franger. Jules César déjà restreignit l'usage des vêtements de pourpre seule à certaines personnes et à certains jours* ; Auguste ne le permit qu'aux sénateurs en charge*; Tibère chercha à imprimer, par son exemple, une nouvelle force à cette défense, souvent transgressée \ Néron alla jusqu'à prohiber la vente de la pourpre tyrienne et de la pourpre améthyste 8 ; mais il faut, ainsi qu'il appert d'un passage cité plus haut de Martial, qu'elle ait été de nouveau permise sous Domitien, probablement même dès avant ce règne. Marc-Aurèle et Pertinax firent vendre à l'enchère publique les garde-robes impériales, indubitablement riches en vêtements de pourpre 6 .

Le luxe de pourpre de l'antiquité romaine ne supporte pas non plus la comparaison avec le luxe d'habits des temps modernes. Un Anglais du temps de la reine Elisabeth rapporte, comme une chose très-ordinaire, que le produit de la vente de mille troncs de chêne et de cent têtes de bœufs passât dans un costume, ou qu'un fou entiché de la mode se mît sur le corps le prix de tout un domaine. Vers la fin du seizième siècle, on renchérit encore beaucoup, dans l'habillement, sur le luxe des étoffes par celui des garnitures en application de dentelles, broderies et galons d'or, perles et joyaux, ce qui eut pour effet de rendre

• W. A. Schmidt, Explorations sur le domaine de l'antiquité, p. 157, etc. (en allem.).

2 Suétone, César, en. xlhi.

? Dion Cassius, XLIX, 16.

• Ibidem, LV1I, 13.

5 Suétone, Néron, ch. xxxii.

• Schmidt, ibidem, p. 175. — Marcus Antoninus, 17. — Pertinax, ch. VII

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