‹ Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du monde, d'après des documents and authentiques et les voyages des plus récents (volume 3)Chapitre 118 sur 146 · JEUNE FILLE DE SALERNE · texte numérisé non relu

JEUNE FILLE DE SALERNE

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distance aux branches des arbres annoncent le châtiment qu’on leur réserve, mais ne les effrayent point. Une physionomie particulière fait remarquer cette partie des Apennins : au mois de juin, le sommet des montagnes est couvert de longues bandes de neige, auxquelles Les rayons du soleil prêtent des reflets argentés, tandis que dans les vallées, des paysans, qui ne les habitent point parce qu’elles sont fiévreuses, récoltent les cerises et s'occupent des autres travaux champêtres. Une danse assez singulière est . leur principal délassement , à l’époque de la moisson; huit moissonneurs forment un cercle, s’entrelacent les bras, et huit jeunes filles, s’élançant sur leurs épaules, s’y maintiennent pendant qu’au son de la flûte champêtre (sampagna), ces couples dansent, courent et font mille évolutions en passant tour à tour sous Les bras des danseurs; après quoi chaque jeune fille vient danser et chanter au milieu du rond , afin de mériter la gerbe de blé qui est la récompense de ses talents naturels. À un signal donné, toutes les mains se désunissent, et chaque moissonneur reçoit dans ses bras celle qu’il portait sur son dos. L’extérieur robuste des danseurs et la légèreté des danseuses, l'élégante bigarrure des vêtements de celles-ci (deux pièces d’étoffe, l’une rouge et l’autre verte, leur ceignent la taille, une longue épingle d'argent retient leurs longs cheveux noirs), contribuent à donner à cette danse quelque chosede bizarre. |

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