ÉTATS EN DEHORS DE LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE
Les États de la monarchie prussienne qui doivent être regardés comme États non germaniques sont : la Prusse orientale, la Prusse occidentale et le grand-duché de Posen.
La PRUSSE ORIENTALE (autrefois Prusse ducale) comprend deux régences : Konigsberg et Gumbinnen. L'élève des chevaux et des bestiaux, ainsi que diverses branches d’industrie , enrichissent cette province.
La PRUSSE OCCIDENTALE (jadis Prusse royale) est partagée en deux régences : Dantzig, et Marienwerder.
Nous aurons encore recours à Malte-Brun pour obtenir quelques détails sur les peuples répandus dans ces deux provinces.
« Les habitants de la Prusse royale et de la Prusse orientale se composent aujourd'hui de seigneurs, de simples nobles, de possesseurs de terres libres sous le droit de culm, de bourgeois avec des priviléges plus ou moins étendus, et de paysans, touslibres de leur personne, et propriétaires du sol, depuis la loi du 41 septembre 1811, mais soumis à diverses redevances et corvées envers les possesseurs de terres nobles, à l’exception des cultivateurs de werders et des habitants de colônies nouvelles. Il est, dans les werders, des paysans très-riches, qui commencent à élever leurs enfants avec soin, et qui ne se refusent ni le vin, ni le café, ni les habits de bon drap; la civilisation de cette classe serait très-avancée sans la dernière guerre.
> À l’autre extrémité du pays, les paysans dits lithuaniens, mais qui au fond sont les descendants des anciens Pruczi, conservent avec leur idiome un reste de paresse et d’ignorance routinière; ils fabriquent cependant eux-mêmes l’étoffe épaisse dont ils s’habillent. Ces Lithuaniens portent une écharpe colorée, appelée margin, et roulée autour des hanches. Les Koures, qui vivent en pêcheurs sur les bords du Haff, mettent le margin sur les épaules; leurs femmes portent des bottes et des bonnets d'hommes. Une ceinture en argent ou en fer-blanc, chargée d’un grand nombre de clefs, est l'orgueil des femmes ménagères. Ces peuplades mériteraient le coup d'œil d’un observateur, et peut-être existe-t-il sur elles des renseignements dans les magasins allemands ; mais, privés de secours, nous nous bornons à faire remarquer que le margin des Prussiens-Lithuaniens semble être le plaid des Écossais montagnards, circonstance qui offrirait un rapprochement inattendu dans l’assertion singulière de Tacite, qui attribue aux anciens Æstyi l'usage de la « langue britannique. »
» La noblesse comprend quelques descendants des anciens chevaliers teutoniques qui, renonçant à leurs vœux monastiques, ont formé les nœuds du mariage. D’autres familles sont arrivées plus tard du nord de l’Allemagne. Ils conservent un air de commandement , une dignité de manières que tempère aujourd’hui l'usage du monde. On y reconnaît quelques traits de la noblesse livonienne ; leur fierté aristocratique , adoucie par des sentiments philanthropiques. Les richesses de la noblesse prussienne sont trèsmodérées ; il n’y a pas une terre de la valeur d’un million de francs.
» Les bourgeois diffèrent, selon la grandeur des villes et selon l'origine plus ou moins purement allemande ou mêlée de sang polonais et wende. Memel, Konigsberg, Elbing, Dantzig, Thorn, conservent le Ste de traces de leur ancienne liberté comme villes hanséatiques.
Abstraction faite du grand-duché de Luxembourg, la position astronomique de la Hollande est : Longitude orientale entre 10 et 4° 48’; lalitude entre 51° et 53°.
Ce pays confine : au nord à la mer du Nord; à l’est à la confédération germanique (Hanovre, provinces de Westphalie et du Rhin); au sud à la Belgique; à l’ouest à la mer du Nord.
La Hollande est politiquement divisée en dix provinces, subdivisées en districts et en cantons. Le tableau suivant présente les divisions principales. |