‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 130 sur 395 · NECKERA PENNATA · texte numérisé non relu

NECKERA PENNATA

Fleurs mäles : fol. ovales-acuminées, énerves; anthéridies oblongues, assez grandes; paraphyses grêles, plus longues. — Avril-mai. Fructifie rarement.

A la base des troncs d’arbres, surtout de hêtres, et aussi des rochers dans les forêts, les ruines, les vallons encaissés, etc. — Très répandu dans les collines et les montagnes moyennes, sur tous les terrains,

B. Capsule subsessile, cachée dans linvolucre. Fleurs monoïques. (E. 158.)

138. Neckera pennata Hedw. Musc. frond. III, p. 47; Bryol. eur. t. 440; Sch. Flor. G. et G. exæsicce. n° 1176; Stirp. n° 146; Fontinalis pennata Linn.

Tige allongée, raide, dénudée à la base, couchée, divisée en plusieurs branches garnies de quelques rameaux courts étalés, très imparfaitement pennées ; long. 6—10 centim.; touffes lâches, déprimées, d’un vert jaunâtre. Feuilles aplanies, ovalescultriformes, plus convexes par le bord extérieur, aiguës, apiculées, très superficiellement denticulées; une nervure simple ou bifurquée, courte, très mince, ou même pas de nervure; long. 2 172 millim., larg. 1 millim. A l’état sec elles sont un peu ridées et crépues, mais presque lisses à l’état humide. Quelques cellules courtes, subrectangulaires à la base, les autres linéairesobtuses, flexueuses, 6—10 fois aussi 1. q. 1. Les extrémités des cellules sont légèrement saillantes, de manière à rendre la surface des feuilles un peu papilleuse. Fleurs femelles nombreuses, espacées ou rapprochées, souvent unilatérales ; 12—15 fol. ; les externes courtes, les moyennes et les supérieures engainantes, acuminées, légèrement denticulées, énerves; 3—6 archégones ; paraphyses un peu plus longues, abondantes. Vaginule très courte. Pédicelle très court (172 millim.). Capsule immergée dans l’involucre, dressée, oblongue, légèrement plissée à la fin, assez pâle, bordée de rouge à orifice qui est un peu rétréci ; long. 2 millim., diam. ni 174 millim. Opercule petit, conique, déprimé, terminé par un bec court. Dents du péristome pâles, lancéolées, puis linéaires-allongées, lamellifères, entières ou un peu ouvertes le long de la ligne dorsale; membrane interne extrêmement réduite, fugace ; à peine quelques traces de lanières. Fleurs mâles nombreuses, au-dessous des fleurs femelles, assez grandes, pédicellées; environ 15 fol.; les externes courtes et obtuses, les moyennes largement ovales- -acuminées, légèrement nerviées, les intimes très élargies, apiculées, énerves, “plus courtes; 8—10 anthéridies épaisses, brièvement

949 8 GENRE : PTEROGONIUM.

oblongues; paraphyses filiformes, nombreuses, molles, plus longues. — Février-avril.

R. Troncs de hêtres, dans les forêts des montagnes inférieures. Bruyères (Mougeot); Basses-Vosges : Kirkel, Bitche, Mutterhausen, Sturzelbronn, Haspelscheidt, Eppenbronn (F. Schultz); également rare dans le Jura, à l’Ecluse, près de Neufchäâtel (Godet), Combes de Valanvron, près de la Chaux-de-Fonds (Junod), Bugey (Debat). — Var (Gérard), Aude (Roumeguère), Tarn (M.-D. J.), Oise (Graves), forêt de Fontainebleau (Ghevallier).

8° Genre : Pterogonium Swartz; Hook. et Tayl. Wils. Bryol. brit. p. 320.

Capsule longuement pédicellée. Pédicelle droit. Péristome externe peu solide, pâle, fugace. Dents lancéolées-acuminées, entières. Membrane basilaire très courte. 16 lanières en forme de cils, courtes, fugaces. Tiges et rameaux procombants, cylindriques, julacés. Feuilles exactement imbriquées en tous sens, nue d'un tissu à cellules très courtes, lisses ou papileuses.

139. Pterogonium filiforme Schwægr. Suppl. 1, p. 1, p. 100; Stirp. n° 210; Pterygynandrum filiforme Hedw. Spec. Musc.; Bryol. eur. t. 460.

Tige grêle, couchée, radiculeuse, à la fin dénudée, émettant des branches nombreuses, arquées, procombantes, légèrement renflées, cylindriques, atténuées ou obtuses à l'extrémité, garnies de 2—4 rameaux arqués, simples ou divisés à leur tour, aussi atténués ou obtus; long. de la tige 2 —3 centim.; tapis élégants, très fournis, étendus, étroitement appliqués, d’un beau vert clair brillant, passant au jaune plus ou moins vif. Feuilles caulinaires petites, hyalines, lâchement imbriquées, ovales, longuement acuminées ; nervure très courte. Feuilles moyennes des branches et des rameaux étroitement imbriquées à l’état sec, légèrement étalées, un peu homotropes à l’état humide, obovées, contractées au-dessus de la base, brusquement aiguës ou apiculées au sommet, très concaves, révolutées aux bords inférieurement, denticulées sur le contour du tiers supérieur; une nervure simple, prolongée souvent jusqu'aux trois quarts ou bifurquée et courte; long. 374 millim., larg. 173 millim.; cellules carrées sur une bande étroite, aux bords à la base; les autres linéaires-obtuses, un peu flexueuses, 6 fois aussi L. q. L.; celles du sommet 3 fois seulement, à parois épaisses, molles, fortement papilleuses par leur saillie aux extrémités, surtout à la face dorsale. Sur le contour des tapis, les branches et les

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