‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 131 sur 395 · PTEROGONIUM FILIFORME · texte numérisé non relu

PTEROGONIUM FILIFORME

rameaux sont très atténués, effilés. Les feuilles, à ce point, sont oblongues, plus étroites, aiguës, denticulées jusqu’au-dessous du milieu, à peine révolutées à la base; la nervure est très courte. Fol. intimes de l’involucre allongées, oblongues, engainantes, brièvement acuminées, légèrement plissées, munies d’une nervure allongée ; 10—15 archégones ; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule petite, oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, tordu à gauche inférieurement et à droite au sommet; long. 15—20 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, munie d’un col peu distinct, jaunâtre, à la fin plissée, rugueuse; long. 2—3 millim., diam. 374—1 millim. Opercule conjque, obliquement acuminé. Péristome : dents hyalines, linéaires, molles, irrégulières, courtes ; membrane basilaire presque nulle; lanières rudimentaires, irrégulières, simples ou divisées, n’atteignant que le tiers des dents. Fleurs mâles sur une plante distincte ; fol. 8—10 , ovales-orbiculaires, brièvement et finement acuminées, énerves ; 4—6 anthéridies médiocres, oblongues, renflées. Paraphyses plus longues. — Juin-juillet-août.

b. heteropterum Sch.; Pterygyn. heteropterum Brid. (ex parte tantum). — Plante plus robuste. Rameaux courts, ren- Îlés, obtus, arqués, moins déprimés. Feuilles obovées, arrondies au sommet, brièvement apiculées, munies d’une nervure bifurquée très courte, imbriquées, plus ou moins homotropes.

Plante d’un beau vert frais.

c. filescens N. Boul. — Plante tres gréle. Branches et ra- -meaux très effilés, allongés, déprimés. Feuilles oblongues, insensiblement rétrécies, aiguës ou acuminées. Tapis déprimés, d'un vert terne ou jaunâtre pâle.

Troncs d'arbres, surtout de hêtres, dans les bois et sur les rochers élevés; commun dans la région montagneuse supérieure des Vosges et du Jura; se retrouve, çà et là, dans les montagnes inférieures jusque dans la plaine, par exemple, forêts de Sarrebourg, de Saint- Gorgon, près de Rambervillers (B.), de Sarrebrück (Winter); la var. b. sur les pierres humides, près des ruisseaux et des cascades, çà et là dans les montagnes des Vosges; c’est, sans doute, la même plante que Lesquereux indique comme v. majus, sur les granites roulés de Noiraigues ; la var, c. dans les cavités sèches et ombragées des rochers, dans les Vosges supérieures, forme stérile.

140. Pterogonium gracile Sw. Disp. Musc.; Bryol. eur. t. 467; Stirp. n° 817 ; Hypnum gracile Linn.

Tige primaire stoloniforme, très grèle, très radiculeuse, gar-

344 92 GENRE : ANOMODON.

nie de fol. espacées squamiformes, ovales, acuminées (acumen étalé), munies, comme les autres, de deux nervures, mais très courtes. Cette tige émet çà et là des branches robustes, d’abord simples et dressées, puis très ramifiées; rameaux rapprochés, cylindriques, obtus, fortement courbés homotropes; ils s’enracinent et deviennent stoloniformes au contact du sol. Touffes assez élevées, peu étendues, raides, d’un vert olivâtre ou jaunâtre à la surface, brunes à l’intérieur: long. 3—4 centim. Feuilles moyennes des rameaux largement ovales-aigquës ou brièvement acuminées, assez fortement dentées sur le contour du tiers supérieur, très concaves, exactement imbriquées à l’état sec, fortement étalées par l’action de l'humidité; une nervure large et mince, bientôt bifurquée, atteignant le milieu de la feuille ; long. 1 174 millim., larg. 894 millim. Tissu lisse, épais; cellules basilaires externes petites, arrondies, ponctiformes, près de la nervure; les moyennes sont allongées, oblongues, subobtuses, 6—8 fois aussi L. q. L.; sur le contour, elles sont rhomboïdales, à angles émoussés, disposées obliquement en séries longitudinales. Fol. intimes de l’involucre allongées, aux 3/4 engaînantes, finement acuminées, sinuolées à la base de l'acumen, munies de 2—3 nervures très minces, allongées ; 6— 8 archégones; paraphyses. médiocres, très nombreuses. - Vaginule épaisse, oblongue, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle tordu à gauche; long. 10—15 millim. Capsule subcylindrique, munie d’un petit col à la base; long. 3—3 172 millim., diam. 874—1 millim. Opercule conique, élevé, obtus ou subobtus. Un anneau étroit. Dents du péristome lancéoléeslinéaires, assez bien développées, pâles, régulières; membrane basilaire distincte, mais courte; lanières subulées, courtes, imparfaites. Coiffe garnie de quelques poils espacés. Fleurs mâles sur une plante distincte ; 8—10 fol. ovales-acuminées, imbriquées, énerves; anthéridies, 3—4, oblongues, épaisses ; paraphyses plus longues, nombreuses. — Février-mars. Très rarement fertile.

R. A La base des troncs d’arbres et sur les rochers; Hohneck et Champ du-Feu (Mougeot), rochers élevés aux environs de Saint-Dié; sur le toit d’une masure à Coinches (B.); fertile au Bambois de Bämont, près Saulxures (B. et Pierrat), sur la Grauwacke, dans la vallée de la Sarre (Winter); plus rare encore dans le Jura, aux Sagnettes (Lesquereux). — AG dans le Var (Hanry), €. au Mont-Dore (Lamy); Cévennes (Roumeg., dJeanb.), Normandie (Le Jolis, Husnot), Oise (Graves), Seine-et-Marne, près de Provins (Bouteiltier).

98 Genre : Anomodon Hook. et Taylor (ex parte).

Capsule longuement pédicellée. Pédicelle droit. Dents du pé-

141. ANOMODON VITICULOSUS. 345 ristome lancéolées-linéaires, acuminées; membrane basilaire ne dépassant pas l’orifice externe de la ‘capsule, comme nulle ; lanières filiformes, irrégulières, n’atteignant pas la hauteur des dents, ordinairement fugaces. Plantes très stolonifères, émettant des branches florifères dressées, garnies de feuilles imbriquées ou étalées en tous sens, ou légèrement homotropes, d’un vert foncé, opaques, papilleuses.

141. Anomodon viticulosus Hook. et Tayl., Musc. brit. 2° éd. p. 138; Bryol. eur. t. 476; Hypnum viliculosum Linn.; Neckera viticulosa Hedw.; Stirp. n° 287.

Tige stoloniforme, flexueuse, fixée par des paquets de radicules, dénudée avec l’âge, émettant des branches nombreuses, dressées, renflées vers l’extrémité, simples ou garnies de 2—4 rameaux dressés, fastigiés ; long. de la tige grêle, 10—20 centim., des branches dressées, 8—5 centim. L'innovation se fait par la production de stolons, sur toutes les parties de la plante en contact avec le sol. Gazons étendus, profonds, assez raides, d'un beau vert foncé délicat à la surface, décolorés ou bruns à l’intérieur. Feuilles moyennes des branches dressées, ovales à la base, puis brusquement contractées, lancéolées, liguliformes, obtuses, entières, demi-embrassantes et décurrentes à la base, diversement ondulées aux bords, arquées en dehors ou falciformes homotropes à l’état humide, pliées en deux, crépues à l'état sec; une nervure assez forte s’avance jusque près du sommet ; long. 8 millim., larg. 1 millim. Les feuilles de la tige primaire sout relativement plus larges et plus courtes, semblables du reste. Cellules basilaires, près de la nervure, allongées, 2—3 fois aussi 1. q. L., de teinte plus claire; les autres uniformes, carrées, arrondies, opaques, remplies de chlorophylle, à parois épaisses, surmontées de 3—4 petites papilles arrondies. Fleurs femelles sur les branches dressées , vers le sommet ; 8—10 fol., quelques externes courtes, obtuses, énerves; les autres ovales ou oblongues, finement acuminées (les intimes à demi engainantes seulement), munies d’une nervure mince qui s’avance jusque vers le sommet; archégones, 10—15; paraphyses allongées, abondantes, Vaginule étroite, chargée des débris abondants de la fleur. Pédicelle “Îlexueux, peu solide, jaune de paille, à la fin bruni, tordu inférieurement à gauche, et à droite sous la capsule ; long. 15—20 millim. Capsule subcylindrique, légèrement resserrée à l'orifice, brune, brillante et striée à la fin, typiquement symétrique, mais souvent un peu arquée; long. : 2 192—3 millim., diam. 192—374 millim. Opercule petit, conique, élevé, acuminé, ou déprimé et surmonté d'un bec oblique.

346 10° GENRE : ANTITRICHIA.

Péristome päle, petit; dents linéaires très grêles, légèrement noduleuses, entières sur la ligne dorsale ; lanières internes subulées, fugaces, n’atteignant pas ou à peine le milieu des dents. Spores brunes, petites. Un anneau formé de deux séries de petites cellules. Fleurs mâles sur une plante distincte; fol. nerviées, ovales-acuminées, étalées par la pointe; anthéridies accompagnées de paraphyses molles un peu plus longues. — Janvier-février.

À la base des troncs d’arbres, dans les haïes, aux bords des chemins creux, dans les broussailles, sur les pierres, au pied des vieux murs, dans les rochers, aux lieux escarpés et ombragés., CC. surtout dans les terrains calcaires, plus rare dans les terrains siliceux purs, où il ne se voit guère que sur le mortier des vieux murs, dans les vieux châteaux en ruine; il ne s’élève pas dans les hautes montagnes des Vosges. — IL fructifie assez rarement.

10° Genre: Antitrichia Brid. Mantiss.

Pédicelle médiocre, souvent courbé, flexueux; capsule par là même plus ou moins penchée. Péristome fugace ; membrane basilaire nulle; 16 lanières filiformes souvent irrégulières, peu stables. Tige stoloniforme ; rameaux ascendants ou procombants ; feuilles étalées, lächement imbriquées en tous sens, d’un vert jaunâtre, dépourvues de papilles.

142. Antitrichia curtipendula Brid. Mantiss. p. 156; Bryol. eur. t. 469; Neckera curtipendula Hedw. Spec. Musc.; Stirp. n° 47.

Tige couchée, radicante, plus ou moins longuement sfoloniforme, à la fin dénudée, émettant de grandes branches ascendantes ou procombantes, enlacées, allongées (10—12 centim.), irrégqulièrement ramifiées, pennées et en partie bipennées ; rameaux plus ou moins nombreux, étalés ou dressés, obtus ou atténués, effilés et radicants au contact du sol. La tige atteint 20 centim. Touffes läches, étendues, d’un jaune sûle, terne. Feuilles moyennes des branches largement ovales, rétrécies, acuminées (acumen fortement denté, terminé par 2—58 dents divergentes), révolutées jusqu’ à l’acumen, rapprochées, concaves, lâchement imbriquées à la base, puis étalées ou même arquées en dehors à l’état humide, serrées près de la tige à l’état sec; une forte nervure s'avance jusqu’à l'acumen ; à la base, deux faisceaux plus courts et un peu divergents s’en détachent ; long. 2—53 millim., larg. 1 millim. et souvent un peu plus. Les feuilles moyennes des rameaux sont ovales-oblongues ; celles de l'extrémité sont oblongues-lancéolées (long. 1 172 m.,

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