ANTITRICHIA CURTIPENDULA
larg. 23 m.). À la base, vers les bords, sur une longue bande triangulaire, les cellules sont arrondies-ponctiformes, à paros, épaisses, les autres linéaires-obtuses ou subaiguës, flexueusers 6—10 fois aussi L. q. 1. Fleurs femelles sur les tiges secondaires ; involucre allongé (5—7 millim.); 15—20 fol. dressées-imbriquées ; les intimes très allongées (4— 5 millim.), engainantes,
brusquement contractées et terminées par un acumen court,
munies de plusieurs nervures minces, allongées ; 15—20 archégones; paraphyses un peu plus longues , nombreuses. Pédicelle pourpre, flexueux, arqué, fortement tordu à droite ; long. 10—12 millim. Capsule grande, ovale-oblongue, d’abord lisse, à la fin irrégulièrement et largement plissée, subhorizontale par la courbure du pédicelle, souvent redressée à l’état sec, d'un vert jaunâtre, puis brune; long. 2—38 millim., diam. 1 m. Opercule médiocre, conique, terminé par un bec court, légèrement oblique. Péristome : dents pâles, brièvement cohérentes à la base, lancéolées, longuement subulées, presque sans lamelles, entières sur la ligne dorsale; 16 lanières subulées, pâles, atteignant et dépassant la mi-hauteur des dents et alternant avec elles. Coïiffe lisse, nue, ne descendant qu’au tiers ou au milieu de la capsule. Fleurs mâles sur une plante distincte, subglobuleuses ; 5—6 fol. suborbiculaires, les externes obtuses,
les autres brièvement acuminées, les moyennes faiblement nerviées; 10—12 anthéridies oblongues, grandes ; paraphyses nombreuses, plus longues, à articulations espacées. — Avril-mai.
C. partout, sur tous les terrains, à toutes les altitudes, sur les troncs d’arbres et les rochers, les pierres, dans les bois. Très abondant et en belle fructification, dans les Hautes-Vosges, sur les rochers et Les troncs de sapins. Dans ces dernières conditions, la plante est très robuste, très ramifiée; les rameaux sont fréquemment atténués, eflilés ; les touffes sont lâches, déprimées, très étendues. Sur les troncs d’ arbres, au bord des bois, dans les lieux secs de la plaine, on rencontre une autre forme, ordinairement stérile, assez distincte. Plante moins développée; branches dressées, flexueuses (long. 2—5 centim.), la plupart simples ou garnies de quelques rameaux, obtus ou à peine atténués; touffes assez denses. Feuilles ovales-oblongues, acuminées, plus petites ; long. 2 mill., larg. 4 mill., moins fortement dentées au sommet. On pourrait appeler cette variété minor.
11° Genre : Leucodon Schwægr. Suppl. [, p.11, p. 1.
Pédicelle long, droit. Péristome simple : dents pâles, dressées-incurvées, médiocres , entières ou parfois ouvertes inférieurement sur la ligne dorsale. Tige stoloniforme, émettant de nombreux rameaux dressés ou arqués, simples ou peu divisés, subcylindriques, julacés à l’état sec; feuilles d’un vert jaunâtre ou olivâtre, lisses, entières, énerves, plissées.
948 11° GENRE : LEUCODON.
143. Leucodon sciuroides Schwægr. loc. cit.; Bryol. eur. t. 468; Hypnum sciuroides Linn.; Dicranum sciuroides Sw. ; Stirp. n° 321.
Stolons grèles, radicants, naissant de la base ou des points de contact des branches et des rameaux avec le support, garnis de petites feuilles ovales-concaves, relevées aux bords, longuement et finement acuminées, à peu près énerves; long. 374 m.; branches dressées ou plus ou moins arquées, simples ou garnies de quelques rameaux courts, ou subdivisées dès la base en plusieurs rameaux semblables dressés-fastigiés ; long. de ces branches 3—6 centim. ; tapis étendus, raides, assez fournis, assez profonds, d’un vert terne olivâtre ou jaunâtre à la surface, roux à l’intérieur. Feuilles moyennes des branches ovales, acuminées, imbriquées à l’état sec, étalées-dressées, concaves à l’état humide, largement relevées et entières aux bords, plissées (4—5 plis médiocres); quelques stries plus colorées en place de nervures, à la base; long. 2 172—3 millim., larg. 1— - 1 174 millim.; sur une longue bande oblongue, aux bords, les cellules sont petites, arrondies-ponctiformes, alignées; les autres linéaires-flexueuses, 4—8 fois aussi 1. q. L., les plus longues vers la base, toutes à parois très épaisses. Fol. de l’involucre, 10—12; les 4—5 supérieures allongées, engainantes, toutes sans plis, énerves, entières; archégones peu nombreux, 4—8; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule oblongue, presque nue. Pédicelle pourpre, lisse, tordu à gauche; long. 10 millim. Capsule subcylindrique, à la fin un peu plissée, rousse; long. 3—3 173 millim., diam. 374—1 millim. Opercule petit, conique-élevé, subobtus. Anneau peu net, tombant successivement par fragments. Dents du péristome molles, très peu solides, fugaces, courtes, linéaires, granuleuses, plus ou moins ouvertes sur la ligne dorsale, inégales. Spores grandes, vertes. Coiffe grande, descendant jusqu'à la base de la capsule, nue, lisse. Plante mâle distincte ; fleurs brunes ; 10—192 fol. largement ovales-suborbiculaires, brièvement acuminées, énerves, entières; 8—10 anthéridies oblongues-allongées ; paraphyses nombreuses, un peu plus longues. — Février-mars. Rarement fertile.
C. sur les troncs d’arbres isolés ou dans les forêts, plus rarement sur les pierres et les rochers; en plaine et dans les montagnes.
8° Tribu : Falbroniées.
Pédicelle médiocre, droit. Capsule symétrique, ovale ou
{44. ANACAMPTODON SPLACHNOIDES. 849
oblongue. Péristome simple ou double ; dents planes, dépourvues de lamelles, ordinairement renversées à l’état sec, au nombre de 16 ou de 8 par association, deux à deux; membrane basilaire interne nulle ou peu élevée, laciniée, ou 16 lanières en forme de cils filiformes. Tiges déprimées; feuilles vertes, lisses, disposées en tous sens, énerves ou munies d’une nervure courte, parfois ciliées-frangées aux bords.
12° Genre : Anacamptodon Brid. Mantiss.
Péristome : 16 dents renversées à l’état sec; 16 cils filiformes au péristome interne; pas de membrane basilaire. Feuilles entières, brièvement nerviées.
144. Anacamptodon splachnoides Brid. loc. cit.; Bryol. europ. t. 493; Orthotrichum splachnoides Frœlich; Fabronia splachnoides C. Müll.
« Tige grêle, radicante, flexueuse, garnie de petites feuilles lancéolées espacées, émettant des rameaux assez courts, dressés; touffes déprimées d’un vert foncé. Feuilles moyennes des rameaux ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées, acuminées, un peu concaves, très étalées à l'état humide, rapprochées, imbriquées à l’état sec, planes aux bords, munies d’une nervure qui s’avance jusqu'aux deux tiers. Tissu : quelques cellules basilaires carrées, hyalines ; les autres oblongues, rhombées, 2 —3 fois aussi 1. q. L., remplies de chlorophylle. Fleurs femelles; 6—8 fol. dressées, imbriquées; les inférieures courtes, ovales, aiguës; les supérieures oblongues, à demi engaînantes, nerviées, non plissées, entières; 8—10 archégones ; quelques paraphyses courtes. Vaginule oblongue-courte, chargée des débris de la fleur. Pédicelle tordu à gauche, droit. Capsule brièvement oblongue, obovée après la chute de l’opercule. Opercule convexeconique, aigu ou terminé par un petit bec oblique. Péristome décrit plus haut; dents aiguës, géminées, à articulations espacées. Coiffe lisse, nue, ne descendant qu’au tiers de la capsule. Fleurs mâles sur la même plante; fol. peu nombreuses, ovalesaiguës, énerves ; anthéridies courtes, oblongues ; des paraphyses grèles, plus longues. — Juin. »
Description faite d’après le Bryol. europæa.
RR. M. Sichmper indique cette espèce dans les Vosges, sans désigner de localité ; le D' Mougeot (Stat. vosg.) la signale à Offweiler, dansles Basses- Vosges. Elle se rencontre dans les cavités fraîches qui se forment
390 GENRE FABRONIA.
par la pourriture du bois, sur les troncs de hêtres après l’amputation des grosses branches. IL est possible que cette plante curieuse se retrouve dans nos forêts de hêtres, soit de la plaine lorraine, soit dans les montagnes des Vosges, — Pyrénées : Port de Vénasque (Jeanbernat) ; plusieurs localités en Allemagne.
- Genre F'abronia Radd.
Plantes très grèles, vertes. Feuilles molles, ciliées-frangées aux bords. Fleurs monoïques. Péristome simple : dents sans lamelles, incurvées à l’état humide, plus ou moins renversées à l’état sec.
Fabronia pusilla Schwægr. Suppl.; Stirp. n° 1097.
Feuilles oblongues-lancéolées, acuminées, plus ou moins longuement ciliées, énerves ou à peu près. Capsule subglobuleuse. Péristome : 16 dents souvent ouvertes sur la ligne médiane, renversées à l’état sec.
AC. sur les troncs d’arbres de la région méditerranéenne. — Var : Pierrefeu (De Mercey); Alpes-Maritimes : Monaco (Husnot); remonte dans les Cévennes jusqu’à Montbrison (Prost, Roumeguère, Peyron), à Genève (Reuter); en Dauphiné : Romans (Clément).
Fabronia octoblepharis Schwægr. Suppl. I.
Feuilles garnies de grandes dents, mais non ciliées, munies d’une nervure s’avançant jusqu’au milieu. Capsule obovée, munie d’un col distinct. Péristome : 8 dents géminées, imparfaitement renversées à l’état sec.
Rochers et murs de la région méditerranéenne : Var, aux Maurettes (De Mercey) ; du reste, en Italie, en Espagne.
Genre Habrodon Sch. Syn.
Feuilles entières, molles. Fleurs dioïques. Vaginule nue. Capsule oblongue. Péristome double : dents naissant au-dessous de l’orifice de la capsule, lancéolées-allongées, étalées à l’état humide, incurvées par la sécheresse, marquées d’une ligne dorsale en zigzag; une membrane interne distincte, lacérée.