WEISIA CIRRATA
vers la droite au sommet ; long. 10—15 millim. Capsule ob/onque, dressée, brièvement atténuée à la base; orifice pourpre, légèrement contracté; long. 1 192—1 374 mill., diam. 273 mill. Opercule convexe-conique, surmonté d’un bec pâle, oblique, long. Pas d'anneau. Dents du péristome dressées-étalées à l’état sec, étroitement lancéolées-linéaires, d’un jaune orangé, presque entières ou brièvement divisées au sommet, libres jusqu’audessous de l’orifice externe de la capsule. Coiffe étroite descendant jusqu’au milieu ou aux 8/4 de la capsule. Fleurs mäles à l’aisselle des dichotomies ; 5—6 fol. ; les deux externes ovales, puis largement acuminées; les 2—3 intimes ovales-orbiculaires, subobtuses, imbriquées , munies d’une nervure très minces, qui manque souvent à la plus intime; 10—20 anthéridies oblongues , allongées; paraphyses nombreuses, filiformes, formées d'articles dont les supérieurs sont plus courts et un peu renflés. — Mai-juin.
RR. Rochers du Hohneck, au Krabbenfels (Mougeot). — Dans une foule de localités en France ; Alpes de la Savoie : Mont-Pététod, Chamonix, Mont-Cormet (Puget), du Dauphiné : Belledonne (Ravaud), Lautaret (Mougeot) ; Montagnes d'Auvergne : Mont-Dore et Haute-Vienne (Husnot, Lamy); Cévennes : le Sidobre (Valette), Mas-Cabardès , Quillan (Roumeguère); Pyrénées : Val d'Esquierry, Port de Vénasque (Jeanbernat) ; Var : le Luc (Robert), Oise : rochers de Morfontaine (Graves).
333. Weisia cirrata Hedw. Spec. Muse. p. 69, t. XI; Bryol. eur. t. 25.
Tige médiocre (10—15 millim.), dressée ou ascendante, dichotome , très divisée; coussinets denses, bombés, d’un beau vert à la surface , bruns à l’intérieur, garnis de radicules peu fournies. Feuilles rapprochées, lancéolées-linéaires, subaiguës, révolutées aux bords, de la base jusque près du sommet , carénées, munies d’une nervure qui s'avance jusque près de l'extrémité dressées à la base, puis très étalées, flemueuses, en partie arquées en dehors à l’état humide, crépues à l'état sec; long. 2—3 millim., larg. 172 millim, ; cellules molles, délicates ; les basilaires hyalines , nettement rectangulaires , 3—4 fois aussi 1. q. 1. ; les autres carrées ; celles du sommet subarrondies, opaques, vertes , lisses ou à peine papilleuses. Fol. florales oblongues, demi-engainantes, moins révolutées aux bords, aiguës, un peu étalées par le sommet, nerviées; 2—3 archégones ; paraphyses courtes , peu nombreuses. Vaginule cylindrique. Pédicelle dressé, jaunûâtre, tordu vers la gauche inférieurement, et vers la droite au sommet; long. 4—5 millin. Capsule dressée, étroite, cylindrique, d’un roux pâle, enfin brune, bordée de rouge, légèrement resserrée à l’orifice; long. 2 millim., diam.
574 492 GENRE : WEISIA.
192 millim. Opercule petit, convexe-conique, surmonté d’un bec subulé, pâle, oblique. Coiffe brune, oblique ,. descendant jusqu’au tiers de la capsule. Un anneau très mince. Dents du péristome lancéolées, étroites, acuminées, entières, un peu sinuolées, lamellifères, rouges, hyalines au sommet. Fleurs mâles au-dessous des fleurs femelles ; 2 fol., parfois même une seule, oblongues, subobtuses, engaïînantes, nerviées ; 4—10 anthéridies oblongues, allongées ; quelques paraphyses grèles. — Printemps.
Parois et fissures des rochers siliceux , sur les toits de chaume; cascade de Tendon, sur le granite; Bruyères , sur le grès vosgien (Mougeot) ; sur le grès bigarré, près de Deux-Ponts (Bruch); Duttweiler, près de Sarrebrück (Winter) ; Fonds de Toul , près de Nancy (Godron); environs de Chasseron ; dans le Jura (Lesquereux) — Savoie (Paris), Isère, à Grenoble (Ravaud), Aude (Roumeguère), Oise (Questier), environs de Paris (Mérat), Orne, à Cahan (Husnot), Manche (Le Jolis), Haute-Vienne
(Lamy).
Weisia compacta Brid. Bryol, univ. E,.p. 345 ; Bryol. eur. t. 24. — Coussinets compactes, d’un vert foncé, noirätre. Feuilles très rapprochées , très étalées, ascendantes , flexueuses , oblongues , légèrement auriculées, imbriquées à la base, rétrécies et lancéolées-subulées, entières, canaliculées. Fol. florales intimes engaîinantes, acuminées Capsule oblongue, d’abord lisse, irrégulièrement plissée après la sporose. Opercule longirostre ; bec subulé, oblique. Pas d’anneau Dents du péristome presque entières, tiès étalées, divergentes à l’état sec. — Sur la.terre et les rochers altérés, dans les hautes Alpes de la Suisse et du Tyrol.
Veisia serrulata Brid. Bryol. univ. I, p. 804; Bryol. eur. t. 27. — Coussinets denses, radiculeux. Feuilles étalées-ascendantes, flexueuses, oblongues à la base , puis lancéolées-linéaires , subaiguës , carénées , finement dentées en scie sur le contour supérieur, très fortement papilleuses. Fol. florales intimes demi-ergaînantes. Capsule ovale oblongue , dressée ou légèrement inclinée, lisse. Opercule conique, médiocrement acuminé. Pas d’anneau Dents du péristome bien développées. — Sur la terre qui recouvre des rochers , sur Les plus hauts sommets des Alpes de la Carinthie et du Tyrol. — Milde fait observer que cette plante pourrait bien n'être qu’une forme de Dicranum pellucidum.
b. Plantes courtes (4—8 millim.), peu développées. (E. 354—535.)
334. Weisia viridula Prid. Bryol. univ. 1, p. 334; Bryol. eur. t. 21 et 22; Bryum viridulum Linn. Spec. pl.; Weisia controversa Hedw. : Stirp. n° 16.
Tige courte (5—8 millim.), dressée, dichotome, légèrement radiculeuse à la base ; coussinets très petits, assez denses, d’un vert jaunâtre à la surface, décolorés à l’intérieur; les innova-