‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 241 sur 395 · WEISIA VIRIDULA · texte numérisé non relu

WEISIA VIRIDULA

tions grêles à la base se détachent facilement. Feuilles imbriquées par la base qui est oblongue, puis rétrécies, longuement linéaires, subulées, très aiguës, fortement involutées aux bords jusque près de la pointe, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au sommet de l’acumen, arquées en dehors à l’état humide, fortement crépues à l’état sec; long. 3—3 172 millim., larg. 195—174 millim. ; cellules de la portion oblongue rectangulaires , 4—8 fois aussi 1. q. 1. , hyalines; les moyennes carrées; les supérieures arrondies, à parois épaisses, molles ;, surmontées de papilles arrondies, peu saillantes. Fol. florales oblongues , allongées, puis rétrécies, longuement linéairessubulées , flexueuses, nerviées ; 4—8 archégones ; paraphyses grêles , assez nombreuses : elles se rencontrent mème à l’aisselle des feuilles supérieures. Vaginule subcylindrique , chargée des débris de la fleur. Pédicelle jaunâtre, dressé, plus ou moins tordu vers la gauche ; long. 5—8 millim. Capsule oblongue ou subcylindrique, sans col notable, brune-olivâtre , dressée, lisse d’abord, irrégulièrement plissée après la sporose ; long. 1 mill., diam. 172—374 mill. Opercule rougeâtre, convexe, surmonté d’un bec droit ou plus ordinairement oblique , fin, plus ou moins long. Péristome petit, conique, pourpre ou rougeâtre-orangé; dents lancéolées-linéaires, courtes, finement papilleuses, fragiles, fngaces, souvent rudimentaires, plus ou moins ouvertes ou percées sur la ligne dorsale. Spores médiocres, brunes, finement papilleuses. Coiffe pâle, descendant jusqu'aux 374 de la capsule. Fleurs mâles très petites, axillaires ou terminant des rameaux courts. — Mars-mai.

Les diverses formes de cette plante, dont Bridel, Nées et Hornschuch ont fait de nombreuses espèces, ne diffèrent guère que par l’imperfection relative du péristome. Nous ne croyons pas qu’il y ait lieu de s’y arrêter.

C. partout , sur tous les terrains , au bord des chemins, des routes, sur la terre argileuse des collines, des lieux gramineux, ircultes; sur les mottes négligées au bord des champs; sur le revers des fossés dans les

bois , etc. Nous ne croyons pas qu’il s’élève dans la région alpestre des Hautes-Vosges.

335. Weisia mucronata Br. Sch. Bryol. eur. t. 23 (W. mucronulata); Weisia apiculata Bryol. germ. t. XXVI; Schuliz, Herb. norm. n° 1199.

Tige courte (4—6 millim.), peu radiculeuse à la base, simple où 2—3 fois dichotome ; gazons très petits, d’un vert olivätre. Feuilles rapprochées au sommet des innovations , crépues à l’état see, étalées-recourbées à l’état humide, oblongues-lancéolées ,

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concaves, hyalines à la base, puis rétrécies et longuement lipéaires, canaliculées, brusquement mucronées par l’excurrence de la nervure, entières et planes aux bords, à la base et au sommet, souvent même au milieu, mais parfois légèrement involutées à ce point; long. 2—3 millim., larg. 192 millim. ; cellules de la base rectangulaires, 3—5 fois aussi L. q. L.; celles qui suivent carrées, de plus en plus épaisses et opaques; les supérieures lécèrement papilleuses. Fol. florales intimes demiengaînantes à la base, allongées, puis rétrécies, longuement linéaires , fortement eines aux bords, presque tubuleuses, étalées, mucronées ; archégones et paraphyses rares. Vaginule cylindrique , étroite. Pédicelle pâle, flexueux, légèrement tordu vers la gauche ; long. 6—7 millim. Capsule dressée, oblongue, sans col distinct, olivâtre , légèrement plissée à l'état sec. ; long. 1 millim., diam. 172 millim. Opercule assez petit, convexe-conique , rougeâtre, surmonté d’un bec fin, oblique. Péristome : dents courles, tronquées, lacérées, irrégulières, incurvées, fugaces. Anneau très peu distinct. Spores brunes, finement papilleuses, des plus grosses. — Mars-avril.

Cette espece est tres voisine de la précédente. Les feuilles inférieures des innovations sont plus courtes que les supérieures, oblongues-lancéolées , simplement aiguës.

R. Surla terre argileuse, près de Deux-Ponts (Bruch), Strasbourg (Schimper), entre Blieskastel et Sarrebrück (Schultz), vallée de Fischach (Winter) ; dans le Jura, au mail de Neufchätel et dans les fentes des rochers de la Clusette (Lesquereux). — Var : le Luc (Robert). Notre description a été faite sur des échantillons authentiques recueillis par Bruch, à Deux-Ponts, et communiqués par M. le D' Mougeot.

T11- Fleurs synoïques. (E. 336.)

336. Weisia Wimmeriana Br. Sch. Bryol. eur. t. 20; Gymnostomum Wimmerianum Sendin. Denhschr. der Regensb. bot. Gesellsch.

Tige dressée, courte (2—5 millim.) ; innovations très courtes et rapprochées, rendant les tiges noduleuses ; gazons denses et étendus, d’un vert clair à la surface. Feuilles très rapprochées, étalées-flexueuses à l’état humide, crépues à l’état sec, lancéolées, hyalines à la base, puis linéaires, involutées aux bords, apiculées par l’excurrence de la nervure, entières : long. 1 172 millim., larg. à peine 194 millim. ; cellules de la moitié inférieure hyalines, à parois molles, rectangulaires; les basilaires 4-8 fois aussi 1, q. 1. ; les autres successivement plus courtes; les

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