WEISIA DENTICULATA
supérieures carrées ou subarrondies , opaques , vertes, molles, légèrement papilleuses. Fol. florales intimes engaînantes, d’un tissu plus délicat encore, rétrécies, longuement linéaires-acuminées , étalées-flexueuses ; 4—6 archégones accompagnés de paraphyses grêles et immédiatement au- dessous, dans le même involucre, 2—4 anthéridies. Vaginule épaisse. Pédicelle jauneverdâtre, légèrement tordu vers a gauche, au sommet, long. 5 millim. Capsule dressée, oblongue-subcylindrique, à peine plissée même après la sporose , atténuée à la base, pâle, bordée de rouge ; long. 1 millim., diam. 193 millim. Opercule convexe, terminé par un bec subulé, oblique, pèle. Un anneau peu distinct. Dents du péristome tronquées, très courtes, incurvées. Spores assez grandes, brunes. — Eté.
RR. Fissures des rochers et sur la terre, dans les lieux abruptes des régions alpine et subalpine ; Chasseron, dans le Ifaut-Jura (Lesquereux). — Indiqué dans le Var, à Pierrefeu (Chambeiron); Alpes de la Suisse et du Tyrol. C’est sur la plante du col du Stelvio, communiquée par M. Husnot , que nous avons fait notre description.
B. Capsule sillonnée de bonne heure, à la fin canneiée; plantes peu développées, monoïques. (E. 337—338.)
337, Weisia denticulata Brid. Spec. Muse. 1, p. 108; Rhabdoweisia denticulata Bryol. eur. t. 42.
Tige molle, dressée, dichotome ; long. 5—10 millim.; touffes lâches, délicates, d’un beau vert gai. Feuilles rapprochées, très étalées, recourbées, flexueuses à l’état humide, un peu redressées, crépues à l’état sec, étroitement lancéolées-linéaires, aiguës ou apiculées, plus ou moins carénées, partiellement et lächement révolutées aux bords, munies d’une nervure qui disparait immédiatement au-dessous du sommet; distincltement dentées-sinuolées sur le contour de la moitié ou du tiers supérieurs ; long. 3—3 172 millim., larg. 174 millim.; cellules basilaires hyalines, grandes, à parois minces , rectangulaires , 3 fois aussi L. q. L.; les supérieures carrées ou arrondies, vertes, lisses ou à peine papilleuses. Fol. florales plus finement apiculées, dentées ; 1—3 archégones ; paraphyses grèles, allongées. Vaginule cylindrique, étroite. Pédicelle pâle, légèrement tordu vers la droite; long. 3—4 millim. Capsule ovale-oblongue ou subglobuleuse, légèrement infundibuliforme, à l’état sec, après la sporose, alors fortement striée. Opercule petit, surmonté d’un bec fin, oblique. Dents du péristome lancéolées, finement acuminées, lamellifères, denticulées aux bords, orangées. Coife
578 49° GENRE : WEISIA.
descendant jusqu’au-dessous du milieu de la capsule. Fleurs mâles axillaires, dans les dichotomies ; fol. oblongues, subohtuses, courtes; anthéridies courtes, peu nombreuses. — Juilletaoût.
R. Dans les fissures des rochers granitiques des régions montagneuse supérieure et alpestre; Rotabac, Hohneck, Lat Blanc (B.), hauteurs des Plateaux et de La Bresse, Basse-des-Faings, et Envers-des-Gouttes (Pierrat). — Alpes, Pyrénées. — C’est sans doute par erreur que le D‘ Mougeot (S£atist.) indique cette espèce dans les Vosges inférieures.
338. Weisia fugax Hedw. Spec. Musc. p. 64, t. XIII; Schultz, Herb. norm. n° 193 et FI. Gall. et G. exsice. n° 974; Stirp. n° 407; Rhabdoweïisia fugax Bryol. eur. t. 41.
Tige dichotome; innovations fastigiées; long. 8—10 millim.; coussinets arrondis, bombés, souvent assez denses, d’un vert foncé‘ou jaunûtre à la surface, décolorés à l’intérieur. Feuilles rapprochées, étalées, légèrement recourbées, flexueuses à l’état humide, crépues à l’état sec, très étroitement lancéolées, linéaires, aiguës, carénées, planes et entières aux bords ou lécèrement denticulées vers le sommet; la nervure s’avance jusqu’à l'extrémité; long. 3 millim., larg. 174 millim.; cellules basilaires hyalines, imparfaitement rectangulaires, 3—6 fois aussi L. q. L.; les supérieures carrées, vertes, très finement papilleuses (plusieurs papilles sur chaque cellule). Fol. florales plus finement acuminées; 1—3 archégones; paraphyses rares ou nulles. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle pâle, tordu vers la droite, au sommet; long. 2—3 millim. Capsule brièvement ovale ou obovée-subglobuleuse, munie d’un petit col à la base, infundibuliforme ou légèrement resserrée à l’orifice après la sporose, fortement cannelée à la fin; diam. 172 mill. Opercule déprimé, conique, surmonté d’un long bec oblique, pâle. Dents du péristome brièvement élargies à la base, puis filiformes, grêles, noduleuses, orangées, incurvées à l’état humide, dressées à l’état sec, caduques, souvent imparfaites. Un anneau étroit. Fleurs mâles dans les dichotomies, souvent groupées; 3 fol. courtes, lancéolées-subobtuses, dressées, un peu tordues,
faiblement nerviées: 2—3 anthéridies courtes. — Juillet-octobre.
b. subglobosa N. Boul. — Variété caractérisée par la
capsule presque dépourvue de col, subglobuleuse, un peu resserrée à l’orifice; le péristome est {rès développé; les dents sont parfois percées d'ouvertures vers la base; les feuilles sont distinctement denticulées sur le contour du tiers supérieur.
ANŒCTANGIUM COMPACTUM. 579
Fissures des rochers plus ou moins ombragés dans les forêts ; sur toute la formation du grès vosgien, dans les Hautes et les Basses-Vosges, disséminé, mais pas également abondant partout : Bruyères (Mougeot), St-Dié, Donon, Lützelbourg et Saverne (B.), Hombourg et Dahn (Bruch), Bitche, Steinbach, Wissembourg (F. Schultz), Sarrebrück (Winter); sur le granite dans les Hautes-Vosges; environs de Vagney, Tanache (B.), Planois et hauteurs de La Bresse (Pierrat); la var. b. sur le grès vosgien, à Preyé, au-dessus de Senones (Lemaire), sur Les grès anciens de la forêt de Serce (B.).— Sur les rochers siliceux de toutes les inontagnes de France.
Genre Anœctangium Schwægr.
Le caractère essentiel de ce genre se trouve dans la position des fleurs qui naissent latéralement sur la tige et terminent, comme dans les Hypnacées, de petits ramuscules à l’aisselle des feuilles caulinaires. Le péristome est nul. Le développement de la tige, la forme et le tissu des feuilles, la forme de la capsule et de l’opercule sont comme dans le genre Gymnostomum. Fleurs diviques.
Anœctangium compactum Schwægr. Suppl. 1; À. æstivum Bryol. eur. t. 37.
Tige dressée, dichotome ; long. 2—3 centim.; touffes denses, d’un vert gai à la surface. Feuilles dressées-étalées, ascendantes à l’état humide, crispées-incurvées à l’état sec, oblongues-lancéolées, aiguës, carénées, planes et entières aux bords: la nervure s'arrête immédiatement au-dessous du sommet. Fol. florales intimes engaïnantes, acuminées. Pédicelle dressé, pale. Capsule oblongue, munie d’un petit col distinct, dressée. Opercule petit, convexe, terminé par un long bec subulé, oblique. — Eté.
Parois et fissures des rochers humides, surtout des rochers micacés. Alpes du Dauphiné : Valsenestre (Ravaud); Haute-Savoie : Pormenaz sur la Servoz (Puget); Pyrénées : Port de Vénasque, Luchon (Jeanbernat) ; Tarn : La Cabarède, le Sidobre (M.-D. J.). Indiqué aux environs de Paris (Chevall., Mérat).
Anœctangium Sendtnerianum Br. Sch. Bryol. eur. t. 59. — Distinct du précédent par ses feuilles beaucoup plus étalées, arquées en divers sens, flexueuses, oblongues à la base, puis longuement linéaires, canaliculées, moins aiguës, entières. Les fleurs mâles sont ordinairement groupées. — Rochers humides, dans les Alpes bernoïses, juliennes et de Salzbourg.
43° Genre : Gymnostomum Hedw. (ex parte)
Capsule régulière, dressée, exserte, lisse, oblongue ou
580 48 GENRE : GYMNOSTOMUM.
obovée, dépourvue de péristome; l'orifice est fermé, dans plusieurs espèces, par une membrane hyaline. Tige plus ou moins développée ; feuilles lancéolées-linéaires, souvent infléchies aux bords, plus ou moins papilleuses. Fleurs terminales.
1°" sous-genre : Eugymnostomum Schimp. Syn. — Tige dichotome, plus ou moins élevée. Feuilles assez raides, légère ment crispées à l’état sec, planes aux bords. Capsule ordinairement tronquée après la chute de l’opercule ; orifice nu. Fleurs dioïques. (E. 339—341.)
339. Gymnostomum curvirostrum Hedw. Musc. frond. I, p. 68, t. XXIV; Bryol. eur. t. 35 et 36; Stirp. n° 905; Weisia curvirostra C. Müll.
Tige très divisée, molle; innovations fastigiées, souvent grèles à la base; touffes bombées, lâches ou denses, d’un vert olivätre, de profondeur très variable, 2—5 centim. Feuilles fine eme et moyennes étroitement ronoléese linéaires, subobtuses, dressées, légèrement étalées à l’état humide, brièvement révolutées vers Le milieu ; les supérieures rapprochées, formant touffe, étroitement oblongues à la base, puis longuement linéaires, carénées, révolutées en parlie, aux bords, vers le milieu, étalées-flexueuses, ascendantes à l’état humide, mollement crépues à l’état sec; les jeunes feuilles sont d’un vert clair; long. 2 millim., larg. 178 millim.; tissu translucide sur toute la feuille; cellules à parois épaisses, mais molles; toutes allongées, lisses ; les supérieures seulement sont tres légerement bombées, papilleuses ; les basilaires hyalines, plus où moins parfaitement rectangulaires, 8—6 fois aussi L. q. L.; les moyennes et les supérieures 4 et 2 fois aussi I. q.L., souvent tronquées obliquement ou irrégulièrement anguleuses, mais toujours un peu allongées. Fol. florales intimes brièvement dilatées, demi-engainantes à la base, puis longuement linéaires, aiguës, dressées ; 3—6 archégones. Vaginule cylindrique, étroite, brune. Péd.celle flexueux, rougeûtre, allongé; long. 12—15 millim. Capsule obovée-subglobuleuse, sans col bien distinct, brune, à parois épaisses, tronquée après la chute de l’opercule; diam. 1 millim. Opercule petit, convexe, terminé par un acumen subulé, oblique, retenu longtemps par son adhérence avec le sommet de la columelle qui est persistante. — Mai-juin.
Cette espece présente de nombreuses variations qui portent principalement sur la longueur des tiges et leur mode de rami-