Capsule sillonnée; stries droites. (E
348. Encalypta rhabdocarpa Schwægr. Suppl. I, Sect. 1, p. 56,t. XVI; Bryol. eur. t. 203; Stirp. n° 1110.
Tige peu divisée; long. 5—20 millim.; touffes petites, d’un vert foncé, sale à la surface, décolorées, jauntres à l’intérieur. Feuilles rapprochées, dressées à l’état humide, légèrement crispées et incurvées à l'état sec, lancéolces- lingulées, un peu rétrécies au-dessus de la base, aiguës, terminées par un apicule variable au sommet, légèrement concaves, ordinairement plus infléchies par un bord que de l’autre, munies d’une nervure papilleuse qui s’avance jusqu’au sommet; long. 3 172 millim., larg. 1 millim. à peine; cellules basilaires, sur un espace considérable, hyalines, rectangulaires, 2—4 fois aussi 1. q.1.; sur les bords de cette région, on trouve une marge formée de 8—10 séries de cellules jaunâtres, allongées ; plus haut, les cellules sont uniformes, opaques, carrées, subarrondies, surmontées de 3—4 papilles formées elles-mêmes de plusieurs saillies distinctes. Fol. florales intimes plus courtes, ovales, acuminées par l’excurrence de la nervure. Vaginule cylindrique, surmontée d’un bourrelet saillant et d’une collerette courte. Pédicelle pourpre, court, légèrement tordu vers la gauche au sommet ; long. 5 — 8 millim. Capsule petite, oblongue-subeylindrique, droite, d’abord presque lisse et verdätre, à la fin brune, oblique et cannelée (stries droites); long. 1 172 millim., diam. 192—394 milim. Opercule petit, bordé de rouge, convexeconique, acuminé-claviforme (acumen jaunâtre); il emporte ordinairement avec lui l’anneau qui est très étroit. Péristome souvent imparfait; 16 dents étroites, pâles, papilleuses, rare-
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ment divisées en deux branches inégales, ncomplètes. Spores grosses, papilleuses. Coiïffe cylindrique, jaunâtre, brièvement laciniée à la base, brusquement rétrécie, acuminée (acumen droit, claviforme). Fleurs mâles gemmiformes, échelonnées audessous des fleurs femelles; 3—4 fol. ovales, aiguës, nerviées ; environ 10 anthéridies oblongues; paraphyses plus longues, filiformes, nombreuses. Après l’émission des spores, la capsule se contracte au milieu, pendant que l'orifice reste dilaté. Parfois les fol. involucrales femelles intimes sont longuement apiculées ou même pilifères, sans que la nervure forme ce prolongement. — Août.
C. sur les hauts sommets alpestres du Jura, sur la terre rocailleuse; Chasseron, Chasseral, Creux-du-Vent, Weissenstein (Lesquereux), Suchet (B-) — Haute-Savoie : Voiron, Méribelle (Puget), Savoie (Paris), Pic du Bec, Moucherolle (Ravaud), Lautaret (A. Mougeot); Pyrénées : Port de Vénasque (Jeanbernat).
2, Capsule lisse. (E. 349—551.)
349. Encalypta ciliata Hedw. Spec. Musc. p. 61; Bryol. eur. t. 200; Stirp. n° 609; Billot, exsice. cont. n° 3972; E. fimbriata Brid.
Touffes peu étendues, souvent mélangées avec d’autres mousses, d’un beau vert foncé à la surface, brunes à l’intérieur, radiculeuses à la base; long. des tiges 20—925 millim. Feuilles crépues, incurvées à l’état sec, dressées-étalées, ondulées aux bords à l’état humide, carénées-concaves, elliptiques-lingulées, rapidement contractées au sommet et terminées par un apicule subulé, étalé, formé par le limbe ou en grande partie par la nervure ; les bords sont étroitement révolutés vers la base, finement crénelés par la saillie des cellules marginales ; long. 5—6 millim., larg. 2 millim.; cellules basilaires, sur un large espace remontant vers les bords, hyalines, rectangulaires, bientôt détruites; les autres carrées et enfin subarrondies , saillantes, chargées de petites papilles. Fol. florales peu distinctes. Vaginule conique, allongée, munie d’un petit bourrelet. Pédicelle péle, à la fin rougeûtre, légèrement tordu à la base vers la gauche, et au sommet vers la droite; long. 6—10 mill. Capsule cylindrique, un peu resserrée sous l’orifice, munie, à la base, d’un col peu distinct, rouge, elle-même d’un beau jaune orangé ; long. 2 172 millim., diam. 374 millim. Opercule très petit, convexe, surmorté d’un long acumen claviforme, jaune pâle. Pas d’anneau; mais le contour de l’orifice capsulaire forme un rebord élevé, rouge. Dents du péristome d’un rouge foncé à la base,
390, ENCALYPTA APOPHYSATA, 591
orangées à l'extrémité, lancéolées-linéaires, libres jusqu’à la base, subaiguës, entières, à contours lisses, formées de cellules transversalement dilatées; à l’état sec, elles sont dresséesincurvées ; sous l’action de l'humidité, elles s’infléchissent et disparaissent dans la capsule. Coïffe couleur de paille, cylindrique, lobulée-frangée à la base; long. 5 millim. Fleurs mäles sur la même plante, axillaires, très petites : 3 fol. ovales, apiculées, nerviées; 4—8 anthéridies; paraphyses légèrement renflées. — Juillet-août.
Fissures des rochers granitiques des Hautes-Vosges, au-dessus de 800—900 m.; Hohneck, Ballon de Servance (Mougeot), Rotabac, hauteurs de La Bresse (B. )n rochers du Pechet et de Praliqué, sur les hauteurs de Planois (Pierrat et B.) ; indiqué aussi par Lesquereux, dans le Haut-Jura ; se retrouve dans les Basses-Vosges, sur le porphyre, au Mont-Tonnerre. — Dans toutes les hautes montagnes de France : Alpes, Pyrénées, M'-Dore ; indiqué dans la forêt de Compiègne (Graves), à Fontainebleau (Mérat).
350. Encalypta apophysata N. et Hornsch. Bryol. germ. Zw. Th. p.49, t. XV; Bryol. eur. t. 201 ; Stirp. n° 1109.
Tige courte, plusieurs fois dichotome; touffes denses, d’un vert foncé. Feuilles crépues à l’état sec, étalées-arquées à l’état humide , lancéolées et lancéolées-ligulées, carénées, planes aux bords , ondulées, munies d’une nervure qui se prolonge au delà du limbe et forme un petit acumen étalé; long. 5 millim., larg. { millim.; cellules basilaires hyalines , lisses, rectangulaires, 4—6 fois aussi 1. q. l.; les supérieures carrées ou ar- rondies , surchargées de papilles, opaques. Fol. florales peu distinctes ; 2—3 archégones ; paraphyses grêles, nombreuses, allongées. “Vaginule oblongue, terminée par un bourrelet et une assez “longue collerette. Pédicelle pourpre à la base, pâle au sommet, légèrement tordu vers la droite; long. 8—15 millim. Capsule pâle, cylindrique, lisse, bordée de rouge, munie d’un col développé, d’abord aussi épais que la capsule, à la fin [létri et ridé ; long. 3 millim., diam. { millim. Opercule petit, conique, acuminé-subulé. Dents du péristome linéaires-allongées, pâles, plus ou moins percées ou divisées le long de la ligne médiane, molles, fugaces, assez souvent imparfaites. Coiffe lobulée ou munie, à la base, d’appendices ovales, courts, irréguliers, caducs, évasée à l’orifice, longuement rétrécie, acuminée ; long. 7—8 millim. Fleurs mâles sur la même plante, oblongues ; fol. peu nombreuses , lancéolées , nerviées; anthéridies grandes, oblongues, 10—15; paraphyses inolles, nombreuses, légèrement renflées, claviformes. — Août.
Sur la terre, dans les lieux abruptes, au sommet du Chasseron (Lesquereux). — Cette espèce se retrouve dans les hautes Alpes de la Suisse et du Tyrol ; indiquée au Mont-Cenis (B. R. D.).
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351. Encalypta longicolla Br. Sch. Bryol. eur. t. 202; Stirp. n° 1206.
Tige courte (5—8 millim.), plusieurs fois dichotome ; gazons peu développés, d’un vert jaunâtre à la surface, bruns à l’intétérieur. Feuilles très rapprochées, légèrement étalées à l’état humide, crépues à l’état sec, étroitement lancéolées-elliptiques, carénées vers le sommet, ondulées aux bords, rétrécies audessous du milieu; les inférieures mutiques ou mucronées , les supérieures pilifères ; long. 2 192 mill., larg. à peine 172 mill.; cellules basilaires hyalines, lisses, rectangulaires : les supérieures petites, opaques, finement papilleuses. Fol. florales externes obtuses, surmontées d’un petit poil blanc; 2—3 intimes ordinairement plus courtes, hyalines, dressées, canaliculées, variables ; 3—6 archégones; paraphyses filiformes , nombreuses. Vaginule courte, cylindrique , terminée par un bourrelet et une collerette hyaline, prolongée. Pédicelle rougeàtre à la base, jaune vers le sommet, flexueux; long. 6—10 millim. Capsule subcylindrique, étroite, d’un jaune brun, munie à la base d’un col alténué, à la fin irrégulièrement plissé, plus étroit, aussi long que le sporange; long. 2—2 172 millim., diam. 374 millim. Opercule grand, conique, surmonté d’un bec fin, presque aussi long que la capsule. Anneau très mince, se détachant difficilement. Spores grandes, brunes, anguleuses, finement papilleuses. Péristome grand, conique, pourpre; dents (16) libres jusqu’à la base, distantes, divisées en 2—3 branches, souvent libres à la base, cohérentes au sommet, paraissant formées de filaments fasciculés, finement papilleuses. Coiffe garnie, à la base, de franges ou lanières subdivisées, terminée au sommet par un long bec droit, papilleux. Fleurs mâles terminant de petits rameaux courts sur la même plante; 3—5 fol. oblongues, atténuées, aiguës ou apiculées, concaves, làchement dressées; 6—12 anthéridies oblongues ; paraphyses nombreuses. — Août.
RR. Au sommet du Chasseron (Schimper et Lesquereux), Creux-du- Vent (Lesq. in herb. Mougeot) — Dauphiné : La Moucherolle (Ravaud).
TT. Péristome nul. (E. 352—5358.)
352. Encalypta vulgaris Hedw. Spec. Musc. p. 60; Bryol. eur. t. 199; Stirp. n° 117; E. exlinctoria Linn. (ex parte).
Tige courte (5—10 millim.), peu divisée, radiculeuse à la base; gazons plus ou moins fournis, d’un vert foncé ou jaunâtre