‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 285 sur 395 · GRIMMIA OVATA · texte numérisé non relu

GRIMMIA OVATA

Grimmia unicolor Grev. Scott. Fl.; Bryol. eur. t. 260.

Tige allongée, longuement décombante et dénudée à la base, dichotome; touffes étendues, d’un vert obscur. Feuilles trèsétalées, ovales-oblongues, concaves, à la base, ensuite rétrécies, lancéolées-linéaires, canaliculées, mutiques. Capsule longuement exserte, ovale-oblongue, lisse. Opercule convexeconique, surmonté d’un assez long bec. Un anneau très élevé. Dents du péristome très irrégulièrement divisées, lacérées.

Rochers siliceux humides, au Mont-Blanc, près de Contamines (J. Müller), et ailleurs, dans les Alpes de la Suisse.

Grimmia elongata Kaulf. in Sturm; Bryol. eur. t. 259, — Cette espèce indiquée à la Grave, dans les Hautes-Alpes, se distingue de la précédente par sa tige moins décombante, par les feuilles supérieures munies d’une petite pointe hyaline. La capsule est plus petite, l'opercule beaucoup plus court, convexe, obtus ; l’anncau moins développé ; les dents du péristome {rès éltalées à l’état sec. — Alpes du Tyrol (Hornschub).

b. Fleurs monoïques. Coiffe uniformément lobulée, rarement oblique. (E. 420—421.)

420. Grimmia ovata W. et M. It. suec. p. 132; Bryol. eur. t. 254; Stirp. n° 311.

Tige dressée au milieu des coussinets, décombante sur leur contour, dichotome, peu divisée, à peine dénudée à la base ; long. 15—720 millim.; coussinets arrondis, bombés, grisonnants légèrement à la surface, sur un fond d’un vert olivâtre ou noirâtre. Feuilles inférieures petites, oblongues, étalées, brièvement acuminées, sans poil; les supérieures beaucoup plus grandes, élroitement oblongues, décurrentes, concaves à la base, ensuite carénées, longuement rétrécies, acuminées, terminées par un long poil hyalin, flexueux, denticulé au sommet, planes à un bord, révolutées à l’autre, dressées à l’état sec, très étalées, ascendantes à l’état humide; cellules basilaires marginales, sur une bande très étroite, hyalines, rectangulaires, 2—4 fois aussi 1. q.l.; les médianes linéaires, à parois épaisses , jaunâtres ; plus haut, elles deviennent carrées, et enfin arrondies, obscures, à peine papilleuses. Fol. intimes de l'involucre engainantes (au moins l’intime), puis rétrécies, terminées par un long poil qui atteint le milieu ou la base de la capsule ; 4—5 archégones. Vaginule oblongue, brune, allongée. Pédicelle jaune-verdûtre, dressé, légèrement flexueux; long. 3 millim. Capsule dressée, ovale-oblongue, lisse; long. 1 172 millim., diam. 374 millim,

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Opercule petit, convexe-conique, surmonté d’un bec droit ou oblique, plus ou moins allongé. Un anneau élevé, tombant par fragments. Péristome petit, conique-déprimé, brun; dents divisées ou percées de trous le long de la ligne médiane jusqu’au tiers. Spores petites. Fleurs mâles le long d’un rameau spécial, oblongues ; 2—3 fol. oblongues, aiguës, légèrement étalées par la pointe, nerviées; 10—15 anthéridies oblongues, allongées ; pas de paraphyses. — Février-mars.

« Granite, terrain de transition, grès; région montagneuse des Vosges. » (Mougeot) ; C. particulièrement sur les rochers granitiques découverts des montagnes moyennes ; par exemple, autour de Gérardmer, le Tholy, Remiremont , Vagney, Saulxures, Vesserling, Münster, Ortenberg, Clefcy, Chatas; nous ne l'avons pas trouvé sur le grès vosgien; MM. Schultz et Winter ne l’indiquent que sur les porphyres du Mont- Tonnerre et de la vallée inférieure de la Sarre ; granites roulés de Provence, dans le Jura (Lesquereux). — Répandu sur Les rochers siliceux de presque toute la France.

421, Grimmia Donniana Sm. FI. brit. IT, p. 1198; Husnot, Musc. Gall. n° 220; Grimmia obtusa Schwægr.; Bryol. eur. t. 249; Stirp. n° 408.

Tige courte (5—6 millim.) dressée ou ascendante, dichotome, ne se dénudant pas ; coussinets très pelils, denses, arrondis, grisätres, sur un fond vert olivâtre ou même brun foncé. Feuilles dressées par la base qui est lancéolée-oblongue, puis étalées, ascendantes, concaves, acuminées , terminées par un poil hyalin, superficiellement denticulé, court dans les feuilles inférieures, aussi long que le limbe dans les feuilles supérieures; ces dernières elles-mêmes plus allongées, planes aux bords; long. 2 millim., larg. 172 millim. ; cellules du tiers inférieur hyalines, à parois minces, rectangulaires, 4—8 fois aussi 1. q. L.; les supérieures arrondies, anguleuses , opaques, à parois épaisses, lisses. Fol. intimes de l’involucre demi-engainantes, légèrement plissées, terminées par un long poil décurrent ; 5—6 archégones ; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule oblongue. Pédicelle pâle, droit ; long. 2 172 millim. Capsule dépassant à peine les poils des fol. de l’involucre, brièvement oblongue, arrondie à la base , à peine rétrécie à l’orifice, lisse; long. 4 millim., diam. 172 millim. Opercule convexe, élevé, brièvement conique-obtus ou surmonté d’un mamelon obtus. Anneau jaune-orangé, formé de cellules courtes, renflées. Péristome d’un rouge brun ; dents lancéolées, assez courtes, aiguës, presque entières, divisées en deux branches plus ou moins cohérentes, ou percées inégalement de quelques trous. Coiffe descendant à peine au milieu de la capsule, surmontée d’un assez

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long bec brun, 3—5—lobée, souvent plus fendue d’un côté. Fleurs mâles axiliaires au-dessous des fleurs femelles, ou sur un rameau spécial; 3—5 fol. ovales-oblongues, mutiques ; 10—20 anthéridies oblongues, de grandeur moyenne; paraphyses extrèmement courtes et rares. — Automne et hiver.

RR. Rochers granitiques et métamorphiques, blocs, dans les lieux découverts au sommet des Hautes-Vosges ; Tanache, au-dessus du Lac- Vert (Mougeot), Rotabac et sur un tas de pierres entre le Hohneck et le Rotabac (B.). — Dauphiné : Pic-du-Bec (Ravaud) ; Pyrénées : Port de Vénasque (Jeanbernat) ; Aude (Roumeguère), sommets de la Montagne- Noire, dans le Tarn (M.-D. J.); Mont-Dore (Lamy).

B. Pédicelle extrêmement court, droit, capsule symétrique, immergée dans l’involuere, (E. 422— 424.) :

422. Grimmia apocarpa Hedw. Musc. frond. ; Schimp. Syn.; Stirp. n° 17; Schistidium apocarpum Bryol. eur. t. 233 et 234; G. apocaula Hedw.; Stirp. n° 18.

Plante extrêmement variable. Tige décombante, longuement dénudée et allongée avec l’âge, dichotome ; long. 10—50 mill. ; touffes arrondies, petites ou étendues, denses ou làâches, d’un jaune brun ou roux, grisonnantes à la surface, brunes et souvent noirâtres à l’intérieur. Feuilles imbriquées , légèrement courbées par la pointe à l’état sec, très étalées, diversement arquées ou en partie homotropes à l’état humide, oblongues à la base, puis rétrécies , lancéolées , longuement acuminées , carénées, vertes jusqu’au sommet ou terminées par un apicule hyalin ou par un assez long poil denticulé, révolutées aux bords jusque vers le sommet ; long. 2—2 172 millim., larg. 394 millim; cellules basilaires médianes 3—4 fois aussi 1. q. L., jaunâtres, subrectangulaires , droites ; les supérieures arrondies, légèrement anguleuses , à parois épaisses , légèrement papilleuses. Fol. de l’involucre dressées, oblongues, acuminées, vertes ou pilifères au sommet, concaves , légèrement révolutées aux bords ; 3—8 archégones; paraphyses courtes et rares. Vaginule conique, courte. Pédicelle presque nul. Capsule dressée, ovale-subglobuleuse , ovale-oblongue ou subeylindrique, arrondie à la base, lisse, jaunâtre passant au brun; long. 1—1 172 millim., diam. 374—1 millim. Opercule assez petit, convexe, peu élevé, surmonté d’un bec médiocre, droit ou oblique, rouge-orangé, persistant longtemps et entrainant la columelle dans sa chute. Pas d’anneau. Dents du péristome étalées à l’état sec, lanceolées, aiguës , finement pointillées, percées de quelques trous

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peu visibles, d’un pourpre foncé tournant au brun. Coïffe très petite, lobulée, ne couvrant que l’opercule. Fleurs mâles axillaires, au-dessous des fleurs femelles; 30 fol. ovales, courbées en cuiller au sommet, nerviées; 15—95 anthéridies; paraphyses courtes et rares. — Mars-avril.

b. helvetica N. et Hornsch. Bryol. germ. — Tige atteignant 25—80 millim.; feuilles légèrement homotropes à l’état humide, brièvement apiculées, hyalines, denticulées ou même “entièrement vertes au sommet; cellules basilaires médianes allongées. Fol. de l’involucre à peine hyalines au sommet. Capsule obovée, urcéolée à la fin.

c. gracilis N. et Hornsch. — Tige allongée (4—5 centim.), très grêle, ascendante, longuement dénudée, noire à la base ; touffes lâches, étendues, brunes. Feuilles très étalées en tous sens, terminées par un poil hyalin, denticulé, assez long; cellules basilaires médianes courtes, rectangulaires, les autres papilleuses. Fol. de l’involucre longuement pilifères. Capsule oblongue-subcylindrique. -

d. rivularis N. et H.; Grimmia rivularis Schwægr. Suppl.; Stirp. n° 508. — Tige à la fin très allongée (4—5 centim.), longuement dénudée, noire à la base, très divisée, fasciculée, noduleuse; touffes noirâtres, flottantes, analogues à celles du Cinclidotus fontinaloides. Feuilles très étalées en tous sens, ovales-oblongues, puis lancéolées, aiguës, subdenticulées au sommet, révolutées aux bords; long. 3—3 172 mill. ; cellules de la base rectangulaires, allongées; les supérieures presque-lisses. Fol. de l’involucre dépourvues de poil. Capsule subglobuleuse, tronquée. Fleurs mâles grosses ; fol. suborbiculaires, obtuses ; 20—30 anthéridies, très allongées ; quelques paraphyses également longues. Forme très distincte que nous sommes tenté de considérer comme une espèce.

CC. partout, sur les pierres des murs, au bord des ruisseaux, sur les rochers, en plaine et dans les montagnes, sur tous les terrains ; les var. b. et c. dans les Hautes-Vosges et le Haut-Jura; la var. d. assez rare, sur les pierres dans les rivières, çà et la. — Cette espèce varie à l'infini; il est loisible à chaque observateur de grouper ces variations à son gré ou de les rapporter aux nombreuses formes distinguées par Nees et Hornschuh (Bryol. germ. Zw. Th., Erst. Abth. S. 86, und folg.).

193. Grimmia conferta Funck, Moos-Tasch. Herb., p. 18; Stirp. n° 912; Schistidium confertum Bryol. eur. t. 232,

Espèce voisine des petites formes peu développées du @,

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apocarpa. Coussinets denses, fragiles, d'un vert foncé, olivätre; long. des tiges 6—15 millim. Feuilles imbriquées à l’état sec, élalées-dressées, concaves, à l’état humide, ovales-oblongues, carénées, inégalement révolutées aux bords, jusque vers le milieu; les inférieures obtuses, sans poil; les supérieures plus rétrécies au-dessus de la base, acuminées , terminées par un poil hyalin dilaté, court ; long. 1 172--2 192 millim., larg. 374—1 millim.; cellules du tiers inférieur oblongues, subrectangulaires, à paroïs épaisses, 2—3 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures arrondies, opaques, surmontées de larges papilles. ol. intimes de l’involucre demi-engainantes, oblongues-lancéolées, allongées, acuminées-hyalines, finement denticulées au sommet, planes aux bords ; 6—10 archégones courts; paraphyses courtes et rares. Vaginule très courte. Capsule immergée, globuleuse ou brièvement oblongue, arrondie à la base; long. 1 millim. Opercule convexe-déprimé, surmonté d’un mamelon obtus, pourpre, emportant la columelle dans sa chute. Pas d'anneau. Dents du péristome lancéolées, percées et divisées en 2—3 branches impar faites, plus ou moins cohérentes, d’un rouge orangé. Fleurs mâles au-dessous des fleurs femelles.

R. Rochers siliceux; rochers euritiques à Schirméeck, de grès vosgien à Bruyères (Mougeot), à Saint-Dié; sur des blocs de granite syénitique formant des murs de soutènement entre Senones et le Ménil (B.), Hohneck (Schimper), Rotabac (Blind), Sainte-Marie-aux-Mines (Caspary), sur le grès bigarré près de Deux-Ponts (Bruch); blocs erratiques dans le Jura (Lesquereux). — Ça et là, sur les rochers siliceux, dans presque toute la France, Alpes, Pyrénées, montagnes de l'Auvergne.

Grimmia maritima Turn. Muscol. hib. p. 23; Schistidium marilimum Bryol. eur. t. 235.

Très distinct du G. apocarpa par ses feuilles très étalées, plus allongées, lancéolées linéaires, canaliculées, infléchies aux bords, dépourvues de poil. Vaginule subcylindrique, allongée. Capsule globuleuse, tronquée. Opercule grand, convexe, surmonté d’un bec oblique. Dents du péristome très étalées à l’état sec, percées de trous disposés en plusieurs séries. — Printemps.

F Rochers maritimes de la Bretagne et de la Normandie.

424. Grimmia sphærica Schimp. Syn. p. 199 ; Schistidium pulvinatum Brid.; Bryol. eur. t. 231; Gymnostomum pulvinatum Hedw. Spec. Muse. p. 36, t. IT.

Plante également semblable au G. apocarpa. Tige dénudée

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à la base; feuilles lächement dressées, oblongues-lancéolées, révolutées aux bords; les supérieures terminées par un long poil blanc, denticulé, décurrent. Capsule globuleuse, à la fin tronquée. Opercule convexe-déprimé, surmonté d’une simple papille obtuse. Coiffe très petite, ne couvrant pas même tout lPinvolucre. Un anneau. Péristome presque nul; dents rudimentaires, tronquées, très courtes. Fleurs monoïques. — Printemps.

Lesquereux dit de ce Grimmia, dans son catalogue : « Roger l’a trouvé à la Dôle, sur les pierres (Bridel) > ??.; sur le mélaphyre, dans les Basses- Vosges, entre Cusel et Baumholder (Schultz), à Erzweiler (Mærker), sur les schistes dans la vallée inférieure de la Sarre à Serrig (Winter). — Dans la Lozère (Requien) ; au Lautaret (A. Mougeot),

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