‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 287 sur 395 · GRIMMIA TORQUATA · texte numérisé non relu

GRIMMIA TORQUATA

426. Grimmia torquata Grev. Scott. F1. 199; Husnot, Muse. Gall. n° 218; Schimp. Syn. p. 210 ; Stirp. n° 1308.

Tige dressée, molle, flexueuse, dichotome, à peine dénudée à la base; long. 10—30 millim.; coussinets denses, très bombés, d'un vert jaunâtre clair à la surface, bruns ou même noirätres à l'intérieur. Feuilles crépues et nettement contournées en séries hélicoïdales à l'état sec, dressées-étalées, un peu incurvées à l’état humide, étroitement oblongues, ou longuement lancéolées linéaires, carénées, aiguës, brièvement hyalines au sommet, entières, planes aux bords, ou en partie révolutées vers le milieu ; la nervure s’avance jusqu au sommet; long. 1 192—2 millim., larg. 178 millim.; cellules à parois très épaisses ; les inférieures linéaires, sinueuses, 6—10 fois aussi 1. q. 1.; les marginales hyalines; les supérieures arrondies, à peine papilleuses; parfois celles des bords vers le sommet sont transversalement dilatées. Fleurs femelles : 2—3 fol. intimes à demi ou aux trois quarts engainantes, dressées, acuminées, d’un tissu plus délicat, à cellules basilaires hyalines, linéaireshexagones ; 3—4 archégones allongés ; paraphyses courtes, rares. — À la face supérieure des feuilles, sur la nervure, on rencontre souvent des corpuscules oblongs ou arrondis, formés de cellules diversement groupées et qui, après leur isolement, servent sans doute à la reproduction de la plante. — Espèce plus voisine du G. funalis que de toute autre.

RR. Sur les parois verticales légèrement fraîches et ombragées des rochers granitiques du Hohneck (Mougeot) ; abondant aux Krabbenfelsen, plus rare au Rotabac (B.). On n'avait pas encore signalé jusqu'ici les fleurs femelles de cette espèce,

58° Genre : Campylostelium Br. Sch.

Coiffe conique, lobulée à la base. Pédicelle long, géniculé. Capsule cs lindrique, lisse. Opercule longirostre , droit. Péristome : dents naissant d’une membrane distincte, divisées, jusqu” es du milieu, en deux branches subulées. Tiges très courtes (1—3 millim.), ne formant pas de coussinets. Feuilles linéaires, crépues à l’état sec. Plantes croissant sur les rochers siliceux, ombragés.

427. Campylostelium saxicola Bryol. eur. t. 116; Dicranum saxicola W. et M. Bot. Tasch., p. 167; Grimmia geniculata Schwægr. Suppl.

Tige très courte (1 mill.), divisée en 2—3 branches. Plante

670 582 GENRE : CAMPYLOSTELIUM.

vivant isolée ou formant de petits groupes d’un vert foncé. Feuilles vertes, crépues à l’état sec, étalées-ascendantes, flexueuses à l’état humide, oblongues, concaves à la base, puis linéaires-subulées, carénées, nerviées jusqu’au sommet; cellules de la partie oblongue hyalines, à parois minces, rectangulaires, 3—4 fois aussi 1. q. l., ou subrhomboïdales ou hexagones ; les moyennes carrées; les supérieures arrondies, opaques, lisses. Fol. de l'involucre allongées, étroitement oblongues-lancéolées à la base, puis longuement linéairessubulées ; 3—5 archégones, paraphyses grêles. Vaginule oblongue. Pédicelle pâle, tordu à la base vers la gauche, et, au sommet, vers la droite, dressé, flexueux à l’état sec, recourbé à l’état humide; long. 3—4 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, lisse, sans col distinct, brune. Opercule petit, bordé de rouge à la base, longuement acuminé (acumen pâle, droit). Coiffe conique, longuement acuminée, divisée, à la base, en 3—5 lobes inégaux. Anneau formé de plusieurs séries de petites cellules, assez persistant. Péristome : 16 dents légèrement incurvées à l’état sec, dressées, formant un cône à l’état humide, linéaires-subulées, entières ou plus ou moins bifides au sommet, finement papilleuses, pourpres. Spores lisses, jaunâtres. Fleurs mâles sur un rameau spécial; fol. ovales, aiguës, nerviées; 2—8 anthéridies ; quelques paraphyses. — Septembre-octobre.

Sur les parois verticales des rochers siliceux un peu altérés, aux lieux légèrement frais et ombragés, en société de l’espèce suivante; sur des rochers euritiques, au Ballon de Servance (B.); sur le grès vosgien, à Saint- Dié (B.), Moussey, au-dessous de Preyé (Lemaire), Bobenthal (Gümbel) ; sur le grès bigarré à Deux-Ponts (Bruch), près de Sarrebrück (Winter); sur le grès houiller à Waldmohr (F. Schultz). — Près de Rhodez (Moquin- Tandon), de Bagnères, dans les Pyrénées (Spruce), Bizanet, forêt de Fanges dans l’Aude (Roumeguère).

59° Genre : Brachyodus Hornsch.

Coiffe conique, lobulée à la base, parfois plus ouverte d'un côté. Pédicelle dressé ou légèrement arqué, pâle. Capsule dressée, ovale ou oblongue, à la fin striée. Opercule longirostre. Péristome : 16 dents pâles, courtes, tronquées. Plantes très petites; long. 1—3 millim. Feuilles linéaires, crépues à l’état sec. Se trouve sur les rochers siliceux, frais, désagrégés.

428. Brachyodus trichodes N. ei Hornsch. Bryol. germ. Zw. Th., Zw. Abth. p.3, t. XXV; Bryol. eur. t. 115;

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