BRACHYODUS TRICHODES
Husnot, Muse. Gall. n° 114; Gymnostomum trichodes W. et M. Taschb. p. 85; Stirp. n° 711.
Tige extrêmement courte, divisée en 2—3 branches ; long. 1? mill.; plante formant de petits gazons souvent étendus, plus ou moins fournis, d’un vert gai ou brunâtre. Feuilles supérieures rapprochées, grandes, ordinairement un peu courbées-homotropes, ovales-oblongues, puis rétrécies, longuement linéairessubulées, planes aux bords, entières, légèrement canaliculées ; long. { 172 millim. ; l'acumen est formé en grande partie par la nervure; cellules basilaires rhombées ou rectangulaires, presque hyalines ; les supérieures opaques, vertes, peu distinctes. Fol. intimes de l’involucre plus petites, moins longuement acuminées ; 1—2 archégones ; paraphyses très rares. Vaginule subcylindrique , brune. © Pédicelle d'un jaune verdätre, tordu supérieurement vers la droite, droit ou légèrement courbé, flexueux ; long. 2—5 millim. Capsule oblongue, molle, pâle, munie d’un col atténué, striée et cylindrique après la sporose ; long. 172— 3,4 millim. Opercule bordé de rouge, déprimé , surmonté d’un bec allongé, droit, Un anneau élevé, formé de plusieurs séries de cellules. Péristome : dents #rès courtes, carrées ou transversalement dilatées, pâles, étalées à l’état sec, incurvées sous l’action de l'humidité. Coiffe jaunâtre, lobée à la base , souvent d’une manière inégale. Fleurs mâles terminant de petits rameaux basilaires ; fol. ovales-oblongues, concaves ; 2—3 anthéridies oblongues; pas de paraphyses. — Octobre-novembre, en plaine, juillet-août, dans les montagnes.
Sur les paroïs verticales ou très inclinées des pierres ou des rochers siliceux, presque au niveau du sol, dans les endroits frais et ombragés, plus ordinairement tournés vers le nord, de préférence sur les rochers désagrégés à la surface; sur le granite, au Hohneck (Mougeot); dans les gorges ; au-dessus de Blanchemer , au bord d’un chemin allant du Hohneck vers le Rotabac + entre Granges et Chamdray ; sur le grès bigarré, dans les carrières , à Sainte-Hélène et Aydoilles (B.), Deux-Ponts (Bruch), Wissembourg, Rothenfels ; sur le grès vosgien ; entre Bobenthal et Rumbach (Schultz et Winter), dans les forêts du Grand-Bras , au-dessus de Moussey (Lemaire), dans tous les environs de Saint-Dié, au Camberg et à l’Ormont (B.). Cette petite mousse semble répandue dans tout le système des Vosges, et il est facile de la découvrir , malgré sa très petite taille , quand on connaît bien ses stations favorites.
60° Genre : Hedwigia Ehrh.
Coiffe conique, laciniée. Capsule sessile, globuleuse, lisse. Opercule obtus. Péristome nul. Tige robuste; feuilles ovales, énerves, hyalines au sommet. Plante dépourvue de stolons, croissant sur les rochers siliceux.
672 60° GENRE : HEDWIGIA.
429. Hedwigia ciliata Hedw. Muse. frond. 1, p. 104; Bryol. eur. t. 272-273 ; Gymnostomum Hedwigia Schr.;
Stirp. n° 12; Bryum ciliatum Dicks. Fasc. IV; Neckera ciliata C. Müll.
Tige innovant au-dessous des fleurs et à la base, garnie, à ce point, de radicules nombreuses, dressée, peu divisée, à la fin ‘allongée et dénudée à la base, souvent décombante ; long. 2-10 centim. ; la jeune plante forme souvent des coussinets arrondis ; les vieilles présentent des tapis étendus, peu cohérents, d’un vert jaunâtre terne à l’état humide, d’un vert pâle, souvent blanchâtre à l’état sec. Feuilles imbriquées, légèrement homotropes par l’extrémité sur les tiges dressées, plus fortement falciformes , déjetées latéralement sur les tiges décombantes, à l’état sec, très élalées en tous sens, concaves à l’état humide, ovales, rétrécies vers le sommet et terminées par un acumen hyalin, hérissé de papilles latérales très saillantes, révolutées aux bords jusque vers le milieu, légèrement plissées vers la base, complélement énerves; long. 1 374 mill., larg. 374 mil. ; cellules d’un jaune de rouille, à parois très épaisses, linéaires, 8—10 fois aussi L. q. 1. vers le milieu de la base, brièvement oblongues , 2 fois aussi 1. q. L. jusque près du sommet ; les marginales de la base carrées ; les marginales supérieures arrondies, presque toutes surmontées de 2—8 papilles anguleuses, saillantes. Fol. involucrales (5— 6) dressées, oblongues-lancéolées, plus allongées, plus longuement et finement acuminées , garnies, sur le contour de l’acumen hyalin, de longs cils très flexueux, élégamment dentés, ramifiés; 5—6 archégones ; paraphyses inégales , les unes très longues, formées parfois de 2 séries de cellules. Vaginule très imparfaite ou assez bien conformée. Pédicelle distinct (long. 3,4 millim.) ou presque nul. Capsule globuleuse ou légèrement allongée, tronquée après la chute de l’'opercule, bordée de rouge, lisse; diam. 1—1 172 millim. Opercule convexe en forme de calotte, ou surmonté d’une papille obtuse, bordé de rouge. Pas de péristome ni d’anneau. Spores petites, pâles. Coiffe campanulée-conique, ne couvrant que l’opercule, 4—lobée, ordinairement plus ouverte d’un côté que de l’autre, surmontée d’un acumen formé par l’archégone primitif, glabre ou garnie de poils flexueux. Fleurs mâles très petites, aæillaires, au-dessous des fleurs femelles; fol. largement ovales, rétrécies en une pointe obtuse, courte, énerves ; 5—10 anthéridies oblongues; paraphyses filiformes. — Marsmal.
CC. Sur les rochers siliceux, découverts ou dans les bois, sur les murs
en pierres sèches , les blocs isolés, partout, à toutes les altitudes, particulièrement sur le granite dans les Hautes-Vosges et sur le grès vosgien ;