‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 289 sur 395 · HEDWIGIDIUM IMBERBE · texte numérisé non relu

HEDWIGIDIUM IMBERBE

sur les blocs erratiques du Jura et dans la forêt de Serre. Cette plante est très variable; les tiges sont grêles, allongées, décombantes (var. gracilis), ou plus robustes, dressées, courtes ; les feuilles sont vertes , à A hyalines tout au sommet (v. viridis), ou blanches, hyalines sur tout e tiers supériear (v. /eucophæa).

61° Genre : Hedwigidium Br. Sch.

Plantes semblables à celles du genre précédent, dont elles diffèrent surtout par des tiges émettant des stolons retombants, garnis de feuilles distinctes ; par des feuilles caulinaires vertes au sommet, dépourvues de poil hyalin, et par une capsule souvent exserte. La coiffe est glabre.

430. Hedwigidium imberbe Br. Sch. Bryol. eur. t. 274; Gymnostomum imberbe Sm. Engl. Bot.; Schistidium imberbe N. et Hornsch. Bryol. germ. et Bridel (ex parte).

Tige primaire stoloniforme, appliquée, émettant des branches nombreuses , ascendantes ou dressées, simples, dichotomes ou garnies de 1—4 rameaux courts, dressés ; les branches principales et les rameaux semblables, cylindriques, obtus; long. 10—20 millim.; tapis denses, raides, d’un brun de rouille à l'intérieur, d’un vert jaunâtre à la surface. Feuilles moyennes des branches dressées exactement imbriquées à l’état sec, très élalées en tous sens, rarement un peu homotropes à l’état humide , très rapprochées , ovales-oblongues, rétrécies et brièvement acuminées , entières, à peine sinuolées , énerves , à demi relevées, sur le contour, selon une large bande, puis nettement révolulées aux bords, de la base jusque près du sommet; long. 1 194—1 192 millim., larg. 192—23 millim.; une large bande médiane, allant de la base au second tiers, est formée de cellules linéaires, d’une teinte jaunâtre plus claire; 6—10 fois aussi 1. q. 1. ; de chaque côté, une bande marginale formée de cellules carrées, obscures; les cellules moyennes sont un peu allongées, d’un brun marron, très légèrement papilleuses ; les supérieures carrées, toutes à parois très épaisses. La tige primaire ou les rameaux, par les points en conctact avec le support, émettent des stolons grèles, filiformes, flexueux, garnis, cù et là, de paquets de radicules et de petites feuilles ovales, imbriquées , nullement ou à peine révolutées aux bords, terminées par un long acumen filiforme, brun, flexueux, ordinairement recourbé. Fleurs mâles axillaires ; 3—6 fol. plus petites que les feuilles caulinaires, mais du reste assez semblables ; 10— 12 anthéridies oblongues, médiocres ; paraphyses filifor-

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mes, un peu plus longues ou égales. Fleurs femelles sur la même plante; « fol. plus allongées, lancéolées-acuminées, imbriquées, plissées à la base, formées de cellules allongées, vers la base, carrées et épaisses plus haut. Capsule immergée, très brièvement pédicellée, subglobuleuse ou obovée, renflée, resserrée à l’orifice , dépourvue de péristome et d’anneau; opercule petit, conique, oblique; coiffe petite, déjetée, souvent fendue. » (C. Müll. Syn. I, p. 106).

RR. Sur les parois très inclinées , et exposées au sud-ouest, d’un rocher granitique escarpé , à la Hazelle (Saut-du-Cerf) près de Vagney, altitude 500 m. (1867, B.) — Dans les Pyrénées, Bagnères de Bigorre et Bagnères de Luchon (Spruce, Philippe). À Vagney, cette plante ne produit pas de capsules, bien qu’elle soit monoïque; les fleurs femelles sont rares et semblent atrophiées ; elles ne renferment que 1—2 archégones.

Braunia sciuroides Br. Sch. Bryol. eur. t. 275 — Espèce très voisine de l’Hedwigidium imberbe. Tige longuement dénudée , dépourvue de radicules, émettant aussi des stolons. Feuilles de même forme, plus larges , plus brièvement acuminées , planes aux bords. Pédicelle allongé. Capsule longuement exserte , étroitement oblongue. Opercule coniqueacuminé. Pas d’anneau ni de péristome, Coiffe oblique , fendue latéralement. Fleurs monoïques. — Sur les rochers du versant méridional des

Alpes.

+fT. Coiffe prismatique-tétragone, dans le premier âge, à la fin renflée-vésiculeuse, déchirée latéralement ou simplement lobulée à la base.

99° Tribu : Funariées.

i (Trib, Funariaceæ Schimp.)

Capsule plus ou moins longuement pédicellée, globuleuse ou obovée, munie d’un col distinct, lisse ou cannelée, bombée ou symétrique. Opercule convexe. Péristome nul, simple ou double. Sporange ordinairement plus petit que la capsule. Fleurs mâles discoïdes ; paraphyses renflées. Plantes annuelles, vivant sur la terre, dans les lieux frais; feuilles obovées-acuminées, d'une structure délicate, à grandes mailles hexagones.

62° Genre : Funaria Schreb.

Coiffe à la fin vésiculeuse, fendue latéralement et oblique.

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