PHASCUM FLŒRKEANUM
sommet et subobtuses, surmontées d’un poil roux, dû à l’excurrence de la nervure; les bords sont révolutés vers le sommet ; le pédicelle très court est droit ou arqué; la capsule dressée ou subhorizontale, subglobuleuse, apiculée.
CC. partout, sur la terre, dans les champs, les jardins; les lieux argileux, frais, découverts ; la var. piliferum recherche les lieux sablonneux ; ; disséminée dans l’intérieur des terres, elle est plus commune sur les sables des bords de la mer.
**, Feuilles ovales, larges et courtes ; plantes très exiquës, bulbiformes. (E. 447—449.)
447. Phascum Flœrkeanum W. et M. Bot. Taschb.; Acaulon Flærkeanum Bryol. eur. t. 3; Microbryum Flæœrkeanum Schimp. Syn. p. 11.
Tige extrêmement courte; plante vivant isolée ou ne formant que de très petits groupes. 8—1® feuilles dressées, làchement imbriquées par la base, étalées par l'extrémité, ovales, concaves, ensuite rétrécies , acuminées , entières , ordinairement révolutées aux bords, à partir du milieu jusque vers la base de l’acumen; la nervure s’avance jusqu’au sommet, ou même le dépasse en formant une petite pointe brune ; long. 1—1 174 millim., larg. 172 millim. ; cellules de la base subrectangulaires, 2—3 fois aussi 1. q. L.; les supérieures carrées, à contours peu nets, quelques-unes même sont papilleuses. Fleurs femelles : 3—6 archégones; pas de paraphyses. Vaginule très courte. Pédicelle presque nul. Capsule dressée , subglobuleuse, brièvement apiculée où mamelonnée au sommet. Coiffe conique-acuminée, descendant au tiers de la capsule, divisée, à la base, en 3—5 lobes plus ou moins profonds. Spores grandes. Fleurs mâles : anthéridies oblongues, claviformes, solitaires à P'aisselle des feuilles supérieures. — Pendant l'hiver.
Lieux vaseux , à demi desséchés , au bord des ruisseaux , des marécages ; près de Deux- Ponts (Bruch), de Landau (Gümbel), de Strasbourg, au Neuñof (Schimper) ; près du pont de Thièle, dans le Jura (Lesquereux). — Calvados , à Falaise (De Brébisson), Var , Costebelle (De Mercey).
448. Phascum muticum Schreb. p.8; Acaulon muticum C. Müll. ; Bryol. eur. t. 4; Stirp. n° 1204; Sphærangium mutlicum Schimp. Syn.
ige extrêmement courte, fixé » radicule T trêm t te, fixée au sol par des radicules hyalines, abondantes ; plante bulbiforme, vivant isolée ou for-
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mant de très petits groupes, d’un vert brun ou jaunûtre. Feuilles inférieures très petites, obtuses, énerves ; les moyennes ovales, aiguës ou apiculées, nerviées; es supérieures ou involucrales (3) deux fois plus grandes, dressées-imbriquées, tres concaves, formant un bourgeon ovale-aigu, munies d’une nervure qui forme, au delà du limbe, un petit mucron étalé, du reste obtuses, inégalement sinuolées-crénelées au sommet, infléchies aux bords; long. 1 192 millim.; cellules du tiers inférieur grandes, rectangulaires, presque hyalines, 8—4 fois aussi 1. q. L. ; les supérieures rhombées, plus ou moins aiguës; 3—5 archégones; pas de paraphyses. Vaginule subglobuleuse. Pédicelle tres court (174 millim.). Capsule dressée, sphérique ou rarement brièvement oblongue, très brièvement et obtusément apiculée; diam. 172 millim. Coiffe très petite, presque réduite à l’archégone primitif, corrodée ou laciniée, parfois plus longuement fendue d’un côté. Fleurs mäles gemmiformes, excessivement petites, fixées à la base de la plante femelle, ou paraissant libres, difficiles à trouver ; fol. ovales, aiguës, énerves; 2—3 anthéridies courtes; pas de paraphyses. —A la fin de l'hiver.
Lieux sablonneux , argileux , champs humides, prairies. « Partout. » (Mougeot) ; bois de Tomblaine près de Nancy (Godron), de Deux-Ponts (Bruch), Wissembourg (Schultz), Sarrebrück ( Winter), Strasbourg (Schimper), Saint-Dié (B.), Neufchâtel , dans le Jura (Chaillet). — M. Durieu a recueilli dans les sables maritimes du sud-ouest de la France, la v. minus Sch, caractérisée par ses dimensions plus petites encore, des feuilles entières , plus brièvement apiculées, une capsule plus petite, des spores plus papilleuses.
449. Phascum triquetrum R. Spruce Engl. Bot. t. 2901; Acaulon triquetrum C. Müll.; Bryol. eur. t. 4; Stirp. n° 802 (en partie); Sphærangium triquetrum Schimp. Syn.
Plante très semblable à la précédente, verte jusqu’à la maturité; les fol. involucrales toujours au nombre de trois, forment un petit bourgeon plus exactement trigone ; elles sont nettement carénées , légèrement révolutées et inégalement dentées sur le contour du liers supérieur, terminées par un petit acumen recourbé, dû à l’excurrence de la nervure. La section transversale de ces feuilles présente un angle aigu, à sommet net,-tandis que la section des feuilles involucrales du P. muticum fait voir un angle moins nettement défini, à côtes convexes, à sommet émoussé. Pédicelle arqué. Capsule horizontale, sphérique, tout à fait arrondie au sommet, sans apicule. Spores grandes, ee Coiffe très petite, irrégulièrement frangée, laciniée à la base.