‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 297 sur 395 · PHYSCOMITRELLA PATENS · texte numérisé non relu

PHYSCOMITRELLA PATENS

RR. Lieux gramineux des fortifications de Strasbourg (Kneïff, 4822, Schimper) ; lieux argileux , près de Landau (Gümbel). — Var : Costebelle, Col du Cerf (De Mercey), Tarn : Saint-Urcisse, bois de Cambon , bords du ruisseau de Monton (M.-D. J.). — Sous le n° 802 des Stirpes vog.rhen., on trouve à la fois des échantillons de cette espèce et du P. muticum, ce qui justifie la détermination primitive et la rectification postérieure.

66° Genre : Physcomitrella Schimp.

Fleurs monoïques ; capsule immergée ou à peine exserte, subglobuleuse, molle, dépourvue de col et de sporange, munie d’une columelle épaisse, à la fin résorbée. Coiffe campanulée, renflée à la base. Tige simple, atteignant 1—2 millim. Feuilles ovales, molles. Prothalle fugace. Genre peu distinct.

450. Physcomitrella patens Schimp. Coroll. p. 3; Bryol. eur. t. 3; Phascum patens Hedw. Musc. frond. 1, p. 28; Stirp. n° 704; Ephemerum palens C. Müll.

Tige dressée, presque nue à la base; plante vivant isolée ou formant de petits groupes. 10—12 feuilles rapprochées, lâchement dressées, un peu étalées au sommet, carénées, oblongues-lancéolées, subspatulées, médiocrement acuminées, garpies, sur le contour, de dents obluses, espacées, plus grandes vers le sommet; la nervure mince et étroite s’arrête loin du sommet; long. 2 172 millim., larg. 192—374 millim.; cellules basilaires hyalines, rectangulaires, 8—10 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures hexagones ; 8—6 fois aussi 1. q. L. , renfermant peu de chlorophyile. 2—3 archégones allongés; pas de paraphyses. Vaginule très courte, brune. Pédicelle très court ou s'allongeant un peu. Capsule immergée ou émergeant, dressée, subglobuleuse, terminée par un petit apicule rougeûtre , formée d’une membrane molle, qui se rompt aisément ; diam. 172 mill. Coiffe conique-acuminée, brievement dilatée, irrégulièrement lacérée à la base; elle ne couvre qu’une petite portion de la capsule. Spores grandes, un peu anguleuses, très papilleuses. Fleurs mâles aæillaires ; 2—3 anthéridies obovées, courtes, sans paraphyses, à l’aisselle d’une foliole ovale, au-dessous des fleurs femelles. — Septembre-octobre.

Lieux vaseux, bords des fossés , sur la terre humide , calcaire ou argileuse, « Partout » (Mougeot), environs de Fénétrange sur le muschelkalk, d’Attignéville sur le calcaire jurassique (B.), Nancy (Godron), Deux-Ponts (Bruch), Sarrebrück (Winter), Neufchâtel (Lesquereux). Cette plante est très molle , très délicate dans toutes ses parties,

694 67° GENRE : EPHEMERUM.

67° Genre : Ephemerum Hampe.

Fleurs plus ou moins complétement dioïques. Capsule subglobuleuse, immergée dans l’involucre, subsessile , dépourvue de sporange et de columelle. Coiffe petite, entière, laciniée à la base ou fendue latéralement. Spores grandes, peu nombreuses, papilleuses. Tige tres courte, annuelle. Prothalle persistant et formant un feutre confervoïde, sur lequel se développent les plantes fertiles sous la forme de bourgeons épars.

T. Feuilles nerviées. (E. 451—458.)

451. Ephemerum recurvifolium; Phascum recurvifolium Dicks. Fasc. IN; Phascum crassinervium Grev. Scott. FI. : Ephemerum pachycarpum Hampe; Bryol. eur. t. 2; Ephemerella recurvifolia Schimp. Syn. p. 7.

Tige extrêmement courte, garnie, à la base, de radicules pêles ; prothalle formé de filaments d’un vert pâle, courts, peu ramifiés, s'oblitérant vers l’époque de la maturité des capsules. Feuilles d’un vert foncé, crépues à l’état sec, étalées-divergentes , flexueuses à l’état humide, souvent demi -tordues, nombreuses (10—15); les inférieures oblongues, brièvement acuminées , ordinairement énerves ; les autres étroitement oblongues à la base, puis lancéolées-linéaires, sinuolées ou finement denticulées sur le contour des deux tiers supérieurs , parfois comme incisées vers le sommet, planes aux bords, finement acuminées par l’excurrence de la nervure ; long. 1 192—2 millim., larg. 174 millim. à peine; cellules inférieures rectangulaires, 2—4 fois aussi L. q.1.; les supérieures rhombées , courtes, vertes. Fleurs femelles : 1—3 archégones; paraphyses filiformes déjà à l’aisselle des feuilles supérieures. Vaginule brièvement oblongue, brune. Pédicelle très court. Capsule dressée, brièvement ovale, arrondie à la base, terminée par un bec variable, oblique, obtus; diam. 172 millim. ; bien que subsessile, la capsule est facilement visible à cause de la divergence des fol. de l’involucre. Coiffe conique, apiculée, descendant jusqu’au milieu de la capsule, ouverte d’un seul côté, parfois plurilobée. Fleurs mâles gemmiformes , dans le voisinage des fleurs femelles, naissant du même prothalle; 3—6 fol. largement ovales, brusquement acuminées , les externes nerviées , les intimes énerves ; 3—4 anthéridies petites, courtes; quelques paraphyses. — Pendant l'hiver.

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