EPHEMERUM STENOPHYLLUM
Sur la terre argileuse ou calcaire, dans les friches , les champs de luzerne, sur le muschelkalk , entre Châtel et Hadigny (B.), près de Deux- Ponts (Bruch). — Haute-Savoie, Thonon (Puget), Calvados , Falaise (De Brébisson), Oise , au-dessus de Chaumont (Graves), environs de Paris, près de la machine de Marly (Chevallier).
452. Ephemerum stenophyllum Schimp. Syn. p. 5; Phascum stenophyllum Nees et Hornsch. Bryol. germ. 1. Th. p. 59, t. IV, Ephemerum sessile Br. Sch. t. 2.
Prothalle d’un vert foncé, très ramifié ; plantes fertiles, isolées ou formant de petits groupes (2—4), fixées au sol par des radicules brunes. Feuilles peu nombreuses (5—8), étalées-arquées ou légèrement contournées, flexueuses, étroitement lancéoléeslinéaires, finement acuminées, légèrement carénées, garnies, sur le contour du tiers supérieur, de petites dents émoussées, peu nombreuses; la nervure élargie occupe plus du tiers du limbe et le dépasse au sommet. Les feuilles inférieures sont plus courtes, moins longuement acuminées, plus dressées que les supérieures. Cellules de la base rectangulaires, 2—3 fois aussi L. q. l., à parois molles, mais épaisses; les supérieures rhombées, plus courtes, renfermant peu de chlorophylle. 1—2 fol. involucrales intimes plus courtes que les externes; 1—3 archégones; pas de paraphyses. Vaginule oblongue, brune. Pédicelle dressé extrêmement court. Capsule globuleuse, terminée par un petit apicule. Coiffe plus ou moins ouverte latéralement et légèrement déjetée oblique, apiculée, brune au sommet, descendant seulement au tiers de la capsule. Fleurs mâles gemmiformes sur le prothalle, à la base de la plante femelle. — Septembre-novembre.
Sur le muschelkalk, dans la forêt de Wolfsrach , près du chemin de Deux-Ponts à l'auberge de Gündbach , et prairies de Deux-Ponts (Bruch); prairies , sur les bords de l’Isch, non loin du moulin de Postroff, près de Fénétrange , sur le muschelkalk (B.).
453 Ephemerum cohærens Hampe; Bryol. eur. t. 1; Stirp. n° 1403; Phascum cohærens Hedw. Spec. Musc. MH t. I. |
Plantules fertiles très petites , assez rapprochées; prothalle persistant, ramilié, très fourni, étalé-dressé, tenace, d'un beau vert, pälissant ou brunissant à la fin. Feuilles inférieures petites; les 6--8 supérieures plus grandes, lancéolées , assez longuement acuminées, légèrement denticulées sur le contour de la moitié supérieure, munies d’une nervure mince qui se prolonge jusqu'au sommet; ces feuilles dressées, carénées ou
696 67° GENRE : EPHEMERUM.
concaves à la base, s’étalent ou se recourbent légèrement par la pointe ; long. 1 172 millim., larg. 192 millim.; cellules grandes, molles , peu régulières; les inférieures hexagones-subrectangulaires, 3—5 fois aussi 1. q.1.; les supérieures un peu plus courtes , généralement hexagones- aiguës. {—2 archégones. Vaginule brièvement oblongue. Pédicelle comme nul. Capsule globuleuse , rougeätre, surmontée d’un apicule court et obtus; diam. 172 millim. Coiffe descendant jusqu’au tiers de la capsule, terminée par un bec oblique, d’un tissu lâche, irrégulierement laciniée et comme frangée à la base, ou fendue latéralement. Fleurs mâles sur des plantules gemmiformes très petites, au milieu du prothalle; anthéridies petites, peu nombreuses. — Printemps.
RR. Sur la terre des taupinières, dans l’île da Rhin, près de PP (Schimper).
T1. Feuilles énerves. (E. 453 bis.)
-453 bis. Ephemerum serratum Hampe; Bryol. eur. t. 1; Phascum serratum Schreb.; Stirp. n° 808.
Prothalle fourni, d’un beau vert soyéux ; ramifications allongées , déprimées; plantules fertiles très petites, nombreuses, se détachant, à la maturité, sur le fond vert du prothalle, comme autant de petits points d’un rouge vif dû à la couleur de la capsule. Feuilles peu nombreuses (7—8), dressées, concaves ; les inférieures ovales-acuminées; les supérieures beaucoup plus grandes, ovales-lancéolées, allongées, longuement acuminées, tout à fait énerves, denticulées dès au-dessous du milieu (dents nombreuses, grandes, étalées, aiguës, inégales); cellules grandes, molles, renfermant peu.de chlorophylle , hexagones-subrhomboïdales, 4—8 fois aussi 1. q. 1. 1—3 archégones. Vaginule courte. Pédicelle presque nul. Capsule subglobuleuse, terminée par un apicule droit, obtus ou subaigu, à la fin d’un rouge vif. Coiffe descendant jusqu’au milieu de la capsule, renflée-campanulée à la base, brusquement acuminée, rougeâtre au sommet, fendue laléralement sans être oblique. Fleurs mâles sur des plantes gemmiformes, très petites, à La base des plantes femelles ; fol. ovales-acuminées ; 2—3 anthéridies très petites. — Pendant l'hiver et au printemps.
Sur la terre nue, argileuse, un peu humide, dans les champs et les prairies, presque partout dans la région des plaines et des: collines inférieures.
454, ARCHIDIUM ALTERNIFOLIUM. 697
4° Famille : ARCHIDIACÉES.
(Trib, Archidiaccæ Schimp.)
Fleurs monoïques ou synoïques ; archégones accompagnés de paraphyses. Capsule sessile, globuleuse, obtuse, à parois minces mais tenaces, dépourvue de sporange et de columelle ; vaginule presque nulle ; coiffe déchirée irrégulièrement à la base ; spores relativement très grandes, peu nombreuses (10 —°20), polyédriques, lisses, renfermées jusqu’à la fin dans la cellule primitive. Tige innovant au-dessous des fleurs, à la fin divisée et déprimée; feuilles lancéolées et subulées, nerviées. Pas de prothalle radiculaire.
68 Genre : Archidium Brid.
Caractères de la famille.
454. Archidium altermifolium Schimp. Syn. p. 28; Arch. phascoides Brid.; Bryol. eur. t. 8 et 637; Stirp. n° 904; Schultz, FI. Gall. et Germ. exsicc. n° 1596 et bis; Phascum alternifolium Dicks. Fasc. I, p. 38.
Tige grêle, courte, dressée, se terminant par une fleur; audessous de celle-ci, naissent 1—2 innovations grêles, déprimées, ascendantes, garnies de petites feuilles espacées, oblonques-lancéolées, acuminées, planes, légèrement sinuolées aux bords, munies d'une nervure qui atteint l'extrémité, dressées à l’état sec, étalées ou même arquées en dehors à l’état humide ; long. 1 millim., larg. 173—172 millim.; cellules basilaires peu distinctes, à parois épaisses, rectangulaires, 9—4 fois aussi 1. q. L.; les supérieures souvent tronquées obliquement, subhexagones, plus opaques et plus netites, renfermant de gros grains de chlorophylle. A la fin de J'année, les innovations grèles se dépriment; sur rai longueur (10—15 millim.), naissent de petits rameaux dressés, “courts , terminés de nouveau par les organes de fructification. La plante forme de petits gazons peu “denses, d'un vert sombre ou jaunâtre. Fol. florales (6—10) lancéolées, concaves, à la base, ensuite rétrécies, linéaires-acuminées, allongées, étalées- flexueuses , perviées , sinuolées aux bords ; long. 2—2 172 mill. ; anthéridies en petit nombre, à côté des archégones ou, au-dessous, à l’aisselle d’une foliole involucrale propre ; paraphyses rares et courtes. Vaginule
698 69€ GENRE : ANDREÆA.
imparfaite. Pédicelle tout à fait nul. Capsule arrondie, obtuse aux deux extrémités, globuleuse ou un peu allongée, lisse, pâle ou verdätre; diam. 172 millim.; membrane capsulaire formée d’une seule couche de cellules fenaces. Pas de columelle. Spores (10—25) renfermées dans une membrane spéciale, hyaline : elles-mêmes relativement très grosses, finement chagrinées, à la fin polyédriques (le plus souvent tétraédriques), renfermant des granulations distinctes. Coiffe très petite, acuminée, irrégulièrement lacérée sur le contour de la base. — Mai-juin.
AR. Sur la terre argileuse, dans les bois, aux lieux légèrement frais, au bord des petites mares, dans les ornières des chemins abandonnés ; Deux- Ponts (Bruch), Bitche (Schultz), forêt de Saint-Gorgon près de Ramber- Villers (B.), indiqué à Plombières. — C. dans la Vienne et la Haute-Vienne (Chaboisseau, Lamy), Var : Maures (De Mercey), Aude : Palairac, Saissac (Roumeguère), Tarn : Saint-Urcisse (M.-D. J.), Oise : forêt de Compiègne, Beauvais (Graves), Nemours (Cosson), Thury-en-Valois (Questier), environs de Paris (Durieu), Manche, C. (Le Jolis).
9e Cohorte : SCHISTOCARPES.
(Sect. II. Musci Schistocarpi Brid.)
5e Famille : ANDRÉÉACÉES.
(Trib. Andreæaceæ Schimp.)
69° Genre : Andreæa Ehrh.
Fleurs monoïques ou dioïques. Capsule ovale-oblongue, brièvement apiculée, munie d’une columelle persistante adhérant au sommet; d’abord sessile et immergée dans l’involuere, elle devient plus tard exserte, soulevée au sommet d’un faux pédicelle (pseudopode Sch.) produit par l'allongement du réceptacle; à la maturité, sous l’action de la sécheresse, elle s’ouvre par l’écartement latéral de 4—6 valves retenues au sommet, sans qu’il y ait d’opercule proprement dit; cet écartement des valves semble dû à une contraction de la columelle qui, en se raccourcissant déprime la capsule dans le sens de la longueur en augmentant son diamètre transversal. Coiffe conique , lacérée à la base, lisse, très petite, fugace. Tige courte (5—20 millim.), dichotome; feuilles lancéolées, papilleuses, d’un tissu ferme,