‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 299 sur 395 · ANDREÆA RUPESTRIS · texte numérisé non relu

ANDREÆA RUPESTRIS

formé de cellules courtes, sinueuses, opaques. Plantes de couleur marron ou noirâtre, formant de petits coussinets fragiles, très adhérents au support, croissant exclusivement sur les rochers siliceux élevés.

+. Feuilles nerviées. (E. 455.)

a. Fleurs monoïques,

455. Andreæa rupestris Roth, Neu. Beitr. p. 234; Bryol. eur. t. 631; Billot, exsice. n° 3988 ; Jungermannia rupestris Linn. FI. suec.; A. Rothii W. et M.; Stirp. n° 116.

Tige dressée ou décombante à la base, peu divisée; long. 6—15 millim.; coussinets noirâtres. Feuilles imbriquées, légèrement contournées à l’état sec, très étalées en tous sens, ascendantes par la pointe, ou plus ou moins courbées-homotropes, à l’état humide, ovales-oblongues, concaves, à la base, puis rétrécies et longuement linéaires-acuminées, planes aux bords, entières, munies d’une nervure forte qui s’amincit et disparaît vers l’extrémité; long. 1 192—2 millim., larg. 172 millim.; cellules basilaires, près de la nervure, oblongues, 3—4 fois aussi 1. q. 1.; les marginales carrées, les supérieures arrondies, ponctiformes, petites, à peine papilleuses. Fol. intimes de l’involucre dressées, engaînantes ; 3—4 archégones; paraphyses rares, courtes ou plus développées. Pédicule pâle; long. 1 172 millim. Capsule brièvement oblongue, noire ; long. 1 millim., diam. 172 millim. Spores grandes, brunes, légèrement papilleuses. Fleurs mâles sur un rameau spécial de la même plante; fol. ovales, brièvement acuminées, énerves ; 3—10 anthéridies oblongues, médiocres; paraphyses renflées au sommet, formées, à ce point, de plusieurs séries de cellules, ou de cellules dilatées, courtes. — Les fol. de l’involucre femelle sont assez variables ; souvent étroites, à la base, dilatées plus haut, spatulées obovées, rapidement contractées et apiculées, parfois obtuses, au moins les intimes; ces dernières souvent énerves; elles sont engainantes de manière à se recouvrir par les bords ou seulement aux trois quarts. — Avril-mai.

Sur les rochers de granite et de grès vosgien élevés, découverts et exposés au sud-ouest, particulièrement aux endroits où il se produit de faibles suintements d’eau ; Hohneck, Bruyères (Mougeot) ; répandu dans toutes les Hautes-Vosges, au-dessus de 500—600 m., sur le grès vosgien , à Saint-Dié, à Bruyères , au Donon ; sur le granite , dans toute la haute

700 69° GENRE : ANDREÆA.

montagne : Anould, Gérardmer, Granges, Remiremont, Vagney, Rupt, La Bresse, Les Ballons , le Hohneck, au Eac-Blanc, etc. — C. sur les rochers siliceux de toutes les hautes montagnes de France, Alpes, Pyrénées , Cévennes, Auvergne ; dans les Ardennes , à Revin (Bescherelle), en Normandie : le Châtellier (Husnot), rochers du Câtel, à Gréville (Le Jolis).

Andreæa crassinervia Bruch, Denkschr. Zu München , 1828: Bryol. eur. t. 633.

Espèce distincte de l'A. rupestris par ses feuilles courbéeshomotropes , oblongues-lancéolées à la base, insensiblement rétrécies , linéaires-subulées, finement papilleuses ; la nervure s’avance jusqu'à l’extrémité. Fol. involucrales intimes engainantes, énerves ; col de la capsule plus court, moins développé. — Eté.

Rochers humides des Hautes-Pyrénées (Kindhberg); Alpes de la Suisse.

Andreæa falcata Schimp. Bryol. eur. t. 634.

Distinct des précédents par les feuilles nettement falciformes, brièvement obovées, dilatées à la base, brusquement rétrécies, linéaires, dentées-sinueuses vers le sommet, lisses. Fol. de l’involucre obovées, énerves. — Eté.

Rochers humides, sur les plus hauts sommets des Pyrénées : Port de Vénasque (Kindberg), près du lac Séculejo (Durieu) ; Alpes ile la Suisse.

b. Fleurs dioïques.

Andreæa mivalis Æook.; Bryol. eur. t. 636.

Tige ascendante ou dressée; coussinets mous, d’un vert brunâtre. Feuilles courbées - falciformes, oblongues à la base, rétrécies , lancéolées, aiquës, sinuolées vers le sommet, très fortement papilleuses sur les deux faces. Fol. de lPinvolucre lancéolées, làchement dressées , dentées, nullement engaînantes. Capsule s’ouvrant ordinairement par 6 valves. — Eté.

Rochers, sur les hauts sommets des Pyrénées : Port de Vénasque (Durieu); Alpes de la Suisse.

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