ANDREÆA PETROPHILA
. ++. Feuilles dépourvues de nervure; fleurs monoïques. (E. 456.)
456. Andreæa petrophila Ehrh. Beitr. I, p.192; Bryol. eur. t. 623-625; Husnot, Musc. Gall. n° 248 ; A. rupestris Hedw. Spec. Musc.; Stirp. n° 115; A. alpina W. et M.
Plante très variable. Tige courte ou allongée (1. 5—30 mill.), dressée ou décombante , peu ou longuement dénudée à la base, presque simple ou plusieurs fois dichotome ; coussinets arrondis, denses ou lâches, d’un brun châtaigne ou noirâtre. Feuilles ovales-oblongues ou oblongnes-lancéolées, rétrécies au-dessus de la base, lancéolces, aiguës ou subaiguës, concaves, canaliculées, presque entières ou sinuolées-denticulées sur le contour du tiers supérieur, dressées-appliquées ou légèrement homotropes à l’état sec, simplement étalées, ou très étalées-divergentes, ou dressées par la base, puis étalées, et enfin redressées par la pointe à l’état humide; cellules inférieures oblongues, allongées ; les supérieures arrondies ou un peu anguleuses, disposées en séries parallèles, fortement papilleuses. Fol. de linvolucre allongées, dressées ; les intimes aux 374 ou entièrement engaînantes , contractées et terminées par une pointe mousse ; 3—6 archégones ; paraphyses rares ou nulles. Capsule à la fin exserte, oblongue, apiculée, s’ouvrant par l’écarteinent de 4 valves. Coiffe courte, dilatée, conique-acuminée, irrégulièrement lacérée à la base. Fleurs mâles gemmiformes , terminant des innovations spéciales ou de petits rameaux ; fol. ovales, imbriquées ou légèrement homotropes ; 3—-6 anthéridies ; paraphyses filiformes, plus longues, peu nombreuses, ou même nulles. — Juin-août.
Rochers granitiques élevés , découverts, tournés au midi; Hohneck, Tanache , vallée de la Vologne (Mougeot), Rotabac, Lac-Blanc, Roche des Ducs à Rochesson , hauteurs de La Bresse, etc. (B.). Cette espèce est très commune au Hohneck et sur toute la haute chaîne , au-dessus de 800 m.; elle descend , dans la vallée de la Vologne , entre Gérardmer et Granges, à 600 m,. Les nombreuses variations qu’elle présente nous ont paru trop instables et trop compliquées poar être distinguées ; elles sont résumées dans la description qui précède. — Alpes du Dauphiné : Chanrousse , Taillefer (Ravaud), Haute-Savoie : N. U. de la Gorge (Puget) ; Mont Pilat (Debat); environs de Paris : Fontainebleau, Compiègne, Villers-Cotterets (Chevallier).
Andreæa alpestris Schimp. Bryol. eur. t. 626.
Tige élevée, grêle, très divisée , dénudée à la base; coussinets denses, noirâtres. Feuilles rapprochées, petites, ovales
702 69€ GENRE : ANDREÆA.
ou ovales lancéolées, obtuses, étalées en tous sens à l’état humide, légèrement papilleuses sur le dos. Fleurs mâles axillaires, très nombreuses, le long de rameaux distincts; anthéridies accompagnées de paraphyses très courtes.
Rochers humides; sur les plus hauts sommets des Pyrénées : Port de Vénasque (Jeanbernat) ; Alpes de la Suisse.
Andreæa alpina Turn. Musc. hib.; Bryol eur. t. 628. — Espèce caractérisée par ses tiges dressées, fastigiées, très divisées, ses coussinets d’un rouge foncé , les feuilles étalées-dressées , très rapprochées, obovées , contractées au milieu , terminées par un acumen court et brusque , denticulées vers la base, formées inférieurement de cellules linéaires, sinueuses. Fol. de l’involucre érès développées, allongées ; capsule brièvement exserte ; anthéridies grandes, accompagnées de paraphyses nombreuses, allongées. — Rochers humides des Alpes de l'Écosse , de l'Irlande et du nord de l’Europe.