JUNGERMANNIA SOCIA
subeylindrique, vert, plus rarement rougeâtre au sommet, fortement plissé dès le tiers supérieur ou même dès le milieu (3 plis profonds), obtus; orifice lobulé ; lobules courts, brièvement ciliés, denticulés ou simplement apiculés. Capsule brune, brièvement elliptique ; long. 1 174 millim. — Espèce dioique. — Automne.
C. dans toutes les Vosges, sur la terre dans les bruyères , au milieu des mousses, entre les sphaïgnes dans les tourbières, sur les bois pourris, dans les fissures des rochers , jusqu’à la région alpestre ; plus rare dans les terrains calcaires ; rochers du calcaire jurassique près de Maxéville (Godron , B.); disséminé dans tout le Haut-Jura, mais beaucoup moins abondant que dans les Vosges. — Cà et là dans les montagnes de toute la France. — Nees avouait lui-même que son J. porphyroleuca ne différait du J. ventricosa par aucun caractère sérieux (Syn. Hep. p. II). Sur les ets grêles de cette espèce, on ne trouve jamais d’amphigastres; mais sur 1h tige fertile, à mesure qu’on approche du périanthe, on en rencontre assez fréquemment ; ils sont d’abord subulés, ensuite linéaires oa même lancéolés , entiers ou divisés,
41. Jungermannia socia N. ab Es. E. Leb. Il, p, 72; Syn. p. 111.
Cette espece, d’après la description de Nees, semble différer de la précédente par sa tige ascendante, très flexueuse, dichotome, d’une végétation plus vigoureuse à l’extrémité. Les feuilles se rapprochent davantage de la forme orbiculaire ; le sinus plus profond est anguleux ; il descend jusqu’au tiers ; les lobes sont aigus. Les fol. de l’involucre sont plus grandes, 3—4-—Jobées, ordinairement étalées par le sommet; lobes appliqués, denticulés, aigus. Des amphigastres, cohérents avec ces folioles, se laissent reconnaître avec plus ou moins de facilité. Périanthe subcylindrique, lisse, obtus , plissé vers l’orifice. Plante monoïque. Les fleurs femelles se développent sur la même innovation, à la suite des fleurs mâles.
< Parmi les var, de Jung. barbata ; granite et grès; région montagneuse des Vosges » (Mougeot) ; Basses-Vosges (Zeyher).
42. Jungermannia alpestris Schleich.; N. ab Es. E. Leb. I, p. 104; Stirp. n° 1039; Gottsche et Rabenh. Hep. eur. n° 304, fig.
Tige grêle, déprimée, garnie de radicules peu fournies, rares ou nulles sur des espaces considérables, diversement redressée, contournée , fleœueuse, divisée; innoyations fréquemment fasciculées (2—4), divergentes; long. 10—20 millim. ; tapis plus ou moins étendus, fournis, passant d’un vert obscur,
800 6° GENRE : JUNGERMANNIA.
noirâtre, au brun rougeûtre ou orangé. Feuilles assez denses, insérées obliquement, très étalées dès lu base, redressées par le sommet, concaves, (mais non courbées en gouttière), orbiculaires, rétrécies aux deux extrémités, à bords latéraux trés convexes, émarginées au sommet; sinus peu profond, parfois superficiel, descendant à peine au 174 ou au 175, arrondi ou faisant un angle très ouvert ; lobes courts, incurvés, concaves, variables, arrondis, subaigus, ou un lobe aigu et l’autre obtus ; parfois encore on remarque à lobes courts au sommet des feuilles ; diam. 374—1 millim. ; cellules médiocres, subhexagones, moins arrondies que dans le J. ventricosa, à parois fermes; espaces intercellulaires souvent très étroits. Le sommet des feuilles se trouve fréquemment corrodé, denticulé par la chute de granulations étoilées. Pas d’amphigastres. Fol. intimes de l’involucre élargies, dressées, 2—3—lobées au sommet; lobules souvent inégaux , denticulés ou sinuolés , aigus ; sinus plus profond; ces folioles sont ordinairement cohérentes au bord postérieur par l'intermédiaire d’un lobule qui représente un amphigastre. Périanthe allongé, oblong, plissé dès le milieu (4—5 plis médiocres), denticulé à l’orifice. Capsule brièvement elliptique. Plante dioïque. Fol. des fleurs mâles plus allongées , très concaves à la base ; 2—3 anthéridies globuleuses, médiocres, à l’aisselle de chaque foliole; épis mâles d’un rouge vif.
Fissures des rochers et sur les blocs isolés , au milieu des mousses, dans les endroits en grande partie découverts , mais où il se conserve un peu de fraicheur; région alpestre des Hautes-Vosges ; Bresoir, Tanache, Hohneck (Mougeot, B.), Rotabac (B.), AC. mais toujours stérile ; indiqué par Nees dans les Basses-Vosges. —- Au dessous du pic du Sency , au Mont- Dore (Lamy), probablement dans les Alpes et les Pyrénées.
Observations. Dans la région alpestre des Hautes-Vosges, comme probablement dans les Alpes et les Pyrénées, on rencontre des formes incertaines , stériles, qui oscillent entre les J. ventricosa et alpestris. Nees résume, dans les termes suivants , les caractères du J. alpestris, en vue de ces formes si difficiles à définir :
1. L’inflexion rapide des lobules des feuilles après l’évaporation de l’eau qui les tenait étalées ;
2. La forme concave de ces mêmes feuilles sur les tiges fertiles , tandis qu’elles sont étalées et planes sur les tiges fertiles du J. ventricosa ;
3. La grande variabilité du sinus; dans le J. ventricosa , il est, du reste, plus large, formant un angle beaucoup plus ouvert, obtus;
4. La structure plus raide et la coloration propre des feuilles,