HYPNUM REVOLVENS
dans l’acumen; dents surperficielles; cellules moyennes linéaires, atténuées, environ 15 fois aussi 1. q. l.; long. des feuilles 2—3 millim., larg. 374—1 millim.
Près des sources et des ruisseaux et dans les marécages des escarpements du Hohneck. CC.
c. purpurascens Schimp. — Plante plus divisée, plus régulièrement pennée, parfois très développée ; touffes déprimées, d’un rouge plus ou moins foncé, brun ou luride. Feuilles rapprochées, denses, fortement crochues, se crispant par la sécheresse, oblongues-lancéolées, plus étroites; la nervure atteint ou dépasse les 273; cellules étroitement linéaires, très allongées, 30 fois aussi L. q. 1.
Tourbières sur les pelouses des Hautes-Vosges.
d. stenophyllum Wils., Schimp. — Tige tres grêle, excessivement allongée (3—4 décim.); touffes molles, flottantes, d’un vert foncé ou brunâtre. Feuilles espacées, lâchement homotropes, peu courbées, très longuement lancéolées, acuminées subulées (l’acumen ne se composant plus à la fin que d’une seule série de cellules), denticulées au sommet seulement ; la nervure s’avance très avant dans l’acumen; cellules linéaires, aiguës, très allongées, molles ; long. 4—5 millim., larg. { millim.
Dans les fossés des tourbières ; région montagneuse des Vosges et sans doute aussi du Jura
Milde (Bryol. siles. p. 349) rapporte au 4. exannulatum, sous le nom de purpurascens, une forme qui, sans doute, comprend les deux var. falcatum et purpurascens, décrites plus haut. N'ayant jamais rencontré, dans les Hautes-Vosges, les trois formes précédentes qu'à l’état stérile, nous nous contentons de les signaler à l’attention des bryologues, sans prétendre leur assigner une place définitive.
66. Hypnum revolvens Sw. Muse. Suec. p. 38 ; Bryol. eur. t. 601 ; Stirp. n° 1319.
Tige molle, finissant par se dénuder, décombante, se redressant à l’extrémité, divisée en plusieurs branches, dont les plus faibles restent simples, et les autres sont brièvement pennées ; rameaux peu nombreux, inégaux, diversement étalés ou courbés ; long. 8—12 centim.; toufles molles, làches, d’un assez beau vert à la surface, passant bientôt à l’intérieur au brun et au brun-noirâtre brillant. Feuilles rapprochées, assez largement oblongues-concaves, lächement imbriquées à la base, puis lancéolées, insensiblement rétrécies, très longuement et finement linéaires-acuminées, canaliculées, recourbées, enroulées en
256 1% GENRE : HYPNUM.
dessous, un peu crépues à l’état sec, légèrement sinuolées, presque entières, munies d’une nervure assez mince qui s’avance jusqu'aux 374, légèrement ou à peine plissées, brièvement décurrentes ; long. 4—5 millim., larg. 1 millim. ‘; cellules à peu près uniformes (pas d’oreillettes), très longuement linéaires, flexueuses, obtuses, jusqu’à 40 fois aussi L. q. L. Involucre femelle très allongé ; 15—920 fol.; les externes courtes, ovalesacuminées, étalées ; les intimes dressées, engainantes, longuement acuminées (acumen piliforme), plissées, entières, nerviées ; long. 6 millim ; archégones peu nombreux; paraphyses filiformes, très allongées, nombreuses. Vaginule cylindrique très allongée (3—4 millim.). Pédicelle poupre, assez irrégulièrement tordu à la base de droite à gauche et au sommet à droite ; long. 3—5 centim. Capsule oblongue subcylindrique, arquée oblique : munie d’un col distinct, plissée après l'émission des spores, brune ; long. 2 millim., diam. 3/4—1 millim. Un large anneau, composé de trois séries de cellules. Péristome pâle : dents molles ; membrane interne élevée: lanières lancéolées, étroitement ouvertes sur le dos : ; 2—3 cils presque aussi longs, à base élargie. Opercule convexe-conique, aigu ou apiculé. Fleurs mâles sur la même plante; 12—15 fol. ‘ovales- -oblongues, concaves, imbriquées, énerves ou très brièvement nerviées, les moyennes longuement, les internes brièvement acuminées ; 10— 20 anthéridies oblongues, molles; paraphyses peu nombreuses, légèrement renflées vers l'extrémité.
Tourbières du Jura (Lesquereux), en particulier au lac des Rouges- Truites (B.), indiqué aussi dans les Vosges d’une manière générale, sur l'étiquette du n° 1319 des Stirpes ; nous l’avons trouvé dans une petite tourbière entre Granges et Ivoux (alt. 700 m.), sur le granite, et à Gazon- Martin. — Environs de Paris : Mortfontaine (Cosson), Vire (Brébisson) ; Dauphiné : Rochefort, près de Grenoble (Ravaud); Pyrénées : Rencluse (Jeanbernat).
7. Hypnum uncinatum Hedw. Musc. Frond. IV, p. 65; Bryol. eur. t. 600; Stirp. n° 335.
Tige raide, décombante et se dénudant à la base, redressée ou procombante au sommet, divisée en 3—6 branches ascendantes, pennées; rameaux plus ou moins fournis, flexueux, étalés ; long. 8—10 centim.; touffes parfois étendues, d’un vert plus ou moins jaunätre, pâle à la surface, d’un jaune vif audessous , et enfin brunes , souvent chargées de terre à la base. Feuilles étroitement oblongues-lancéolées, fortement plissées (4—5 plis), concaves, lâchement imbriquées par la base, insensiblement rétrécies, finement et très longuement acuminées, recourbées, enroulées en dessous, munies d’une nervure qui s’avance très loin dans l’acumen, à peine décurrentes à la base,