HYPNUM UNCINATUM
finement denticulées surtout dans la moitié supérieure ; long. 5 millim., larg. 1 millim. Quelques cellules seulement, courtes, anguleuses, ne formant pas d’oreillettes distinctes, aux angles de la base ; les autres linéaires, très étroites, flexueuses, aiguës, à parois épaisses, 15—20 fois aussi L. q. L. Involucre très allongé (7—8 millim.); fol. 18—920; les externes ovales-acuminées, étalées ; les supérieures dressées, lancéolées, extrêmement allongées, finement et très longuement acuminées, nerviées, très fortement plissées (8—10 phs profonds); archégones 3—4; paraphyses allongées, filiformes, nombreuses. Vaginule oblongue subcylindrique, peu saillante, chargée à la base des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, un peu flexueux, légèrement tordu au sommet vers la droite, et inférieurement vers la gauche. Capsule oblique ou presque dressée, subeylindrique, légèrement bombée, arquée, atténuée à la base, à la fin resserrée sous l’orifice à l’état sec, d’un brun foncé couleur de brique; long. 2 172—3 millim., diam. 2/3—1 millim. Opercule convexeconique, grand, finement apiculé (apicule variable, parfois assez long et courbé). Anneau composé de trois séries de cellules médiocres. Péristome jaune, solide, persistant longtemps; dents fortement lamellifères, denticulées au sommet; membrane interne d’un jaune clair; lanières étroitement ouvertes sur presque toute la carène; 2—3 cils noduleux, allongés, cohérents à la base. Fleurs mâles très nombreuses sur la tige principale, audessous des fleurs femelles : fol. 15 et plus, ovales, concaves, longuement et finement acuminées , faiblement nerviées, homotropes; environ 10 anthéridies courtes ; paraphyses grêles, un peu plus longues. — Juin-août.
Répandu et abondant dans toutes les Hautes-Vosges granitiques, au-dessus de 700 m.; sur la terre, dans les anfractuosités des rochers humides et ombragés, au milieu d’autres mousses, près des petits cours d’eau; également disséminé, quoique moins abondant dans le Haut-Jura, vers 1000— 4500 m ; il y préfère les bois pourris au bord des torrents. Rare ou nul dans les plaines et les collines inférieures; marais à Nancy, Fonds de Toul, d'après M. Godron., M. F. Schultz l'indique « presque partout dans les forêts des montagnes. » Ceci s’applique-t-il bien aux Basses- Vosges? — Alpes de la Savoie et du Dauphiné, montagnes d'Auvergne, Cévennes, littoral de la Manche, bois de Belloy, dans l'Oise (Graves).
Outre le type décrit plus haut, nous signalerons deux variétés de cette espece :
b. plumosum Sch. — Tige allongée (10—12 centim.) très grêle, longuement dénudée; branches élégamment pennées; touffes déprimées, étendues, d’un vert clair; feuilles étroites, terminées par un acumen filiforme très long, moins fortement
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recourbé en dessous. Pédicelle assez court (15—20 millim.). Capsule très grèle, atténuée, oblique; long. 8 millim., diam. 192—374 millim. — Maturité tardive.
Parois des rochers moins humides, très ombragés, dans les Hautes- Vosges ; Pleinfaing, commune de Rochesson.
c. flumulosum Schimp. — Plante aussi plus grêle que le type; tige couchée radicante, très divisée; rameaux courts, déprimés, allénués, très crochus; touffes d’un vert jaunâtre. Feuilles moins plissées, très longuement acuminées, fortement recourbées, enroulées, à peu près entières. Capsule brièvement pédicellée (15 mill.), arquée, très resserrée sous l'orifice.
Troncs d'arbres, surtout des hêtres de la région supérieure des forêts. Rare : Blanchemer, la Schlucht, etc.
11. Pas de nervure, ou 1—°2 nervures minces et courtes, plus rarement une nervure bifurquée s’avançant jusqu’au milieu de la feuille. (E. 68—85.)
o. Fleurs dioïques. (E. 68—77.)
a. Feuilles longuement et finement acuminées, fortement recourbées en dessous, (E. 68—73.)
68. Hypnum Crista-castrensis Linn. Spec. pl.; Bryol. eur. t. 599; Stirp. n° 140; Büillot, exsicc. cont. n° 3697; Schuliz, Flor. Gall. et Germ. exsicc. n° 1363 bis.
Tige raide, allongée (8—12 centim.), dressée ou ascendante, ordinairement divisée en deux ou trois grandes branches, régulièrement pennées, frondiformes, d’un aspect très élégant ; rameaux fins, très rapprochés, étalés, à angle droit, distiques, uncinulés, erochus à l'extrémité. Plante vivant isolée au milieu d’autres mousses, ou ne formant que des touffes très peu denses, d’un vert gai jaunâtre à la surface, brunissant à l’intérieur. Feuilles caulinaires dressées, appliquées par la base, puis fortement enroulées en dessous, flexueuses, garnies de plis (5—6) profonds, interrompus, de forme ovale, insensiblement rétrécies-lancéolées, longuement et finement acuminées; l’acumen denticulé; pas de nervure. Cellules linéaires très étroites, à parois épaisses, aiguës, 10—15 fois aussi 1. q. 1. Involucre allongé (5—6 millim.) ; fol. très nombreuses, les externes ovales, un peu étalées ; les intimes dressées, longuement oblongueslancéolées, très longuement et finement acuminées, fortement plissées, denticulées vers le sommet; paraphyses filiformes très