‹ Muse et musetteChapitre 32 sur 133 · CREPUSCULE D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

CREPUSCULE D'AUTOMNE

A MademeiselU Marguerite Amoud.

jardin désert, que l'automne dépouille, touffu répand sa pénétrante odeur, oier rayon d'un soleil sans ardeur ' le gazon, qu'un brouillard léger mouille.

iers, raidissant leur funèbre quenouille,

es de leurs fruits, bravent le maraudeur, ir l'ombre attristé, sondant sa profondeur, bois éclairci se glisse, plonge et fouille.

ise échapper ni détour, ni rççoin ;

il s'en va plus loin, toujours plus loin;

du mur bas il atteint la campagne.

ant son sommet avec le gris des cieux,

le, au lointain, prend des airs de montagne,

aux se sont lus, mornes et soucieux.

Paysages et Souvenirs, 53

FIN D 'A UTOMNE

A M, L, Deleporte,

L^automne a revêtu les bois silencieux De rouges éclatants, de jaunes magnifiques, Moires, damas, brocarts, brocatelles antiques. Où se mêle la soie aux métaux précieux.

La folle vigne- vierge, au lierre astucieux Mariant ses ardeurs, empourpre les portiques ; Elle fait flamboyer des splendeurs exotiques ; Elle affine des tons mourants, délicieux.

Comme ces derniers jours de lumière et de vie Pénètrent de langueur mon âme inassouvie, Où le frisson fatal commence de courir !

Je sens, à ces rameaux sans une feuille verte,

A ce souffle glacé par qui tout va périr,

L'hiver guettant au seuil de la porte entr'ou verte.

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