XIV PREFACE
Pléiade. On s'y est attaché pour les prétendues difficultés de sa forme, pour les contrastes de mots ou d'images que sa concentration met en relief, pour ses effets de prosodie, je dirais presque d'acoustique, pour ses harmonieuses sonorités. Quelques-uns Font adopté, sans prétentions ni arrière-pensées, comme le cadre le plus favorable d'une noble idée et d'un sentiment délicat. Grâce à ces diverses aspirations, les sonnets se sont de nouveau multipliés, et plusieurs ont paru dignes de survivre. Une pensée d'amour mystérieux et discret, dans le « Sonnet d'Arvers », a suffi pour sauver le nom et le souvenir d'un poète voué, sans cet éclair, à un entier oubli. D'autres, comme JoséphinSoulary, ont produit des sonnets avec assez de continuité pour en former des recueils, et, malgré leur travail acharné de ciselure littéraire, ils ne se survivent auprès de la postérité, qui a commencé pour eux, que par l'ingéniosité du trait et la délicatesse du sentiment. Quant aux prosodistes qui cherchent avant tout, dans le sonnet, le mérite de la difficulté vaincue, cqmme