SUR LA MORT DE M. P. LAURENT
A M. C. LUCQUIN.
La parole leur manqua à tous deux, el ils ne s'exprimèrent que par leurs sanslols.
FÉjiEi.ON, Aveitlures d'Aristonoû:-.
!Sa mort nous a laissés dans un triste veuvage, Nous qui, l'ayant connu, l'aimions : tout l'a pleuré Dans le petit hameau dont il resta curé Tendant plus de trente ans : il était d'un grand âge ;
Cependant il semblait (on le dit au village) Qu'il ne dût pas mourir; on aurait désiré Que sur ce bord charmant il eût toujours erré; Sa présence nous fit adorer ce rivage :
Il n'est plus ! et pour nous ces beaux lieux sont déserts ; Si nous te revoyons, chère Saône aux flots verts, Ce sera pour mêler nos larmes à ton onde!
ETUDES LlTTKnAlRES.
Ne nous consolons pas : laissons aller nos pleurs, Et songeons seulement que Dieu couronne ailleurs Les vertus qui l'ont fait vénérer dés ce monde.