‹ Muse populaire: chants et poésiesChapitre 70 sur 188 · LA JEUNE FILLE DMNSPRUCK · texte numérisé non relu

LA JEUNE FILLE DMNSPRUCK

Sur 11 haute branche De 1 épine en fleurs.

La fauvette épanche Au vent ses douleurs.

Le matin, elle avait encore Un nid au-dessus des buissons, Vn nid qui jetait à l\iurore Sa part de joyeuses chansons :

Mais, depuis Taube, une ingénue Aimant les fleurs, aimant les nit!s, Jusqu^à ces buissons est venue, Où nids et fleurs sont réunis.

Sur la haute branche De répine en fleurs, La fauvette épanche Au vent ses douleurs.

La vierge à Ihumeur enfantine, Capricieuse dans ses vœux.

Cueillit d'abord de l'aubépine Pour en mêler à ses cheveux; Le nid de la branche élevée Excita son jeune désir.

Hélas I l'innocente couvée A gazouiller prenait plaisir.

Sur la haute branche De l'épine en fleurs, La fauvette épanche Au vent ses douleurs.

Voyant que la branche était haute, L'enfant se pendit aux rameaux, Sans songer que c'est une faute D'arracher aux nids leurs oiseaux.

La mère s'était envolée, De ses plaintes remplissant Tair.

Or, sous l'aubépine étoil^e, Dormait un lac profond et clair.

Sur la haute branche

De l'épine en fleurs, La fauvette épanche Au vent ses douleurs.

En atteignant au nid de mousse.

Son beau corps avait fait ployer L'aubépine, dont la secousse La fit tomber et se noyer.

Le soir on l'avait retrouvée, Sous Fazur, sur le sable d'or; Tenant encore la couvée, Elle semblait vivante encor.

Sur la haute branche De répine en fleurs, La fauvette épanche Au vent ses douleurs.

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