II. Cumin g et M . Caldcleugli
M. H. Cuming a rassemblé avec un grand zèle et une grande intelligence différents objets appartenant à plusieurs parties de l’histoire naturelle. Il a envoyé de belles plantes recueillies dans le midi du Chili, savoir : à Chiloé ; dans la province de Maule, le long de la côte ; à la Conception, à Valparaiso et dans le nord à Coquimbo. D’autres échantillons de plantes proviennent de la côte intérieure jusqu’à la Cumbre, défilé ou passage élevé dans les Andes du Chili.
M. Cuming a été en plusieurs endroits grandement aidé par un botaniste à qui l'histoire naturelle est beaucoup redevable, et qui a herborisé avecBertero dansl’île de Juan-Fernandez, M. Alexandre Caldcleugh, dont l’herbier renferme des plantes de Santiago et de Goquimbo. M. Caldcleugh était attaché à l’ambassade anglaise au Brésil. Pendant les années I819-J821, il se rendit de Bio de Janeiro à Buenos-Ayres, et et de là il fit par terre une excursion au Chili. De Buenos- Ayres, il se dirigea à cheval, au travers des plaines immenses appelées Pampas, vers les Andes du Chili, et arriva à Mendoza après quinze jours de voyage. A Valparaiso, il s’embarqua pour le Pérou ; il revint bientôt après au Chili, repassa les Andes et s’embarqua de nouveau à Buenos-Ayres pour le Brésil.
Il, Bridges
Cet habile collecteur, parti pour le Chili vers l’année 1829, et qui avait fixé sa résidence à Valparaiso, où il voulait s’occuper de réunir les différentes productions naturelles de ce pays, a envoyé des plantes récoltées par lui à Valdivia, province très-intéressante et très peu connue située dans le sud du Chili et habitée par les Araucanicns, les plus indépendants des Indiens de l’Amérique méridionale. II a parcouru le pays jusqu’à la Cordillère de la Valdivia et jusqu’au lac de Bunco. Il visita ce pays dans les circonstances les plus favorables, accompagnant un détachement qui se rendait à la Cordillère de la Valdivia, pour intercepter un des passages qui mènent aux Pampas de Buenos-Ayres, et empêcher ainsi quelques tribus Puelches de pénétrer dans la partie occidentale des Andes. Avant d’arriver aux montagnes, ils traversèrent un pays plat constitué par des plaines immenses semblables à celles de Santiago du Chili, et paraissant de la même étendue que tout le Pérou et le Chili, lis arrivèrent, en se rapprochant delà Cordillère, au lac de Bunco, dont la beauté
est impossible à décrire. M. Bridges recueillit dans ce voyage près de 500 espèces de plantes.
En juin 1844, M. Bridges était à Valparaiso, déterminé à entreprendre un nouveau voyage pour collecter des objets d’histoire naturelle. Il commence par une excursion sur les Andes par la passe du Plainchon jusqu’aux vallées élevées, sur le côté oriental. Outre les plantes des Andes, il a envoyé quelques doubles de Valdivia et d’autres provenant des plaines à la base des Andes, province de Colchagua, ainsi qu’une collection de mousses d’environ 50 espèces, la plus grande partie de Valdivia, et d’autres de Colchagua. M. Bridges quitte ensuite Valparaiso pour se rendre dans le nord du Chili. Il atteint Copiapo vers la fin de juin, et reste occupé, jusqu’en novembre, à explorer les districts de Copiapo, Balenar et Trierina ; de ce dernier point il continue son voyage par terre au travers des déserts sablonneux qui se trouvent entre Copiapo et Huasco, d’où il se rend le long de la côte à Coquimbo. Quelques jours après, il reprenait la route de Valparaiso, passant par Andacolla et Petorca, descendant ensuite la vallée d’Aconcagua et se dirigeant vers Quillota.