I. • — BERGER
Statue donnée par M. Waille, professeur à l'École des Lettres d'Alger. — 1.02 de hauteur.
La tête manque; le bras gauche est brisé au-dessous du coude, le bras droit à la naissance; les jambes et le tronc d'appui sont rompus par le travers. C'est un pâtre, la jambe gauche croisée sur l'autre, à demi-vètu d'une courte peau de bête nouée sur l'épaule gauche. Sa syrinx de roseaux est pendue à l'une des saillies du tronc d'appui, au pied duquel est couché un animal semblable à un veau. A la hauteur du téton gauche un débris de gros tenon semble indiquer que la main gauche s'appuyait sur la poitrine : peut-être le berger jouait-il de la flûte. M. Waille a vu dans cette statue l'image d'un Bacchus ou d'un Faune : mais l'absence de la petite touffe de poils hérissés à la naissance des reins, la présence d'un animal paisible et somnolent comme ce veau, au lieu du félin traditionnel au pelage vergeté, à la patte dressée, le caractère purement pastoral du vêtement et de la syrinx rendent cette assimilation peu vraisemblable.