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SYPHILIS PRIMITIVE

Sont ainsi désignées les affections virulentes reconnaissant pour cause spéciale un virus distinct de toutes les affections morbides : le chancre ou ulcère primitif à son état de progrès ou de statu quo, est le seul organe qui secrète le virus syphilitique.

L'ulcère virulent est une altération locale. Il faut, pour que l'action du virus ait lieu, que la matière virulente soit placée sous Fépiderme ou Tépithelium, par une érosion, par des éraillures, par des piqûres, ou qu'elle soit introduite dans les tissus par les orifices des follicules sébacés. Les accidents primitifs sont la conséquence immédiate de la cause virulente ; ils fournissent le pus inoculable et transmettent, par Tinoculation ou par Tinfectibn, les mêmes caractères spécifiques.

Les chancres peuvent être uniques ou multiples. Ils forment plusieurs variétés : la simple pustule ou vésicule de début, les chancres ou ulcères superficiels, les chancres larvés, les chancres phagédéniques diphtérétiques, les chancres phagédéniques pultaces, les chancres gangreneux, les chancres indurés simples ou chancres huntériens; les chancres ou ulcères phagédéniques indurés, etc.

Plusieurs autres variétés désignées par des auteurs n'ont pas des caractères assez tranchés pour être décrites ; ce serait nous éloigner de notre but.

La pustule ou vésicule de début est surtout caractéristique, quand on suit la méthode de Tinoculation, pour distinguer les symptômes syphilitiques ou virulents des autres affections qui s'en approchent le plus par l'extérieur. On voit très-bien la marche de l'inoculation si Ton a le soin de protéger, par un verre convexe, le point inoculé ; cette série d'expériences a été faite plusieurs fois devant nous. Nous croyons donc qu'il sera utile aux praticiens de suivre la marche et les progrès de la pustule d'inoculation, qui, d'après M. Ricord, peut seule établir les diffé-

renU états de la syphilis» et prouver qoand la maladie est ou n'est contagieuse.

Nous consacrerons, dans notre bibliothèque médico-chirurgicale à Tusage des praticiens, un volume destiné à faire connaître la pustule de Finoculation.

Chancres primitifs superficiels, que Ton confond généralement avec les érosions simples du gland.

C'est dans ce cas surtout que Tinoculation peut être d'un grand secours pour le diagnostic, afin d'établir s'il y a virulence ; ces érosions des semi-muqueuses peuvent simuler les ulcères phagédéniques.

Ulcères on chancres phagédéniques , chancres rongeants des

auteurs.

Toutes les ulcérations syphilitiques pourraient porter ce nom, mais on est convenu d'appeler ainsi les ulcérations qui montrent une tendance constante à détruire les tissus voisins; cette espèce de chancre s'accroît en surface plutôt qu'en profondeur. Pour que Tulcération soit ronde, il faut la même homogénéité des tissus ; quant à la forme des chancres, on ne peut pas regarder ce caractère comme essentiel puisque la même lésion peut varier suivant le siège qu'elle occupe.

Chancre phagédénique gangreneux

Il est dû à un accès d'inflammation, état subaigu , et prenant l'aspect gangreneux ; la gangrène n'est pas une condition du virus, mais c'est une condition de l'individu à cette complication.

Chancres phagédénique, diphtéritique, pultacé.

Us se font connaître par une matière adhérente, produit pseudomembraneux, adhérent au fond et au bord de l'ulcération ; les bords de l'ulcération sont décollés, le chancre phagédénique diphtéritique présente d'autres variétés suivant la constitution des individus; ainsi, chez les scrofuieux et les tuberculeux il reste stationnaire ; chez les scorbutiques, le chancre phagédénique est suivi d'hémor-

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rbagie passive ; chez les individus dartreux, l'alcère phagédéniqne diphtéritique conserve une ténacité et un cachet particulier, il peut être entretenu par le vice cancéreux et carcinomateux, et l'ulcération pbagédénique diphtéritique prendre Taspect d'une ulcération carcinomateuse.

Chancre induré , chancre buntérien , chancre calleux, utcns ele-

vatum.

Tous ces chancres ne s'indurent pas, aussi cette variété Importante des ulcérations syphilitiques a été regardée par Hunter comme le chancre type pour la syphilis. M. Ricord fait dépendre de cette induration une foule d'autres symptômes. Cette induration s'étend toujours au-delà des limites du chancre, elle se développe suivant l'épaisseur des tissus et prend différentes formes; elle offre en outre de la densité et de l'élasticité qui lui donne le tissu cartilagnieux; le plus souvent c'est la base de l'ulcération qui présente ce caractère, quelquefois ce sont les bords seulement da chancre qui sont indurés. D'après le même auteur, Vctil de perdrix, le chancre cannelé, le chancre induré gangreneux, le chancre fongueux, le chancre végétant, toutes ces variétés de chancres ne sont que différents états de la marche de l'ulcère induré à la période de réparation. C'est ainsi que l'ulcération primitive prend l'aspect du tubercule muqueux quand il existe de l'induration.

Plusieurs particularités sont très-importantes à connaître pour le praticien, afin de comprendre le siège motivé d'un grand nombre d'ulcérations ; le limbe du prépuce, le gland et le prépuce chez les personnes atteintes de phymosis naturel, sont des parties exposées très-facilement à l'infection, par les écoulements, les gerçures qui surviennent dans l'érection et dans le coït. Quand le gland est découvert, les sièges habituels des chancres sont à la base du gland, ceux du frein sont aussi très-fréquents par les follicules sébacés, et les tiraillements qui s'exercent dans cette région. Les chancres qui occupent le méat urinaire sont visibles; ceux qui se trouvent dans la fosse naviculaire et dans le trajet de l'urètre chez l'homme, ne pouvant pas être vus, laissent des signescaractéristiques de leur présence; par le toucher on sent de la dureté ; par la compression du canal oh occasionne de la douleur ; enfin, par la pression oti

fait paraître un écoDieraont sanîeux; s'il y a blennorrbagie urétrale, récoulement muco-purulent présente des stries de sang ou du pus mélangé de sang, ce qui est toujours un signe certain de chancres larvés, de chancres urétraux.

Chez la femme les chancres existent principalement à la vulve, à la fourchette, sur les caroncules mirtiformes, et sur les grandes et les petites lèvres.

Les chancres du col de Tutérus, du museau de tanche, et de la cavité du col sont rares.

Les ulcérations syphilitiques sont très-rares dans le vagin. Les chancresprimitifs de Tanus prennent différentes formes par suite des déchirures longitudinales des rhagades et des ulcérations cannelées : ceux de la bouche, de la commissure des lèvres, de la face interne des joues, de la langue, du voile du palais, du frein de la langue, présentent de légères variétés.

Le chancre simple, sans complication régulière sur un individu saîn, ne présente pas de gravité, il peut se guérir de lui-même.

Les chancres les plus graves sont les ulcérations phagédéniques gangreneuses et les chancres phagédéniques diphtéritiques, soit qu'ils existent chez un scrofuleux, chez un scorbutique, chez un dartreux.

Le chancre induré est, sans contredit, l'ulcération la moins grave, comme accident local , puisqu'il n'a pas de tendance à s'accroître et à détruire, mais c'est le signe précurseur d*une suite de phénomènes ou d'accidents successifs de la syphilis constitutionnelle.

Le même auteur classe dans les accidents primitifs le bubon , parce que le pus peut produire les symptômes primitifs.

Quand l'affection occupe les ganglions lymphatiques, ou la désigne aussi sous le nom d'adénite vénérienne.

On forme deux espèces : le bubon superficiel et le bubon profond; on a formé des bubons inflammatoires et sympathiques non virulents, consécutifs à des blennorrhagies.

Les bubons secondaires ne peuvent exister que chez ceux qui ont eu des accidents primitifs ; ils se terminent par délitescence , par résolution, par gangrène, par des ulcérations, par des trajets fistuleux, par induration.

Avec le chancre induré, si Fengorgement des ganglions superfi-

ciels se montre avec une marche indolente, ces ganglions sont vi« rulents quand il y a bubon ; les six mois qui suivent on voit apparaître les accidents constitutionnels; ces signes servent à les distinguer des engorgements des gangliods profonds, qui se montrent principalement chez les scrophuleux et que Ton appelle bubons strumeux.

Les bubons consécutifs aux chancres primitifs phagédéniques suppurent toujours.

Le bubon indolent, qui accompagne le chancre induré, a une grande tendance à ne pas suppurer

Les bubons profonds suppurent très-rarement.

Les bubons superficiels avec fluxion suppurent facilement.

Le bubon en suppuration donne rarement lieu à la syphilis constitutionnelle, c'est que le chancre antécédent an bubon n'a pas été induré.

M. Ricord regarde le siège des chancres comme ayant une grande part dans Torigine des bubons. En suivant les salles des vénériens, on est frappé de la vérité de cette remarque, toutes les fois que des chancres primitifs occupent le frein du prépuce chez Thommc et le méat urinaire chez la femme. On ne saurait trop conseiller d'agir énergiquoment sur les chancres primitifs, afin d*éviter les accidents successsifs dont le bubon est la fatale conséquence.

Il faut donc cautériser profondément toute écorchure, toute élevure après un coït suspect, puisque dès le début Tafifection se montre locale et que l'économie ne s'infecte que postérieurement.

Plusieurs praticiens blâment cette pratique, en disant que du moment où il y a chancre, accident primitif, le virus syphilitique a déjà envahi la constitution , ainsi le chancre serait toujours un accident constitutionnel ou un accident secondaire. En le cautérisant, on en facilite la répercussion.

D'autres, au contraire, regardant l'afl'ection locale, pensent qu'il y aurait du danger à cautériser Tulcération, car on favorise l'absorption du virus syphilitique qui, ainsi concentré, se répand dans toute l'économie.

Nous avons vu , à l'hospice des vénériens, pratiquer plusieurs fois la cautérisation sans le moindre inconvénient; plusieurs étudiants en médecine voyant paraître sur eux-mêmes la pustule de début du chancre, ou le chancre primitif d'embléC; dans les pre-

mierg joars de son apparition, ont arrêté de soite la marcbe des accidents par la cautérisation, sans avoir éprouvé de symptômes secondaires; on dira peut-être qu'ils ne sont pas garantis des accidents constitutionnels pour l'avenir, cependant tout fait croire que, dans le moment même, et après plusieurs mois de séjour de l'infection, des symptômes successifs, bubon^ syphiiide, auraient pu se montrer sur quelques-uns de ces malades.

M. Ricord prétend qu'il n'y a pas de chancre primitif cautérisé dans les cinq ou six premiers jours de l'infection qui ait donné lieu à l'empoisonnement constitutionnel, puisqu'on a débarrassé par la cautérisation l'économie d'un foyer d'infection.

MM. CuUerier et Ratier ont aussi préconisé cette méthode comme le traitement abortif par excellence.

On emploie le nitrate d'argent pour cautériser la vésicule ou la pustule de début et l'ulcération commençante. Ce caustique, quelquefois, n'agit pas assez profondément quand il existe une ulcération profonde. M. Ricord donne alors la préférence à la pfttc de Vienne.

On a proposé aussi l'excision des tissus sur lesquels siège le chancre dans le premier septénaire; ce moyen a des inconvénients : la syphilis primitive étant le point de départ des symptÔQies constitutionnels, on ne saurait trop chercher à combattre le début de cette maladie, qui peut exercer une si fatale influence dans la destinée d'une personne.

Les conséquences de la syphilis sont si funestes à la société, que nous croyons rendre un grand service à l'art de guérir en mettant chaque praticien à mémo de se faire une opinion juste sur ce qu'il doit entreprendre en pareille occasion. Nous avons vu employer, dans les hôpitaux militaires d'instruction» et dans l'hospice des vénériens de Paris, une série de traitements ; nous croyons que les idées émises par M. Ricord et par les médecins qui l'ont précédé dans cette voie, ont contribué beaucoup à simpliGer et à faciliter la connaissance de toutes les phases de la syphilis; la nombreuse clientèle de cet habile praticien lui a permis aussi d'éclairer plusieurs questions importantes. C'est surtout sur un pareil sujet qu'il faut scruter les faits et ne pas s'en rapporter aux malades. Nous avons pu nous convaincre par nous-mêmc que, si la doctrine de M. Ricord ne rendait pas, sur tous les points, Tinterprétation

parfaite de tons les symptômes syphilitiques, elle était da moins, jusqu'à cette époque» celle qui nous avait paru la plus claire.

SYPHILIS COlfSTITUTIOlfNELLB. — ACGIDBIITS SBG05DAIBBS.

Maladies de la peau.

Après les accidents locaux, on voit paraître les accidents généraux, consécutifs à un empoisonnement spécial que Ton désigne aussi sous le nom d'infection constitutionnelle.

La vérole constitutionnelle, d'après le même auteur, a toujours comme antécédent le chancre et l'hérédité, car il n'admet pas les accidents secondaires d'emblée. La syphilis constitutionnelle chez les parents se transmet toujours chez les enfants. Il faut, pour être affecté de la vérole constitutionnelle , une idiosyncrasie chez les individus qui les prédispose à Tinfection générale.

L'induration du chancre est le premier signe de l'incnbatioir ou de la diathèse syphilitique.

L'infection constitutionnelle se fait dans le premier et le deuxième septénaire et ne se développe qu'une fois ; cela n'empêche pas les individus de contracter des accidents primitif par un coit suspect.

L'induration du chancre peut commencer cinq jours après Tinfection, et ainsi donner l'indice probable des accidents d'une vérole constitutionnelle. On regarde comme un caractère très-important pour les premiers accidents consécutifs dans la vérole constitutionnelle les engorgements des ganglions cervicaux postérieurs et mastoïdiens, à la base de l'occiput, et ceux des ganglions maxillaires, des plis de l'aine (bubons indolents).

Ces caractères particuliers sont les prodromes de la diathèse syphilitique; ils se développent ordinairement dans les six premiers mois et quelquefois dans Tannée qui suit l'infection ; on trouve peu d'exceptions à cette règle générale. Les accidents secondaires cités et observés par plusieurs médecins à des époques phis éloignées, ne seraient, d'après l'auteur, que des récidives des premiers symptômes constitutionnels.

Les affections secondaires ont pour siège la totalité de la peau, les muqueuses et les semi-muqueuses internes, les systèmes lymphatique et nerveux.

Les accidents constitutionnels qai occupent la peau sont désignés par les noms d'éruption syphilitique, dartre vénérienne, syphilide, pustule syphilitique.

La forme la plus commune des éruptions syphilitiques de la peau rentre dans la classe des exanthèmes, roséole ou exanthème syphilUiqfte.

La roséole ou les macules de début se terminent par délitescence sans desquammation ; dès que les taches ou les macules font des saillies à la peau, elles donnent naissance, dans cette période fluxionnaire, à l'éruption papuleuse syphilitique.

La papale muqueuse (pustule muqueuse plate et humide, tubercule muqueux) est une affection très-commune dans les accidents secondaires. Cette éruption siège aux organes génitaux des deux sexes, à Tombilic, à l'aisselle, au conduit auditif externe, dans rintervalle des orteils, aux mamelons, etc.

Les papules muqueuses, en s'ulcérant, donnent souvent naissance à d'autres altérations, telles que rhagades, végétations, condylômes syphilitiques et écoulements abondants pouvant faire croire à une blennorrhagie. Ce dernier caractère provient d'une sécrétion abondante des papules muqueuses.

Plusieurs auteurs ont cru à tort que les tubercules muqueux étaient consécutifs à la blennorrhagie, ce qui leur a fait admettre la blennorrhagie comme accident syphilitique pouvant développer des symptômes secondaires.

Les syphilides présentent chez les individus pyogéniques qui ont une grande tendance à la suppuration, des éruptions pustuleuses, phlysaciées, psydraciées, vésiculeuses et huileuses.

L'herpès et Feczéma syphilitique s'observent rarement.

La syi^ilide pustuleuse psydraciée ou acné syphilitique offre une base avec engorgement ; elle se montre sur tout le corps, ce qui la distingue de l'acné ordinaire, qui occupe de préférence certaines régions.

Les syphilides psydraciées passent à la suppuration et à l'état de croûtes après la desquammation ; elles laissent une surface lisse sans ulcération. Les cicatrices sont plus nettement arrondies que dans l'acné simple.

La syphilis produit l'éruption pustuleuse phlysaciée, décrite sous le nom d'ecthyma syphilitique. Cette affection se montre généra-

iement chez les personnes dont la constitution est altérée et appauvrie.

Les croûtes, quand elles se détachent, laissent voir des excoriations ou dei ulcérations profondes à la peau ; les cicatrices sont déprimées quand la maladie a été chronique. Elle est désignée par les noms de syphilide crustacée et de rupia ; les ulcérations consécutives à cette dernière forme peuvent quelquefois être prises pour des ulcérations phagédéniques diphtéritiques, scorbutiques.

La forme tuberculeuse se montre rarement avant le sixième mois qui suit l'accident primitif; le tubercule occupe toute l'épaisseur de la peau. Le tubercule est une papule ou la réunion de plusieurs papules avec engorgement du tissu cellulaire. 11 peut se terminer par résolution franche sans suppuration, sans croûtes, sans desquammation.

On a fait plusieurs variétés de syphilide tuberculeuse. Quand répiderme est altéré au sommet d» tubercule, on a une syphilide tuberculo-squameuse ; si le sommet du tubercule passe à la suppuration, on a une syphilide pustulo-tuberculeuse. Quand les tubercules se détruisent et se ramollissent, on a les syphilides serpigineuses à bases tuberculeuses qui labourent de grandes surfaces cutanées.

11 y a autant d'onyxis syphilitiques qu'il y a de formes de maladies cutanées; toutes les syphilides peuvent se développer sous l'ongle, ainsi les macules, les papules sèches et muqueuses.

L'alopécie syphilitique ou chute des cheveux est une altération des bulles des cheveux consécutive à la syphilis constitutionnelle.

L'ichthyose syphilitique ou desquammation considérable de l'épiderme est une maladie très-rare ; elle s'observe à la plante des pieds et à la paume des mains avec des fissures et éraillures.

Il peut exister une combinaison des éruptions syphilitiques avec les autres éruptions cutanées non-vénériennes qui donnent naissance à des lésions mixtes.

Les syphilides, quand elles se concentrent, prennent toujours la forme circulaire; généralement elles ne sont pas prurigineuses et se développent presque toujours sans mouvement fébrile.

SYPHILIS COlfSTTnJXIONlfBLLE. — AFFECTIONS DBS MUQUEUSES.

Les accidents secondaires qui ont pour siège les membranes muqueuses sont identiques avec les accidents secondaires qui ont pour siège la peau, surtout si Ton tient compte de la différence de l'organisation dans les muqueuses; l'èpithèlium, toujours humecté, n'étant pas en contact avec Pair, ne peut donner naissance aux symptômes décrits précédemment ; les pustules et les tubercules arrivent très-facilement à la forme suppurative, c'est surtout dans les muqueuses que Ton observe des syphilides ulcéreuses d'emblée. Les affections secondaires ont le plus souvent pour siège la bouche jusqu'au pharynx, les amygdales, l'intervalle des deux piliers du voile du palais. Parmi les altérations qui s'observent le plus souvent, on remarque surtout les plaques muqueuses sur les amygdales; d'autres fois ce sont des ulcérations consécutives au ramollissement de pustules ou de tubercules. Les affections syphilitiques occupent d'autres parties de la bouche ; elles no s'observent dans l'épaisseur des gencives que très-rarement.

Dans les pièces qui représentent ces lésions il est facile de distinguer les caractères spéciaux des ulcérations syphilitiques de ceux qui appartiennent aux ulcérations mercurielles.

Toutes les formes de la syphilis secondaire peuvent se rencontrer an larynx, dans les fosses nasales.

CTest surtout à Tanus qu'on observe très-souvent les rfaagades, les végétations, les condylômes, les crêtes de coq, les porreaux, les choux-fleurs.

Les accidents secondaires des muqueuses présentent souvent des végétations, cela tient beaucoup à l'organisation même des tissus. Les végétations se rencontrent principalement sur les amygdales, à la base de la langue, à la luette, à l'épiglotte, au larynx, dans les fosses nasales.

Les accidents secondaires qui ont pour siège les muqueuses chez la femme s'observent sur les organes décrits précédemment. On les rencontre dans le vagin, en arrière de la fourchette, sur les grandes et petites lèvres ; les papules muqueuses, aloii que les formes ulcératives, peuvent exister sur toute la muqueuse des organes sexuels.

Le col de Tutérus peut présenter toutes les formes secondaires de la syphilis, depuis les macules, les papules, etc., jusqu'aux formes ulcératives ; les végétations et d'autres afifections vénériennes du col de l'utérus simulent souvent les affections simples et granuleuses.

IRITIS SYPHILITIQUE.

Accidents secondaires occupant l'intérieur de r<Bil.

On observe sur l'œil les effets syphilitiques secondaires en tenant compte de la différence de texture des organes. On observe en avant et derrière Tiris les macules, les papules, ainsi que les formes suppuratives, les pustules ulcérées, les tubercules pustuleux ulcérés. Les formes squameuses et croûteuses, ne pouvant pas se développer sur les muqueuses, ne se voient pas dans l'organe de la vision. Sur la cornée et la conjonctive de l'œil on rencontre tous les accidents secondaires, les formes ruhéoliques, papuleuses, pustuleuses, tuberculeuses, ulcérantes et végétantes.

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