‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 12 sur 304 · ERMITAGE IMPÉRIAL. XXI · texte numérisé non relu

ERMITAGE IMPÉRIAL. XXI

milieu de l’affluence immense des visiteurs, et venait enfin prendre place au souper de l’Ermitage.

Ce souper de 600 couverts avait lieu au théâtre même, dont la salle en fer à cheval disparaissait, en partie, sous un plancher improvisé, qu’on élevait de manière à ne faire de la salle et de la scène qu’une seule et vaste enceinte, dont le fond tout étincelant de cristaux éclairés avec art, offrait aux convives une perspective ravissante.

L'usage de cette fête a subsisté jusqu’en 1837. Il y a eu depuis deux bals pareils, à l’occasion du mariage de la Grande-Duchesse Marie, en 1839, et du mariage de l’'EMPEREUR RÉGNANT, en 1841.

Dans le long espace de temps qui s'était écoulé depuis la mort de l’Impératrice Catherine IT, l’Ermitage comme Musée, avait considérablement augmenté ses richesses. |

L'histoire de ces acquisitions artistiques et scientifiques, tant sous cette Impératrice que sous les règnes suivants, trouvera sa place dans la description même de toutes les collections qui composent ce Musée.

Nous mentionnerons brièvement ici les principales. Catherine II avait chargé le célèbre Grimm à Paris, Reifenstein à Rome, Mengs et autres artistes ou hommes de lettres en qui elle avait confiance, de lui acheter tout ce qui serait vraiment digne de l’Ermitage.

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