‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 6 sur 304 · XIV ERMITAGE IMPÉRIAL · texte numérisé non relu

XIV ERMITAGE IMPÉRIAL

de la Granovitaia Palata, introduisit, en cérémonie, le cortège nombreux qui suivait Bibikow, et lorsque, après les trois salutations prescrites par le cérémonial, celui-ci se trouva devant Catherine II, debout sur les marches de son trône, le sceptre en main, la couronne en tête, et comme rayonnante au milieu de sa majesté de Souverainel), il resta interdit. I] prononça, par trois fois, les deux mots en tête de son discours: «Bcemuaocrasbäman l'ocyxaphxa» (Très - Gracieuse Souveraine), après lesquels la mémoire lui faisant complètement défaut, il fut réduit à tirer, du fond de son chapeau, son papier écrit, pour y reprendre le fil du discours qu’il avait débité, avec tant d'assurance, deux jours auparavant, pendant la soirée de la Becbna.

Bibikow, général en chef à 42 ans, avait été envoyé contre Pougatcheff. Il mourut en chemin (à Boutchoulma) lorsqu’on lui apportait la nouvelle que le rebelle était cerné.

Quelquefois, mais rarement, Catherine IT s’invitait elle-même à souper avec sa Becbza [comme elle l’appelle dans un billet familier qui se conserve encore] chez quelque intime; ainsi, par exemple, chez le grand - chambellan Schouvaloff [Ivan Ivanovitch], le créateur de l’Université de Moscou, sous le règne d’Elisabeth. |

On appelait Pelit-Ermitage les soirées où il y avait 60 à 80 invités, rarement davantage. Il y avait ordinairement spectacle. On jouait les pièces dites du

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