‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 9 sur 304 · ERMITAGE IMPÉRIAL. XVII · texte numérisé non relu

ERMITAGE IMPÉRIAL. XVII

méro. Un fourrier de la Chambre distribuait aux cavaliers des billets numérotés correspondant aux premiers. On appelait simultanément les mêmes numéros; et le cavalier offrait la main à la dame que le sort lui désignait.

Quand il y avait bal, le spectacle n’avait pas lieu ou bien il était très-court.

On dansait dans la salle du Pavillon, en traversant, pour venir du théitre ou pour se rendre au sourper, les salles du grand bâtiment construit par Velten, où les tableaux de la riche galerie étaient disposés; où l’on s’arrêtait souvent pour les contempler; où il y avait un billard qui attirait les amateurs, que que fois du sexe féminin.

Pendant le bal, l’Impératrice faisait cercle, adressant à chacun de ces mots heureux dont elle avait le secret, trouvant celui, quelquefois, de conférer des distinctions, qui doublaient de prix par la délicatesse qu’elle y mettait. Quelquefois même, au sein de l’animation de la fête et au milieu des hommes d’Etat et des diplomates qui l’entouraient, elle trouvait l’occasion de décider par quelques mots, plus d’une affaire importante dont le secret avait été gardé jusque là.

‘Les soirées du Petit-Ermitage avaient lieu plusieurs fois par mois. Parmi les étrangers de distinction qui en faisaient constamment partie, il y avait le prince

de Ligne, le comte de Cobentzel, ambassadeur d’Au- | ti

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