‹ Musée de Lille: le Musée de peintureChapitre 5 sur 13 · Né à Anvers en 4530, mort en · texte numérisé non relu

Né à Anvers en 4530, mort en

« de ptiDton 1 LUI*.}

Wicar, mais il n'est point de lui. Ses peintures sont extrêmement rares. Celle-ci est une toile en hauteur où les figures sont de grandeur naturelle. Un homme pliant sous le poids â*un chevreuil et d'un énorme panier de raisins s'éloigne du spectateur et se dirige vers des habitations que Ton aperçoit dans le lointain; derrière lui une femme qui a toutes les apparences d'une robuste cuisinière, dans une pose bien trouvée et bien rendue, porte sur sa tête une corbeille plate, comme en portent encore les Anversoises au marché du vendredi, sur laquelle sont empilés des légumes de toutes sortes et des brochettes d'oiseaux : cela est fait de main de mattre, simplement, sans artifice de lumière, dans l'air ambiant, comme un Velasquez. La composition est trop remplie et le cadre un peu étroit, mais l'exécution est plus unie et plus serrée que celle de Snyders, le rendu plus en relief et avec un sentiment pei*sonnel de couleur que Ton ne retrouve plus chez l'élève de Rubens.

Le Kakatoès de Gisbert Hondecoeter, maître et père de Melchior, est fort ordinaire et tie peut, en aucune façon, donner une idée, même approximative, des merveilleux Hondecoeter (Melchior) de la Trippen-Huîs d'Amsterdam, surtout de ce chef-d'œuvre étourdissant qu'on appelle la Plume flottante. Van Utrecht, qui connaissait presque aussi bien les animaux de la basse-cour, qui les peignait grassement en Flamand qu'il était, et avec un accent de vigueur qu'il devait à son séjour en Espagne, est représenté par un excellent Combat de coqs. Le mouvement, le courage, la colère concentrée des deux gallinacés, sont parfaitement exprimés. Le reste du tableau est malheureusement perdu dans le noir. Même éloge à faire des deux tableaux de gibier et d'ustensiles de chasse avec le lièvre et le fusil de rigueur, justement restitués à Pierre Boel, plus connu par ses charmantes et rarissimes eaux-fortes que par ses tableaux, qui sont aussi peu communs que ses eaux-fortes. Dans les œuvres courantes il égale Jean Fyt, il est même plus souple; mais Jean Fyt a fait quelques morceaux comme celui de la galerie La Gaze, que personne autre n'aurait faits, ni Weenix, ni aucun Hollandais.

Un petit maître de la palette , peu connu, est certainement ce Yan Kessel* qui a peint les accessoires, armes, fleurs, fruits, insectes, oiseaux et poissons, qui entourent le médaillon de Téniers au Louvre, intitulé les Bulles de savon. II Intérieur de corps de gardCy que M. Reynart a donné au musée de Lille, est fort spirituellement traité. Le titré est bien un peu ambitieux pour cette toute petite étude, amoureusement finie, où l'on voit groupées sur une table quelques pièces d'armures élé-

Page 1