‹ Musée de peinture et de sculpture; ou, Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe. Dessiné et gravé à l'eau-forte (volume 2)Chapitre 10 sur 42 · ARES · texte numérisé non relu

ARES

ACHILLE 1501U;iIÈSL.

Il est vraisemblable qu'Ares, appelé par les Latins Mamers, Mavors ou .Mars, représentait dans le naturalisme primitif les tempêtes de l'atmosphère; mais chez un peuple belli(iueux comme Us Hellènes, le principe de la lutte entre les éléments devait se traduire par l'image de la guerre entre les hommes. Ares fut donc pour les artistes comme pour les poètes le type idéal du guerrier, et n'eut pas d'autre attribut ijue ses armes de guerre, ce qui jette quelque incertitude sur son expression dans l'art. Il peut être facilement confondu avec un héros, Achille par exemple. Ainsi la célèbre statue du Louvre intitulée Achille Dorghèse doit être prise bien plutôt jiour la rejtrésentation d'Ares. L'anneau qui entoure la jambe droite, au-dessus de la cheville,

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i;i|i|iL'lait ;'i Winckclniann l'Arès cncliaîiiô de Sparti^. Viseonti crut y voir une défense pour le talon d'Acliillc (|tii n'avail pas été lienipé dans le Slyx ; mais coite e.\|)licalion est bien subtile et repose sur une légende qui n'était ni l'oi'l anciinne, ni fort accréditée. On aurait dû s'en tenir à l'opinion de Wincivelmann.

En examinant de près cet anneau, on y voit la trace d'une chaîne de métal. L'idée d'enchaîner la statue d'un Dieu est tout à fait dans le génie de la religion grecque. Les Athéniens représentaient la Victoire sans ailes pour la fixer parmi eux; de même on enchaînait la statue du Dieu de la guerre pour maintenir la paix. Cette statue remarquable par la simplicité des formes n'a de moderne que l'avant-hras '«^auche.

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