MERCURE ET VL'LGAIN
l'I. IG.
Les énergies du feu sont pcrsonniliées dans le Dieu de Lemnos et de Samolhrace, appelé par les Latins Vulcanus, par les Grecs Hèphaistos, c'est-à-dire celui qui brûle sur le foyer. Dans la légende de ce Dieu précipité du ciel, on reconnaît la foudre qui tombe sur la terre ; ses jambes torses rappellent les lignes anguleuses de la foudre. Mais l'art ne pouvait conserver ces formes symboliques, Alcamène avait représenté Hèpliaistos légèrement boiteux, sans que ce défaut, dit Cicéron, lui ôlàt rien de ?a beauté. Dans quelques bas -reliefs, il est vêtu d'une tunique de forgeron et coillé du bonnet conique; dans le groupe du Louvre il est
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associé à lleniirs, d'après les mystères de Sainollirace, et tous deux sont nus. Ileraiès est caraclcrisc par le caducée, allét^oriu des nuages du crépuscule, Ilèpliaislos, par la hache ([ui fait jaillir l'éclair du ciel, allusion à la naissance d'Athènc. Faute d'avoir com|iris ces attributs, au lieu de reconnaître dans ces deux statues l'association si naturelle du commerce et de l'industrie, on les avait d'abord prises pour Oresic et Pylade, et le sculpteur chargé de les restaurer a cru devoir placer une lettre dans la main de l'une d'elles, quoique l'écriture fût inconnue à l'époque héroïque.