‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 3)Chapitre 106 sur 286 · H OIS · texte numérisé non relu

H OIS

MINISTRES

ARCHITECTES, PEINTRES , SCUEPTEU

Louis VII , le Jeune , 40." roi.

SlJOER,

ne en 108*2, mort en 1 152.

Etienne de G au lande, mort en 1 150.

Raoul,

comte Je Vcrmandois, seigneur de Peronne, mort en 1 152.

T III UAL D ,

premier comte de Blois, mort en 1191.

On ne connaît pas les noms des architcct «les ouvriers employés par Sugerj mais oii par sa vie que ce grand ministre , quoiqu’il a la magnificence , se contentait pour babil; «1 une cellule de quinze pieds de long sur d de largp.

Phi lippe- Auguste,

4 1 .* roi.

Le se'nc'chai Thibaud.

Guillaume de Blois, dit le cardinal de Champagne , mort en 1202.

Robert Clément, mort en 1181.

Gilles Clément, mort en 1 182.

Frère Guérin, évêque de Seniis, depuis chancelier, mort en

Louis VIH, 42.' roi.

Robert «le Luzarcbes , architecte.

Pierre de Montcrcau, architecte.

Louis IX ( S.’ ), 43/ roi.

Pierre de Villedéon, vivant en 1 270.

Thomas de Cormont, architecte.

Eudes de Montreuil, architecte.

Jean «le Chelles, architecte , \ ivant en 1270

Etienne de Bonneville, architecte, vivant en 1

Ces architectes , qui ont construit beaiu d’églises sous Philippe-Auguste, Louis VU S. Louis, doivent les uns ou les autres avoir employés au Louvre ( voy, p. 263, O'i ). Cej «huit s’il v en a parmi eux «pii aient travaillé ; Philippe-Auguste, ce ne peut être «pie dans extrême jeunesse.

ET LES TUILERIES

travaux.

OBSERVATIONS

travailla au Louvre sous Louis le Jeune; pcultre y ajouta-t-on quelques tours. I/art de faire vitraux , en vogue depuis long- temps en 'rance, faisait tous les jours des progrès. Louis Jeune le protégeait ( p. 31 1 , 312 ).

II est probable que Suger, à qui l’on devait plusieurs beaux (Milices , s’occupa du Louvre et l’agrandit ; peut-être l’ornat-if de vitraux, comme il avait fait à Saint-Denis (voy. p. .51 1, 312), S’il le décora de sculptures, celles des portails dcNotrc- Dainc et de Saint-Denis en donneraient I’ide’e ( voy. p. 309 à 312). Louis Vil habitait souvent Fontainebleau [Fous Bliandi ou Blaudi] , dont quelques auteurs lui attribuent la fondation. Cependant, en 1137, il y avait déjà une maison royale dans la forê-t nommée alors forêt de Bière; mais, d’après Adrien de Valois ( Notitia GaUiarum ) , l’acte le plus ancien où se trouve le nom de Font Blitiudi ne remonte qu’au règne de Philippe-Auguste.

ippe-Auguste augmente et reconstruit en grande artie le Louvre ; il élève la grosse tour ronde qui li servait quelquefois de donjon on de demeure, e trésor et de prison d’état; elle avait huit toises c diamètre et seize de hauteur jusqu’au toit. De ettc tour relevaient les grands fiefs de la couenne. Le Louvre n’avait encore que deux étages , ■'est-à-dire , le rez-de-chaussée et le premier voyez p. 249, 50, 83 et suiv., et pi. 8 A). Il y existe encore des restes des constructions de ‘hilippe-Auguste ( voy. p. 251, 277 ).

Le Louvre devint , sous Philippe-Auguste , moins un château de plaisance, qu’une forteresse qui protégeait la rive droite de la Seine et Paris, dont il touchait en dehors les murs, auxquels ce prince donna une grande extension. Les historiens contemporains, Rigord, Nicolas de Bray, Guillaume le Breton, ne disent que quelques mots de la grosse tour ou tour neuve, désignations qui prouvent qu’il y avait déjà d’autres tours au Louvre; on la nommait aussi Arx regis , la Forteresse du roi ( voy . p. 283 , 289 , 309 , 337 ).

Ingelburge, seconde femme de Philippe-Auguste, avait une maison de plaisance à Corbeil, et Agnès, sa troisième femme, une à Poissy. Philippe-Auguste déploya une grande

»bert comte de Dreux, frère de Louis VII, fonde église de Saint-Thomas du Louvre. Fondation :e l’église de Saint-Nicolas du Louvre dans l’eneinte ou près de ce château , par le maître de Hôpital et les écoliers de Saint-Thomas. (Feliien, t. I.cr, p. 210, 211.)

magnificence à Compïègne lorsqu’il y reçut chevalier son fils Louis VIII. Il habitait souvent Pacy [Pacmcwm], Ftampes, et Fontainebleau, où il célébra les fêtes de Noël en 1192 ; il continua le château de V iNCENNES,et entoura de murs le parc , qu’il remplit de bêtes fauves dont une partie lui fut envoyée par Henri II, roi d’Angleterre. Ce prince aimait beaucoup sa

fut vers 1204 que Philippe commença à s’occuper lu Louvre; avant cette époque , quand il n’était >as dans ses châteaux , il demeurait dans la cité.

souvent Philippe de Goncsse, et même, par plaisanterie, il prit le titre de premier citoyen de Gonesse. Il mourut dans son château de Mantes \ Meclunta , Petromantalum ].

prince rachète de l’église de Paris et du prieuré de iaint-Denis de la Chartre des droits qu’ils avaient ur les terrains du Louvre ( voy. p. 250 ).

Loin de fouler son peuple par de nouveaux impôts pour fortifier ses villes, ses bourgs et ses châteaux, ce prince indemnisait des dégâts que causaient les travaux des fortifications.

uis VIH s’occupa peu du Louvre.

Dans Guillaume le Breton, on voit par le testament de Louis VIII qu’il avait son trésor dans la tour neuve du Louvre ( voy . p. 250). Blanche de Castille, sa femme, avait un château en Normandie , au confluent de la Seine et de l’Eure; peut-être était-ce le Roule ( voy . Chilpéric I.er).

Louis fit probablement au Louvre la grande aile à laquelle depuis on donna son nom ( voy.

>. 301). Il dut orner de vitraux ce château comme iaint-Dcnis et la Sainte-Chapelle de Paris , bâtie ■ar Pierre de Montereau.

S. Louis habitait moins le Louvre que le palais des Tournclles, Vincennes dont il fit construire la première sainte chapelle par Pierre de Montereau, le Palais dans la cité, et Fontainebleau, où il faisait de fréquens et longs séjours, et qu’il appelait ses déserts . Il y bâtit un pavillon dont il leste quelques débris. A cette époque , l’architecture gothique exécutée avec soin; beaucoup de statues en marbre bien travaillées; celles qu’on faisait en pierre, recouvertes de peintures ; or, verres colorés, dorés, couleurs brillantes dans les ornemens de l’architecture (p. 260). Voyez les caveaux de Saint-Denis. 11 paraît que la description du palais de la Jalousie dans la première partie du roman de la Rose , par Guillaume de Lorris, vers l’an 1250, convient au Louvre de celte époque ( voy. p. 251). Bibliothèque de la Sorbonne sous S. Louis ( p. 330 ).

ANNÉES

nois.

MINISTRES

ARCHITECTES, PEINTRES, SCULPTEl

Philippe III, le Hardi, 44/ roi.

Ma t hi eu n e V e n no m e , mort en 1286.

Pierre de la Brosse, pendu en 1276.

Philippe IV, le Bel, 45/ roi.

Enguerrand de Marigny, comte de Longueville, pendu en 1315.

Louis X, le Hutin, 46/ roi.

Charles de Valois.

Gérard de la Guette, mort à la question en 1322.

Jean I/r, le Petit Roi, n’est pas mis au rang des rois.

Philippe V, le Long, 47/ roi.

Charles IV, le Bel, 48/ roi.

Pierre Remy , pendu en 1328.

Philippe VI, de Valois, 49/ roi.

Erwin de Steinbach, mort en 1335, travailll Strasbourg en 1277.

Jean II, le Bon,

50/ roi.

Pierre de la Foret, mort en 1361.

Jean Ravy, architecte.

Charles V, lf. Sage, 51/ roi ,

avait un grand goût pour l’architecture ; il donnait des plans auxquels il avait mis la main , et souvent il dirigeait en personne les ouvriers.

Jean de la Grange, dit le cardinal d’Amiens, mort en 1402.

Hugues Auuriot, prévôt de Paris, qui présida à la construction des édifices cleve's à Paris , à Vincenncs , au château de Beauté, fut aussi sans doute charge de l’execution des travaux du Louvre.

Raimond du Temple, maître des ceui’j'cs ou ] mier architecte du Roi ( voi/. p. 275, 85, ! 91, 341 ).

ET LES TUILERIES

TRAVAUX

OBSERVATIONS

Urèsune ordonnance de janvier 1274, citée par Iclîhieii, 1. 1/' p« 433, la fontaine dcslnnoccns istait déjà à cette époque; celte fontaine et die de Saint-Lazare sont les premières dont rient les anciens titres.

Charles «le France, comte de Valois, fds de Philippe le Hardi, jeta les fondations du château de Vincennes.

Philippe le Rel naquit à Fontainebleau ; il s’y plaisait beaucoup et y mourut. 11 habitait aussi et avait scs trésors au Louvre , au Temple après la condamnation des Templiers, et au Châtelet, qu’il agrandit et où l’on établit les tribunaux.

Louis le Mutin est le premier roi qui ait fait du Louvre sa demeure habituelle. Avant lui nos rois préféraient le Palais dans la cité, que Philippe le Bel avait fait réparer et embellir sous la direction d’Kngucrrand de Marigny.

Après la mort de Louis X, le comte de Valois voulut disputer le gouvernement à Philippe le Long, qui y avait des droits jusqu’aux couches de la reine , Clémence de Hongrie.

H s’empara du Louvre et chercha à s’y maintenir; mais il en fut chassé par la bourgeoisie, qui soutenait les droits de Philippe pendant son absence.

fait de grands travaux à Vincennes; le donjon élève jusqu'au troisième étage.

Marie de Luxembourg, seconde femme de Charles le Bel, avait une maison de plaisance à Issoudun. Morte en 1321.

Philippe de Valois continua à Vincennes la partie qui avait été commencée par son père Charles de France, comte de Valois.

nine l'église de Notre-Dame.

Le roi Jean poursuivit les travaux de Vincennes.

Les successeurs de S. Louis jusqu’à Charles V s’étaient peu occupés du Louvre.

..ouvre augmenté de deux étages; grand nombre escaliers, de tours , de tourelles ajoutées, entre très la tour de la Librairie, celle de l’Horloge, ut-être celles du Vindal et de l’Ecluse (p. 2G8 suiv. ); la grande vis ou grand escalier. On Tandit les fossés (p.270 et suiv. p. 285, 89) ; on fait les appartemens du Roi et de la Reine, la lie neuve de la Reine (p. 29G ) , celle du Roi >. 297), la salle aux joyaux ( p. 29G, 319 et suiv.), salle basse de la Reine ( p. 299), les chapelles f». 298 ) , la salle de S. Louis ( p. 301 ) , les jarns ( p. 273 ). Toutes ces salles sont richement ieublées.

Le Louvre renfermé dans Paris, dont on élargit l’enceinte (13G7). Charles V, Jeanne de Bourbon sa femme et leurs enfans, habitaient souvent Vincennes, dont il terminale donjon et commença la sainte chapelle. Ce château était leur séjour favori, ou, près de là, le charmant château de Beauté ; ils résidaient aussi au Louvre, ou à l’immense hôtel Saint-Paul, lis allaient aussi quelquefois au château de Creil, bâti par Charles V ( voyez-en le plan dans du Cerceau, les plus excellons Bâti mens (le France , t. I.er ) , et à Fontainebleau. Suivant l’abbé Guilbert dans sa description de ce château, t. I.er, p.48, ce fut là qu’il commença à rassembler les livres de sa bibliothèque, qui devint celle du Louvre. Le roi Jean n’avait que vingt volumes. Charles V en porta le nombre à neuf cent neuf (]>. 32G, 334 ) , et donna l’entrée de sa bibliothèque aux savans (p. 329). Bibliothèques d’Italie (p. 331). La collection

G 4 0 LE LOUVRE

ANN K ES

ROIS

MINISTRES

ARCHITECTES, PEINTRES, SCULPTI

Jean Je Saint-Romain , le meilleur imaig sculpteur du temps ( voy. p. 288, 290, 31;

Jean de I.aunay, sculpteur.

Jean du Liège, sculpteur.

Jacques de Chartres, sculpteur.

Gui de Dainpmartin , sculpteur.

On sait que ces artistes et d’autres qu trouve cites plus loin travaillèrent au L sous Charles V et sous Charles VI; ou • même des details assez circonstanciés sur travaux: mais rien n’indique d’une manier cise ni même approximative l’année de leui sancc et celle de leur mort.

François d’Orléans, peintre.

Pierre Anguerrand, tailleur de pierres, scu en hois et ornemaniste (p. ‘290, 307 ).

Jean Colombe!, idem (ibicl.).

Bernard, menuisier, sculpteur en bois ( p. 30'

Henri de Vie, horloger.

Jean de MoNTAior.

surintendant des finances, décapité en 1109.

Dans la suite les surintendans des finances f aussi chargés de la direction des b&timens ; il paraît qu’aux époques où nous nous trou et surtout sous Charles \\ qui aimait beau l’architecture et qui s’y entendait, le Roi tr

ET LES TUILERIES

rc le grand portail du Louvre du côte de fa inc, et le grand escalier ( p. *200). Statues de la

• Vierge, de S. Jean, du Roi, de la Reine ; du

* d’Orléans , second fds du Roi; du due d’An- , son frère; sergens d’armes, par Jean de Saintmain et Jean de Launay dans l’escalier. Des mes sculpteurs dans la grande chapelle basse

315), statues de la S." Vierge, d’anges, de ze prophètes; ils en tirent aussi pour les nenses cheminées des grands appartenions 317).

s du Roi et de la Reine.

s du duc de Berry, du duc de Bourgogne, es du Roi.

Je peintures la salle basse de la Reine, celle joyaux et plusieurs galeries au Louvre et à :el de Saint-Paul ( p. 305).

dlent au grand escalier et aux ornemens de pture en pierre.

i de la charpente, des meubles et de la sculpdes boiseries.

inte de Paris agrandie.

des joyaux de la couronne est considérablement augmenté)

( p. 296, 319 et suiv.). On peut évaluer à mille quatre cent trois livres pesant d’or ou à 2,306,000 francs l’or travaillé en joyaux ou en vaisselle que contenait le trésor de Charles V. Parmi les pierreries dont ou cite le nombre, on trouve deux cent vingtsix diamans, cent soixante-dix-neuf rubis balais, mille deux cent dix-huit grosses perles , soixante-dix-neuf saphirs , cinquantesix émeraudes, une turquoise (p. 321). Charles V, selon San val, avait fait fondre en lingot tout ce qu’il possédait en or monnayé. Charles VI en fit autant. Peintures et ornemens des salles ( p. 305, 306) ; cheminées, poêles ou chauffe-doux mis dans tous les appartenions , même dans les chapelles ( p. 296, 317, 318 ) ; les boiseries ( p.307 ) ; les buffets ( p. 320) ; les lits (p. 325); les sièges (p. 307, 326); et les meubles richement sculptés, garnis de belles étofles (p. 306, 307, 317, 324 et suiv.) ; beau temps du style gothique (p. 303, 304 ) ; grand nombre de vitraux ( p. 309 et suiv.) ; prix des vitraux (p. 314); tuiles coloriées et vernissées pour les toits (p. 283, 310); girouettes très-élevées , dorées, peintes et aux armes de France; pavés à compartimens colorés ; dans les appartenions tapis très-beaux; chapelles ( p. 314,317 ), oratoires décorés avec soin ( p. 316). Charles V dépensa pour le Louvre 5o,ooo livres, plus de 5oo,ooo francs d’aujourd’hui.

Prix des ouvrages de sculpture et des journées des ouvriers, p. 288, 290, 315. Les registres des œuvres ou des butinions royaux , qui existaient autrefois à la chambre des comptes et qui du roi Jean allaient jusqu’à Charles IX, contenaient les détails de tout ce qui avait rapport aux constructions et aux dépenses des bâtiinens royaux. Ce sont ces registres qui ont fourni à Sauvai presque toutes les particularités curieuses qu’il rapporte dans ses Antiquités de Pat'is .

Les ouvrages de Christine de Pisan, et, entre autres, la Vie de Charles Jr et le Trésor de la cite des dames, donnent des détails très-curieux sur la vie de Charles V et sur ce qui concerne les palais et les lisages de ce temps.

Première horloge publique à Paris , faite par Henri de Vie , placée sur la tour du Palais dans la cité. On cil voit une audessus du portail du Louvre sur la Seine, et une sur une tour de Saint-Germain des Prés, dans un tableau qui doit être de 1370 à 1380, et qui de cette abbaye a passé à Saint-Denis. C’est une descente de croix. Dans le fond du tableau est le Louvre. ( Voy . p. 243, 51, 81 , 82, et pl,8 A.)

Le terrain où depuis ont été bâties les Tuileries était dès 1341, selon Sauvai, à la famille Desessarts; il appartenait en 1372 au surintendant Desessarts , décapité en 1413. H n’y avait encore là en 1372 que trois fabriques de tuiles et de poterie. Ce terrain se nommait alors la Sablonnière (p.345).

642 LE LOUVRE

ANNEES

ROIS

MINISTRES

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