‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 3)Chapitre 12 sur 286 · CIRE · texte numérisé non relu

CIRE

La souplesse et le moelleux de la cire, la facilite avec laquelle, amollie par une douce chaleur, elle reçoit toutes les formes, et reprend, en se refroidissant, de la dureté, surtout lorsqu’elle est mêlée à d’autres substances, la rendent très-propre à la plastique, et ce doit être une des substances sur lesquelles cet art s’est le plus tôt exerce pour modeler et pour faire des moules. Ne fût-on pas appuyé' sur le témoignage des écrivains de l’antiquité, on aurait toute raison de croire que les anciens sculpteurs l’ont fait servir à cet usage. Mais, comme la cire, avant d’être entièrement dégagée du miel des rayons, demande plus de travail et de préparation que l’argile, et que, lorsqu’elle n’est pas combinée avec d’autres matières, elle cède moins facilement sous les doigts que cette terre, je croirais volontiers qu’elle ne fut employée que plus tard aux essais et aux pratiques de la sculpture. La cire, surtout celle que Pline appelle punique, était d’un usage habituel dans les arts chez les anciens. Elle entrait dans leurs couleurs, et y faisait l’office de l’huile , peut-être d’une manière plus avantageuse. Ccris pingcrc [ peindre avec des cires] était le terme le plus usité pour exprimer la peinture que l’on rendait solide et brillante à l’aide de la cire mêlée à des substances onctueuses incorporées à la couleur par le moyen du feu et de l’instrument nommé cestrum. Du nom de cette opération , appelée par les Grecs iya/wcnç, mot dérivé d'tyxouu ,jc brûle [en latin, ustio et inuro ], vinteelui (['encaustique donné à ce genre de peinture, sur lequel Vitruve et Pline offrent quelques détails, mais vagues et très-insuffisans.

Cet encaustique servait aussi à la sculpture. D’après ce que dit Pline (1 ) , expliqué par M. Quatremère de Quincy (2), on ne peut plus douter que les anciens sculpteurs ne frottassent , au moyen de la chaleur , le marbre de leurs statues avec une matière onctueuse, qui en adoucissait l’éclat, lui donnait plus de moelleux et avait la propriété de le conserver. Il est très-vraisemblable que c’est grâce à ce procédé que certaines statues antiques n’ont perdu ni leur poli ni leur velouté; l’encaustique, gras par sa nature, les aura préservées de l’action destructive de l’humidité et des sels de la terre. Mais , au reste, à l’article de la sculpture en marbre, et dans d’autres endroits de cet ouvrage, il sera question plus au long de ce procédé, ainsi que de la

( 1 ) Eiv. xxxv, eli. xi.

( 2 ) Jupiter Olympien , pag. 44 et suie.

peinture à l’encaustique et des essais assez heureux qu’on a lentes pour la retrouver.

Mêlée à la térébenthine , la cire acquiert plus de liant et de ténacité' : elle se modèle facilement, avec le secours d’un petit nombre d’instrumens, à peu près comme l’argile, qu’elle peut remplacer; elle a même sur cette terre l’avantage de ne pas se gercer et de ne craindre ni retrait ni alteration. On s’en sert pour faire des maquettes ou de petits mannequins; et, sous ce rapport, elle est très-utile aux sculpteurs pour les esquisses ou les petits modèles qu’ils veulent conserver. Nous verrons bientôt que cette substance est trèsimportante dans la fonte des statues de bronze; et ce n’est que pour ne pas anticiper sur les operations de cette branche de la statuaire , que nous remettons à compléter dans un autre endroit ce qu’il nous reste à dire de la cire et de ses emplois dans la sculpture.

On tire aussi avec la cire des épreuves dans des moules de plâtre pris sur nature. Après l’avoir fait fondre au bain-marie, on l’y applique à chaud avec le pinceau. Mais en se refroidissant elle prend du retrait; les formes perdent leur vivacité, souvent dans des proportions inégales, et l’on a toujours besoin de réparer la cire pour leur rendre de la fermeté. C’était ainsi que chez les Romains on faisait les portraits des ancêtres, que conservaient les grandes familles de Rome avec un religieux respect et avec une sorte d’orgueil , car c’était un titre de noblesse. Les auteurs, surtout Martial et Juvénal, lancent souvent des traits mordans contre cette prétention, que leurs satires ne détruisirent pas, et que d’autres écrivains regardaient comme un encouragement à la vertu. Plus les images placées dans les armarici de l’ atrium , qui leur était consacré et dont elles partageaient les honneurs avec les dieux lares , étaient vieilles et enfumées , plus elles attiraient les regards et les hommages. Parmi tous les grands hommes de Rome, il n’y eut, au rapport de Valère-Maxime ( l) , cité par Morcelli ( 2 ) , que Scipion l’Africain l’ancien dont on plaça l’image dans la cclla du temple de Jupiter Capitolin , et il fut le seul, dit-il , à qui le Capitole servit d’atrium.

Il n’y eut d’abord que les patriciens , lorsqu’ils avaient exercé des charges curules , telles que le consulat , l’édilite , la censure et la preture, qui eussent le droit de conserver et d’exposer les images de leurs ancêtres [ jus imaginum ]. Fiers de cette prérogative , ils ne la partagèrent avec les familles plébéiennes que lorsque celles-ci furent admises aux dignités curules. Mais ce n’était pas de sa propre autorité que l’on pouvait se permettre de placer dans son atrium les portraits de ses ancêtres , même lorsqu’ils avaient occupé ces charges ; c’était le peuple qui conférait ce privilège : on lui en témoignait sa reconnaissance par une harangue qui retraçait les services qui avaient mérité cet honneur. Cette distinction était refusée à ceux qui avaient souille la noblesse de leur origine par une mauvaise conduite, ou qui étaient morts sous le poids d’une condamnation infamante. Ils étaient alors privés de l’honneur de paraître dans les fêtes publiques ou dans celles de la famille, portes en pompe par leurs parens et revêtus des costumes et

(2) De stylo inscriptionum lalinarum , p. 315

( 1 ) Liv. viii , ch. xv, n.° 1 .

des insignes distinctifs de leurs places : on sait que c était pour les triomphateurs la robetissue d’or; celle de pourpre, pour les consuls, les censeurs; la prétexté, pour les ëdiles et les prêteurs. I-) après un passage de Juvënal ( 1 ) , il paraîtrait que souvent ces portraits se faisaient du vivant des personnages ; car il dit qu’on enlevait et qu’on brisait les images de ceux qui avaient etc condamnes pour quelque crime. Elles étaient donc déjà placées dans la suite des portraits de famille, et l’on ne souffrait pas quelles y restassent; car il est probable que, si ces portraits n’eussent été moulés qu’après la mort, on ne se serait pas donné la peine de faire ceux qu’une condamnation n’aurait pas permis d exposer.

Il paraît que les images des ancêtres étaient de deux sortes : celles qui se conservaient dans les armariaét aient des espèces de bustes en cire coloriée, revêtus de véritables étoffes; les autres avaient la forme d’un masque dont se couvraient la figure , dans les cérémonies , ceux qui se chargeaient de représenter les ancêtres. Il est probable aussi que souvent on portait en pompe les bustes dont on vient de parler, qui pouvaient être creux et faits de manière à s’adapter sur des personnages vivans. 11 est même à croire que, conservant les moules de plâtre qui avaient servi à faire les premières cires , on en moulait de nouvelles , lorsque ces portraits devaient s’ajuster sur un acteur ; ceux que le temps avait noircis , et qui auraient fait un mauvais effet sur un personnage vivant, restaient comme titres de famille dans les armaria , confiés aux soins particuliers de l’esclave nommé atriensis , chargé de tout ce qui avait rapport à l 'atrium. II veillait à la conservation des inscriptions et des éloges placés au-dessous des images; il devait aussi renouveler souvent les couronnes et les fleurs dont on faisait hommage aux ancêtres qui avaient contribué à la gloire de leur patrie et de leur famille, et dont le culte était, pour ainsi dire , associé à celui des dieux et des héros.

Ce que je viens de dire sur les portraits des ancêtres me conduit naturellement à parler d’un passage curieux <et très-obscur de Pline (2), où, selon son ordinaire, il nous laisse entièrement à deviner ce qu’il avait l’air de vouloir nous apprendre. D’après ce qu’il dit au commencement du chapitre, on voit que, pour faire passer à la postérité les portraits des ancêtres, on en multipliait autrefois les copies en peinture, en leur donnant toute la ressemblance possible. Mais cet usage était tout-à-fait tombé en désuétude au temps de cet auteur : on changeait même les têtes des statues; on y mettait des visages d’argent, qui différaient très-peu l’un de l’autre, de sorte que les inscriptions, composées souvent en vers et connues depuis long-temps, ne convenaient plus au nouveau personnage. N’attachant plus de prix qu’à la matière et à la valeur intrinsèque des statues ou des tableaux anciens, on en remplissait les galeries [ pinacothèques ] , qui n’offraient plus que des visages étrangers a la famille. « Et tandis qu’on orne, dit Pline, les palestres avec des » figures d’athlètes, et que, le 20 de chaque mois, on rend dans toutes les » maisons des honneurs aux portraits d’Épicure, on paraît craindre de se » faire connaître et de laisser de son vivant son portrait à ses descendans,

( 1 ) Sat. vin , v. 18.

( 2 ) Liv. xxxv, ch. il.

» pl cc n’est plus son image, mais plutôt celle de sa fortune, qu'on trans- » met à la postérité. » Cc n’était pas ainsi qu’agissaient les anciens Romains : outre les portraits de leurs ancêtres, ils conservaient dans le tablinum, ou leurs archives , toutes les pièces qui concernaient leur famille, et l’exposé de ce que chacun de ses membres avait fait pendant sa magistrature. On décorait les façades et les portes des maisons en y exposant les images et les dépouilles des nations vaincues : ces trophées de famille étaient tellement sacrés, qu’un nouveau propriétaire n’avait pas le droit de les faire enlever; u et, quoique changeant de maître, dit Pline , les maisons étaient toujours » triomphantes ; les trophées qui entouraient un nouveau possesseur étran- » ger à la famille, s’il était sans vertu et sans courage, devenaient pour » lui un continuel reproche. »

Après avoir fait ainsi l’éloge du respect que les anciens Romains montraient pour la gloire de leur famille et de leur pays, Pline ajoute, à la fin du chapitre, que Varron avait rendu un grand service en publiant la vie de près de sept cents personnages illustres, et en y joignant, en quelque sorte , leurs images. « Par cette invention , que les dieux eussent enviée, il » ne souffrit pas que le temps fit perdre leurs portraits; non-seulement il leur » donna l’immortalité, mais encore il les répandit dans toute la terre, pour » qu’ils fussent connus partout et qu’on put les conserver et les tenir renfermés. » II paraît que Varron ne se borna pas aux Romains illustres, mais que son iconographie comprenait aussi de grands hommes des autres contrées. Voici le passage de Pline : Imaginum amorc filagrassc quondam testes sunt, et Atticus illc Ciceronis , edito de his volumine, et Marcus Varro, benignissimo invento , insertis voluminum suorum fœcunditati non norninibus tantum septingentorum illustrium , sed et aliquo modo im agi ni bus : non passas intercidere figuras , aut vetustatern œvi contra hommes valere , inventor muneris etiam dus invidiosi , quando immortalitatem non solùm dédit , veriim etiam in omîtes terras misit , ut præsentes essent ubique et claudi possent ; et hoc quidem alicnis illc prœstitit.

Que pouvait être cette invention de Varron que les dieux mêmes auraient enviée, et par laquelle il avait, à ce qu’il paraît , multiplié les portraits des grands hommes qu’il recueillit dans les familles, et qu’il parvint sans doute à donner à bon compte et à mettre à la portée de tout le monde? Winckelmann ( 1 ) est porté à croire que c’étaient des plâtres , aisés à faire et peu coûteux, que Varron envoyait dans tous les pays. Mais ce n’aurait pas été une invention que les dieux eussent enviée : depuis long-temps on moulait en plâtre; et une collection de sept cents têtes, même réduites à de petites proportions d’après les images en cire , eut toujours été assez chère et d’un transport peu facile. Pline ne dit pas de quelle espèce étaient ces portraits, ni s’ils étaient en bas-relief ou de ronde-bosse. J’admettrais volontiers en partie, avec Winckelmann , que Varron avait fait prendre dans des moules en creux et de petite dimension , faits en pâte de verre ou autrement, des empreintes de plâtre ou de telle autre matière, d’après les

( 1 ) Hist, de l’art, tiv. i , ch. n , §. 37.

portraits conserves dans les familles. Pline aurait pu appeler avec raison ces figures de demi-relief, ces camees , nhfjno modo imagines, des espèces d’images, dénomination consacrée particulièrement aux portraits des ancêtres faits de ronde-bosse et en cire. Le grand nombre de pâtes de verre antiques qui existe , prouve qu’elles étaient tres-repandues , et que ce genre de travail avait été porté à une grande perfection ; et il se pourrait que Vairon, si versé dans tout ce qui concernait les arts, eut trouvé le premier le moyen d’employer le verre et les pâtes d’émaux à faire des empreintes de ce genre. De cette manière, il aurait été facile de multiplier ces portraits, de les rassembler en peu d’espace, de les donner et de les faire voyager à un prix modéré. C’eut ete une très-belle invention de Varron. Ce qui ferait hésiter à interpréter ainsi le passage de Pline, c’est que, cet auteur s’occupant de la peinture , on sciait porté à croire que l’heureuse idée de Varron y avait rapport. Cependant, d’un autre coté, je ferai observer, ce que je n’avais pas d’abord remarqué, qu’immédiatement après avoir parlé' de la découverte de Varron, Pline passe aux boucliers sur lesquels on mettait les portraits de ceux qui les avaient portés , boucliers que l’on consacrait dans les temples , ou dans les maisons des particuliers. II est probable que sur les boucliers, ordinairement en bronze, en argent, et quelquefois même en or, les figures et les ornemens étaient en relief plutôt qu’en peinture. Le mot elypeus même ( 1 ) vient du grec y a uyw , qui indique que l’on y ciselait des figures. On sait que cet usage remontait à une haute antiquité : les héros de Thèbes, dans Eschyle, et ceux de Troie, dans Homère, se reconnaissent aux emblèmes qui décorent leurs boucliers. Aussi nommait-on clypea ou clupca de petits portraits de haut relief, ordinairement en bronze, ayant la forme arrondie de grands médaillons, et ressemblant en petit à des boucliers ; on en a trouvé un grand nombre dans les ruines de Pompéi. Ces clypea donneraient assez l’idée de la collection qu’avait pu faire Varron , dans des dimensions plus petites et plus portatives. Ce n’eut été alors que des empreintes moulées dans des creux, telles qu’en offre la multitude de têtes gravées en intaglio, ou intailles, que nous a transmises l’antiquité, et que l’on aurait pu comparer, en quelque sorte , aux images des ancêtres.

Si dans le passage de Pline il s’agit de portraits peints ou dessinés , on pourrait chercher à l’expliquer de plusieurs manières; reste à trouver la plus satisfaisante , celle qui permettrait d’y reconnaître une invention et un procédé facile pour multiplier ces portraits à peu de frais. Les ingénieux commentateurs de Winckelmann, MM. Meyer et Schultze, pensent que Varron employait peut-être un grand nombre d’esclaves à copier ou à reproduire les figures de son iconographie; mais aurait-on pu nommer ce procédé ou cette fabrication une invention? De tout temps, pour multiplier un objet d’art, on a eu recours a îles copies. Qui sait aussi si nous attachons à cette invention de Varron , sujet des éloges de Pline , la même idée qu’y attachait cet auteur ? Nous voulons qu’elle ait rapport à une manière nouvelle imaginée par Varron

fl j \\ inckcfmanii , toinr II <1 c l'édition allemande , pag. 5(J et 601.

DE LA SC U Ll» TU I\E.

pour répandre ces portraits, tandis que Pline ne le loue peut-être que d’avoir eu le premier I’idc'e d’en joindre à la biographie des hommes illustres , et il se peut qu’il n’y ait eu rien de nouveau dans ses moyens d’execution. Il est probable cependant qu’il trouva une méthode plus économique et plus prompte pour faire ces portraits sans nuire à l’exactitude. Je n’osc m’arrêter à aucune idée qui ferait supposer que Varron conçut celle de la gravure, de quelque genre qu’elle fut et telle que nous l’entendons. Rien ne nous autorise à lui attribuer la gloire d’une pareille découverte , quoique l’on ait lieu d’être étonné que les cachets , les pierres gravées en creux, les empreintes sur la terre, les pâtes, le cuir, &c. , aient pu avoir lieu pendant tant de siècles chez tous les peuples, depuis Job, qui en parle dans plusieurs endroits, jusqu’à Pline, sans faire naître l’idée «le reproduire avec une couleur, sur la toile, le parchemin ou le papyrus, ces gravures légères qui sont si fréquentes sur les patères, les miroirs et d’autres ustensiles antiques; et il serait assez naturel que le hasard, qui lit faire dans le xv.e siècle cette belle découverte à Maso Finiguerra , eut favorisé de même avant lui «quelque autre graveur sur métaux. Aussi n’est-cc pas sans regret que j’éloigne l’hypothèse d’une sorte de gravure sur métal ou sur bois inventée par Varron, et qui eut été sans doute bien digne d’exciter la jalousie des dieux. Mais , si ces portraits étaient des dessins, rien ne s’opposait à ce qu’on les multipliât par des contre-épreuves ou des calques qui auraient été exécutés avec le papyrus très-fin dont parle Pline, et qu’on pouvait rendre transparent au moyen de quelque gomme ou des préparations encaustiques dont les anciens se servaient pour relever l’éclat de leurs peintures. Faites à peu de frais , ces copies se seraient facilement répandues et auraient rempli le but que se proposait le plus docte des Romains : car, quoique je sois très-disposé à penser que Varron avait pu , au moyen de collections d’empreintes, former une nombreuse suite de portraits de grands hommes, cependant je ne puis dissimuler que le passage de Pline ne soit aussi favorable à une réunion de dessins joints par Varron aux volumes de sa biographie, ou plutôt qu’il y aurait insérés , ainsi «jue s’exprime notre auteur; ce qui peut-être n’aurait pu se dire de portraits en relief. Malgré tout ce que je viens d’exposer, et ce que l’on pourra se figurer encore sur ce sujet, je crains bien que ce qui restera de mieux démontré et «le plus positif, ne soit le regret de ne pas trouver dans Pline une explication plus claire de cette invention de Varron , dont les dieux mêmes avaient lieu d’être jaloux.

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