‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 3)Chapitre 33 sur 286 · P A II T I K T K C 11 N I Q U E · texte numérisé non relu

P A II T I K T K C 11 N I Q U E

composition de la terre près , est en usage aujourd'hui , ou du moins elle n’en diffère que très-peu lorsqu’on moule des figures de grandeur ordinaire de manière à en conserver le premier modèle, sans en faire une répétition en plâtre.

Benvenuto Cellini indique pour fondre en bronze une troisième manière de mouler qu’il regarde comme plus aisée, mais dont le succès ne lui paraît pas aussi certain. Il ne s’agit, au reste, que du noyau, qu’on peut couler, dit-il, en une seule fois dans le creux du moule garni de cire, en faisant un mortier liquide, composé de plâtre, de cendres d’os calcinés, et de briques pilées et réduites en poudre très-fine. C’est à peu près, ainsi qu’on l’a vu , le mortier dont on se sert aujourd’hui pour le noyau. Lorsque ce noyau était pris et dur, on le retirait revêtu de sa cire, sur laquelle, pour faire le dernier moule destiné à la fonte, se mettait une couche du même mélange, de deux doigts et demi d’épaisseur; on la laissait sécher , et, après l’avoir entourée de bandes «le fer, on posait une seconde couche. Ayant fait fondre la cire, on cuisait le moule, qui, étant en plâtre mélangé comme on vient de le voir, demandait, suivant Cellini, moitié moins de feu que ceux en terre; et il ajoute que la qualité supérieure du plâtre de Paris permet de suivre cette méthode.

Cellini ne dit rien de particulier sur la manière dont il dispose son fourneau, sa fosse, et dont il enterre scs moules; il croit seulement qu’afin de faire couler plus facilement le bronze, il est bon, au moment de le laisser sortir du fourneau, d’y ajouter par cent livres de métal une demilivre d’étain de plus que la proportion de l’alliage. Il recommande aussi, lorsqu’on repousse le tampon, détenir pendant quelques instans dans le trou la barre de fer, pour empêcher le bronze de couler avec trop de violence, et de n’en laisser d’abord sortir qu’une certaine quantité; ce qui fait éviter les vents et les soufll tires que son impétuosité peut causer lorsqu’il entre avec trop de précipitation dans le moule. II est fâcheux que Cellini ne nous apprenne pas l’état de son bronze lorsqu’il le retirait du moule, et si cet état l’obligeait à beaucoup de réparations ; il néglige aussi «le nous faire connaître dans quelles proportions entraient dans son bronze les différens métaux dont il le composait : ces documens eussent été précieux.

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