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de ces princes, dont la protection éclairée et les bienfaits recherchaient les artistes en Italie aussi bien qu’en France ; nous y en avons place. Pour terminer ce qui concerne l’aineublement de nos appartemens, j’ajouterai que le tapis que nous avons pris pour modèle est le plus ancien qu’il y ait parmi ceux de la couronne, qu’il passe pour être du temps d’Henri II» avec d’autant plus de raison qu’il porte son chiffre aux quatre coins, et qu’il n’y avait pas de motif pour l’y faire figurer après la mort de ce prince.
Quant aux scènes que nous avons supposées dans les appartemens de nos Rois, l’une, dans le salon d’Henri II, offre ce prince, à qui Lescot soumet scs plans du Louvre; dans l’autre, on voit Henri IV avec Marie de Médicis et Louis XIII.
Les salles où nous allons passer, et qui, dans le corps de logis du midi, occupent la façade qui donne sur la cour, appartenaient en partie au premier Louvre, et nous rappellerons, quoiqu’elles aient subi bien des changemens , qu’elles formaient l’appartement de Charles V [voy. p. 29G et suiv. et pl. 8, C). Depuis, sans qu’on puisse désigner leurs diverses destinations, elles ont dépendu de l’appartement de François I.er et d’Henri IV, et plus tard ( voyez p. 392) elles ont servi en partie à loger des personnes attachées à la cour. Au reste, ainsi que nous l’avons vu, cette aile n’ofïrait
quelques ornemens de fa salle des Caryatides avec Jean Goujon , p. 420.
Sculptures en bois, avec Roland Maillard et d'autres sculpteurs , de la chambre de parade et de la chambre à coucher d’Henri 11 au Louvre.
Paul Ponce travailla avec le Primatice à la grotte ou petit château de Meudon , bâti en 1552 parle cardinal de Lorraine.
Tombeau et statue de Charles Maigné en 1550 (Sauvai, t. III , p. 343; Galerie d’Angoulême, n.°3); ils e'taient aux Cëlestins, et c’est cette statue qu’Orlandi a prise pour un Charlemagne.
Tombeau d’André' Blondel de Roquancourt en 1558 , en bronze (Sauvai , t. I.er, p. 582; Galerie d’Angoulême, n.° 57).
Colonnes et eénies funèbres de Fran-
çois II en 1502, actuellement à Saint- Denis (Sauvai, t. I.cr, p. 401 ).
Figures et ornemens du fronton oriental des Tuileries, exécutes après 1504, probablement vers 1508.
Au-dessus de la porte du manège, il y avait un cheval en pierre, de grandeur naturelle, sculpte de ronde-bosse par Paul Ponce.
Fontaine colossale en marbre, projetée pour le jardin des Tuileries. Paul Ponce
en fit vers 1500 le piédestal, et en basrelief deux fleuves et deux naïades plus grands que nature (Sauvai, t. I.er, p. 00).
Paul Ponce, vers 1 508 ou 1 570, fit pour la chapelle ronde des Valois, projetée à Saint-Denis par Catherine de Médicis, un Christ mort, de grandeur naturelle. C’était son plus bel ouvrage (Félibien, Histoire de Saint-Denis , p. 500 ). Sous Louis XIII, le Christ était , avec plusieurs tableaux de Germain Pilon destinés à cette chapelle, chez Lérambert, au magasin des marbres du Roi (Sauvai, t. III, p. 10-17).
Chez le même Lérambert, il y avait de Paul Ponce une statue d'Anne de Bretagne, autre que celle du monument de Louis XII, et un S. George combattant le dragon, qui peut-être n’était pas celui de la galerie d’Angoulême, n.° 72 (Sauvai, t. I.er, p. 131). Cet écrivain cite encore du même sculpteur une S.'1' Anne qui montre à lire à la Sainte- Vierge.
Le buste en bronze d 'Olivier Lefèvre seigneur d’Ormesson, né en 1525, paraît avoir été fait vers 1505 (Galerie d’Angoulême, n.° 40). Enfin il y avait autrefois au-dessus de la porte de l’iiôtcl-de-ville de Paris, à côté de la statue d’Henri IV, un grand bas-relief de Paul Ponce.
ET LES l'UlLUHIES.
pas la belle distribution qu’on y voit aujourd’hui, et c’est un de ces points dont ne s’était pas occupe Perrault : il avait abandonne cette tâche aux architectes qui devaient lui succéder dans les travaux du Louvre. C’est cette tâche qu’ont si bien remplie MM. Percicr et Fontaine; et lorsque le plan qui a etc adopte aura reçu son entière execution, ces salles, qui , au nombre de neuf, s’étendent d’un des grands escaliers du Louvre à la grande salle des Sept Cheminées, formeront une superbe suite de pièces richement décorées de marbres , tic stucs et de peintures. Elles seront dignes de recevoir les belles collections d’antiquités égyptiennes, grecques, romaines et du moyen âge, ainsi que les objets rares et curieux parleur matière et par leur travail, dont la munificence de Charles X les a en richies , et qui, réunis, composeront le musée qu’il a daigné honorer de son nom. Quoique les travaux pour l’établissement du musée Charles X se poussent avec une activité qui permettra de l’ouvrir bientôt à l’impatience du public, cependant il n’est pas encore possible d’en indiquer les dispositions. La plupart des peintures sont trop peu avancées pour pouvoir être décrites; il y en a même dont les compositions sont encore tenues secrètes par les peintres qui les ont conçues. Je me contenterai donc, et seulement pour donner un avant-gout du plaisir qu’elles procureront sous peu, de faire connaître les sujets des plafonds et des tableaux qui se préparent à orner ces belles et vastes salles. Ces courtes indications commenceront par celle de ces pièces qui touche la grande salle, et qui, ainsi que les trois suivantes, contiendra les antiquités grecques et romaines, telles que vases et bronzes, et celles du moyen âge, ou ce qu’ont produit les artistes français au siècle de la renaissance et de François I.er, les terres émaillées, les vitraux. Ces collections précieuses seront disposées dans des armoires vitrées, en harmonie avec la décoration des salles, mais auxquelles cependant on n’aura pas à faire le reproche de briller aux dépens des objets qu’elles doivent renfermer.
Les grisailles qui ornent les panneaux des salles 1, 2, 3, 6, sont toutes de MM. Vinchon (l) et Gosse (2) : le premier les a composées en grande
(1) M. Jean-Baptiste-Auguste Vinchon, ne' a Paris en 1787, est élève de M. Serangeli. En 1815 il obtint le second prix, et en 1822 le premier. 11 fut choisi pour orner de fresques à Saint-Sulpice la chapelle de Saint-Maurice, et l’on vit au salon de cette année les esquisses des compositions qu’il y devait exécuter. C’étaient S. Maurice, S. Exup'ere et S. Candide refusant de sacrifier aux faux dieux ; — le Massacre de la légion thébaine. Dans les pendentifs sont représentées la Religion et les Vertus chrétiennes , et tous ces sujets se composent avec des anges qui soutiennent, au-dessus des martyrs, des guirlandes, des couronnes et des palmes. Au même salon M. Vinchon
retraça le Dévouement du jeune médecin Mazet pendant la fièvre jaune en Espagne. Le sujet qu’il traita en 1824 fut Jeanne d’ Arc qui, malgré la blessure quelle a reçue, s’empare du fort des Tournelles . Ossian lui fournit aussi une composition , Comala mourant de saisissement entre les bras de Fingal victorieux et qu’elle avait cru mort.
(2) M. Nicolas-Louis-François Gosse, né à Paris en 1787, est élève de Vincent. En 1807 il mérita une première médaille en or. En 1818 il fit pour l’église de Saint-Etienne du Mont à Paris un jeune homme guéri d’une maladie dans l'église de Sainte- Geneviève. Jusqu’en 1819 il