DE CONSTANTINOPLE
TIRÉS DE CHRISTODORE, DE PAUL SILENTIAIRE, DE L’ANONYME, DE PAPIAS, DE CÉDRÉNUS, DE THEODOSE L’ANAGNOSTE OU LE LECTEUR, DES ANTI- QUITES DE CONSTANTINOPLE, DE NICETAS , DE PACHYMERE ET D’AUTRES AUTEURS DE L’HISTOIRE BYZANTINE, ET QUE DONNE BANDURI DANS SON IMPERIUM ORIENTALE , EN DEUX VOLUMES IN-FOLIO.
Avant cle parler des statues de Constantinople dont on nous a conserve le souvenir, on aimerait à faire connaître les palais ou les grands édifices que Constantin fit élever, et auxquels ces statues servaient d’ornement. Mais il serait trop long de les énumérer tous : cela devient même inutile, puisque, dans l’ignorance où souvent nous sommes de leur situation et même de la signification de leurs noms, l’on n’offrirait qu’une stérile nomenclature sans intérêt; et nous nous réservons d’en parler lorsqu’ils nous seront présentés par les divers écrivains qui nous ont laissé des détails sur Constantinople. Malheureusement ils sont tous très-postérieurs à Constantin : plusieurs des monumens dont ils parlent avaient subi bien des changemens; ils ne portaient plus les noms sous lesquels ils furent d’abord connus, et beaucoup même n’existaient déjà plus aux Xe, xi° et XIIe siècles, époques dans les limites desquelles, jusqu’aux xnie et XIVe siècles, se trouvent compris les auteurs byzantins que nous suivrons pour guides. Ils ne sont pas toujours surs et sont loin d’être d’accord entre eux. La lumière qu’ils portent sur ces temps obscurs et sur leurs monumens est incertaine et vacillante, et ne les éclaire souvent que d’un jour douteux.
Ces écrivains ont été réunis dans le vaste recueil de Banduri , intitulé Imperium orientale, deux volumes in-f°; dans la collection Byzantine de l’Académie de Berlin, édition de M. Em. Becker, Rome, 1835, et dans la traduction française des écrivains de la Byzantine, par le président Cousin, 1685, t. V.
Quelques savans modernes, et parmi eux, au premier rang, le célèbre