Jupiter tonnant, m., pl. 4oo. — M. roy. de Dresde
Celte statue, qui ne doit son surnom qu’à ia médiocre restauration de ses deuxbras, entièrementmodernes,n’a de remarquable que sa tête, d’un caractère sévère et d’une grande beauté. Sous le rapport du dessin et de l’exécution, il n’y a pas d’harmonie entre celte tête et le corps, dont la pose est roide, et qui ne porte pas bien sur les jambes. 11 est rare aussi de trouver à des statues de ce genre une draperie aussi mal conçue et d’un ajustement aussi mesquin que ce manteau étriqué , dont un bout couvre à peine et maladroitement l’épaule gauche, et qui, n’enveloppant le milieu du corps que jusqu’au genou droit, laisse les jambes et les pieds entièrement nus, costume qui ne convient pas à la dignité de Jupiter. — Lipsius, p. 192, Leplat, pl. 85. [H. 3 aun. 1/2].
677. A. — Jupiter, en ter. c ., pl. 552 B. — Naples, mus. Bourb.
On n’a pas toujours été d’accord sur cette statue ni sur celle, qui, de la même fabrique, trouvée dans le même lieu à Pompéi, lui sert de pendant au musée Bourbon de Naples. Ces deux figures, d’une exécution assez médiocre, sont les plus grandes terres cuites de ronde bosse qui nous soient parvenues de l’antiquité et c’est leur plus grand mérite : ce n’est à proprement parler qu’un travail de potier , et, pour peu que le plasticien qui les façonna eût un peu de modestie, ses prétentions ne se seraient pas élevées jusqu’à l’espoir qu’un jour ses deux statues prissent rang parmi les chefs-d’œuvre d’un musée. Peut-être cependant les avait-il faites pour quelque temple auquel ses modiques ressources ne permettaient pas d'offrir aux dieux des hommages en marbre ou en bronze, et au fait l’une et l’autre de ces statues furent trouvées à Pompéi, dans le trèspetit temple ou sacellum placé entre la rue qui longe le côté N. N. E. du petit théâtre nommé l’Odéon, et celle qui, passant devant le mur d’enceinte de l’entrée du temple d’isis, mène à la platea, ce que nous appellerions le parterre du grand théâtre.
D’après l’idée que l'on avait eue, lors de leur découverte, que ces deux figures étaient Esculape et sa fille Hygie, le petit temple fut nommé temple d’Esculape, dénomination qu’il conserve encore , quoiqu’il soit à présent reconnu que l’on s’est trompé et qu’il dut être consacré à Jupiter et à Junon. Par une inadvertance que je ne conçois pas, car je connaissais parfaitement ces statues, que j’ai si souvent vues et examinées au musée de Naples, et que j’ai toujours regardées comme un Jupiter et une Junon, j’ai placé dans ma planche 552 B parmi les Esculape, 1 1 55 A, ce Jupiter, auquel , en lui avouant que je me suis trompé à son endroit, je rends et son nom et son rang. Se rapprochant par sa pose et son costume , qui n’offrent rien de particulier, de plusieurs des représentations de ce dieu qui nous sont passées sous les yeux , il n’y a que peu de chose à en dire. Debout et calme, il est en partie couvert de son manteau, l’himation. D’après son attitude calme, il paraît avoir tenu, lors de son intégrité, un foudre à la main droite abaissée. L’expression de son visage, bien que le modelé de cette figure soit assez médiocre, ne manque pas de dignité. La couronne qui ceint sa tête me semble être d’olivier plutôt que de chêne ; ce serait alors le cotinos , couronne d’olivier sauvage, dont s’ornait le front du Jupiter
STATUES ANTIQUES
Olympien. Cette statue, d’un travail assez ordinaire, a surtout le mérite d’une bonne conservation, et celui d’être d’une dimension de lapins grande rareté dans les terres cuites. La chaussure est en bon état. [H. 7 pal. 6 onc. — im,68o. = 4. pii. 1 po. 1 1.]