Jupiter, m. pentél., pl. 4oo. — Vatican
Debout, la main gauche sur la hanche, son foudre à la main droite abaissée, le dieu, en partie enveloppé dans son manteau, est dans l’attitude du repos.
Le rapprochement de plusieurs de ces statues et la comparaison à laquelle il se prête développent le système suivi par les sculpteurs anciens dans la composition de leurs draperies. Lorsqu’ils ne revêtaient leurs figures de Jupiter que d’un ample manteau, on voit qu’ils en font toujours passer sur l’épaule gauche un pan qui, laissant à découvert la plus grande partie de la poitrine et du haut du corps, et quelquefois le bras, se double et se rabat sur le milieu du corps et descend par une ligne oblique sur la cuisse gauche. La disposition des plis de cette partie rompt l’uniformité de ceux qui tombent jusqu’aux pieds, en ne déviant souvent de la ligne droite, que par une légère inflexion. Les statues 673, 675, 676, 678 offrent à peu près le même agencement; mais on trouve beaucoup de variété dans l’ajustement des plis, qui, tout en recouvrant la partie inférieure, en laissent entrevoir la forme. Il s'offre toujours aux hanches, aux genoux quelques repos ou quelque indication qui établissent les grandes proportions et donnent une sorte de mouvement à ces figures droites et calmes. Parmi ces statues que nous passons en revue, celle du musée Cliiaramonti, qui, la main gauche appuyée sur la hanche , tient son foudre de la main droite, du reste, tout à fait moderne, ainsi que le hras, est peutêtre celle qui se distingue le plus par la disposition de sa draperie. Il est à regretter que la tête et les bras de ce Jupiter du Vatican , soient dus à mie restauration : il y a aussi quelques parties réparées au talon droit et au bas de la jambe gauche, mais les pieds, chaussés de sandales, sont antiques. Cette statue, autrefois an jardin du Quirinal, est aujourd’hui dans le portique du jardin du Vatican. [Haut. îo pal. 6 onc.]
a 678 A. — Jupiter tonnant, Paros, pl. 4o 1 . — V. Albani, inéd.
Quoique cette statue n’ait rien de remarquable, elle ne laisserait pas d’avoir de l’importance, si elle nous était parvenue telle que nous la voyons ici, le foudre et la haste à la main, et à ses pieds son aigle aux ailes éployées et prêt à porter les ordres de Jupiter. Malheureusement, elle avait perdu tous ces accessoires : le bras droit, la moitié de l’avant-bras gauche et les jambes sont modernes. Il en est de même du fidèle messager du dieu du tonnerre, à la main duquel on a mis le foudre, dont peut-être autrefois il n’était pas armé. La tête, antique, n’est pas celle de la statue, elle y a été rapportée : tout ce qui est antique fait regretter ce que l’on a perdu. Le torse, d’un bon style et bien modelé, est d’une exécution en même temps souple et ferme. On pourrait, comme à des statues que nous avons examinées (celle de Dresde 677), désirer à la draperie une disposition plus noble.
Cette statue, ainsi que tant d’autres, a été découverte à la villa Adrienne A Tivoli, ce trésor d’antiquités, d’où elle passa à la somptueuse villa Albani, autre trésor de chefsd’œuvre, et dont l’illustre possesseur, protecteur ardent autant que savant et éclairé des arts de l’antiquité, en réunit une admirable collection, illustrée par Winckelmann et Zoëga, ces deux flambeaux de l’archéologie. Plusieurs beaux monumens de la collection
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Albani , entr’autres une suite précieuse de bas-reliefs de style archaïque d’imitation, acquis en i8i5, par Louis XVIII, font aujourd’hui partie du Musée royal du Louvre. [Haut. 10 pal. 11 onc. 1/2.] (1).
(1) Statues inédites de la belle collection Albani.
On n’en a encore publié que les bas-reliefs et les inscriptions.
Numéros d’ordre. Planches.
Achille 2074 A. - 833 C.
Acteur comique 2221 B. -874.
Adrien 2420 B. - g36 A.
Agrippine 2367 A. - g32.
Amour tendant son arc. 1471 C. - 644 B.
Antonin 2442 A. - g36 B.
Apollon assis 937 A. - 486 B.
Auguste 2334 A. - 912 A.
Bacchante i656D. - 6g4 B.
Bacchus et femme... 1628 B. -704 B.