AMOUR ET SATYRE . 1584A.-678B
Brutus (l’ass. de César) . 23 19. -911.
Canéphore 808. - 442.
Caryatide 814A. - 444.
Cérès 759 E. - 438 G.
(Prêtresse de). 807. - 442.
César 23i8. - 911.
Claude 2386 A. - 940 D.
Danseuse ig34 A.
Diane 1209 D.- 562
d’Ephèse 1 198 B. - 562 B.
Diogène 2111. -842.
Faune 1673 A. -71 6 B.
Numéros d’ordre. Planches.
Faustine 2456. - g56.
Géta 2486 B. - g36 D.
Hercule 1996 A. - 8o4 A.
Hermaphrodite 1 554 C. - 666 A.
Histrion 2221 A. -874.
Jeune histrion 2225. -874.
homme 25 12 B. - 940 D.
Jeune romain.. 2312A.-907.
SATYRESSE 1782. -727.
Junon. 719. -4l5.
742 B. -4ioD.
Jupiter. 678 A. - 4oi.
Libéra 1621B.-678F.
Lucius-Vérus 2459 C. - g36 A.
Marc-Aurèle 2449 B. - 936 B.
Marsyas ii 39 B. - 486 B.
Maxime 2487 D. - g36 D
Minerve 842 B. - 462 D.
voilée go3. -457.
Mithra iig3A. - 562 B.
Osiris 2545 A. -g84-
Pan et Apollon 1736 G. -716 D.
Pêcheur dormant. ... 2247 E. - 877 D.
Prêtre étrusque 1907. - 768 B.
Prêtresse étrusque . . 1922. -772.
Silène 1758 A. -726 C.
Soldat gaulois. ..... 2i55 A. - 854 A.
Tibère 2354 C. - g36 A.
Trajan 24i5B. -g36 B.
Ulysse fuit Polyphèm. 2087 C. - 823 C.
Vénus i332 A. -602.
génitrix i449 G. - 632 F.
A678. B. — Jupiter, m. gr., pl. 896, D. — Col. Th. Coke, inéd.
Cette belle et grande slalue est l’un des plus nobles ornemens delà riche collection réunie par M. Th. Coke, de l’illustre maison des comtes de Leicester, dans son magnifique château d’Holkham près de Wells, dans le Norfolk, si remarquable par sa grandeur, la noblesse de son architecture, par son superbe parc de onze milles de tour peuplé de daims et consacré aux perfectionnemens de l’agriculture, qui, dans le comté de Norfolk, celui de l’Angleterre où elle a fait le plus de progrès, a eu tant d’obligations aux heureuses inventions, aux machines, aux instrumens nouveaux de M. Coke. Le château d’Holkham se distingue encore par la richesse de ses nombreux appartemens, de sa chapelle, et surtout par son admirable bibliothèque, abondante en livres rares, en manuscrits, en dessins des grands maîtres , et par une suite considérable de beaux tableaux des écoles d’Italie. La galerie des statues, fort bien disposée, est grande et très-dignement décorée. Il est vrai que M. Th. Coke avait 65, 000 guinées de revenu, et l’on peut, dit-on, faire d’assez belles choses avec 65, 000 guinées qui reviennent tous les ans. Après cette petite digression queje devais au souvenir du bon accueil que je reçus à Holkham, de M. Coke et de son aimable famille, revenons au Jupiter.
Cette statue a beaucoup de ressemblance de pose et d’ajustement avec plusieurs de celles que nous venons de voir; mais elle se distingue par plus de noblesse et d’élégance. Tout ce qui est antique dans cette figure est d’une grande finesse d’exécution et d’une conservation remarquable. Celte vaste poitrine, telle que la dépeint Homère, tout le torse et ce qui s’est conservé des jambes, sont d’un beau modelé; les attaches des épaules et des genoux ont beaucoup de finesse. La tête est celle de la statue , mais elle en avait été détachée et on l’y a rajustée. L’expression du dieu, ses cheveux séparés sur le front et régulièrement ondulés de chaque côté , ainsi que sa barbe , qui concourt au bel ovale de la tête , tout lui donne un caractère plus doux et moins fier que lorsque ses cheveux, se dressant sur le front, retombent avec une sorte de désordre. Aussi, en restituant le bras droit et l’avant-bras gauche qui lui manquaient, a-t-on pensé avec raison que c’était un Jupiter propice et qu’il convenait de lui faire tenir à la main gauche une patère, et à la droite son sceptre, symbole de sa bienveillante puissance et des vœux que lui adressaient les mortels. Si l’on s’arrête au manteau jeté autour delà partie inférieure du corps, on en trouvera la disposition plus large que celle du Jupiter Albani ( 678 A) et offrant une plus belle chute de plis. Le tronc de palmier à la droite de la figure , et dont la partie supérieure est moderne, était un emblème de triomphe et convenait au maître des dieux, vainqueur des Titans. Le bas des jambes et les pieds sont modernes, ce que l’on a omis d’indiquer dans la gravure, de même que la restauration des bras, le droit à l’épaule, le gauche au sortir de la draperie. [Haut. 7 pi.]
Lorsque je fus â Holkham, en 1 833, et que j'y reçusle plus aimable accueil de M. Coke et de lady Anna sa femme, auxquels cependant je m’étais présenté sans recommandation , et chez qui je regretterai toujours de n’avoir pas passé plusieurs jours, comme ils m’y
DE L’EUROPE
invitaient, cette statue n’était pas encore placée dans la galerie. Arrivéedepuis peu d'Italie , elle était encore dans sa caisse. M. Coke eut la gracieuse attention de la faire ouvrir pour que je pusse l’examiner et prendre mes notes, il eut même l’extrême obligeance de mettre lui-même la main à l’ouvrage, et le véne'rable vieillard avait alors 85 ans, il fut excellent pour moi et je me plais à rendre ce faible hommage à sa mémoire (1).
A678.C. — Jupiter, m.gr., pl. 3g6. — Rome, Y. Massimi, inéd.
Le costume que l’on voit ici à Jupiler, cette longue et large tunique recouverte en grande parlie d’un ample manteau qui se rapproche assez de la toge romaine, ne lui sont pas ordinaires. Si l’aigle antique qui est à ses pieds ne déterminait pas le caractère du maître des dieux , on pourrait le prendre pour un Esculape, auquel conviendrait assez la tête antique qu’on y a rapportée et qui n’est pas celle de la statue. Le bras gauche, au sortir de sa draperie, et l’avant-bras droit sont modernes; le cou est aussi en partie restauré, ainsi que le nez. L’agencement des draperies de cette statue est très-peu recommandable, surtout dans la partie droite dumanteau. [H. 7 pal. 7 onc.= im,g35.] (2).
a 678. D. — Jupiter, m. gr., pl. 3 96 F. — Naples, inéd.
Tout l’ensemble de cette figure porte l’empreinte de la sérénité et de la bonté d’un dieu propice : le front, les yeux, et l’ajustement des cheveux et de la barbe, tout concortà cette expression de douceur et de dignité. L’attitude de ce Jupiter est calme : la main droite, abaissée, tient le foudre plutôt qu’elle n’en est armée; ce qui reste du bras droit indiquait assez ce qu’il était dans son intégrité. La main gauche, appuyée sur le côté et enveloppée dans les
(1) Statues inédites de la collection de M. Th. Coke, comte de Leicester, AD CHÂTEAÜ D’HOLKIIAM.
Numéros d’ordre. Planches.
Agrippine
Apollon Pytiiien
Bacchos
CérÈs (Agrippine en) .
( Apoll. rest. en) .
Diane
Faüne jedne
Numéros d’ordre. Planches.
Isis 256g B. - 987.
Jopiter 678 B. - 3g6 D.
Lucius Antonius 2346 A. - go3.
Vérus 245g A. - 957.
Méléagre 2022 A. - 807.
Minerve 888 A. - 462 B.
Neptune 1796 A. - 744*
Nil (Le) 1814 A. -749.
Septime sévère 2481 A. - 966.
Vénus génitrix 1 44g A. - 5g4.
(2) Statues inédites de la collection Massimi.
Numéros d’ordre. Planches.
Athlète 2175 C. - 858 C.
Cassius 23o3. -912 B.
Discobole 2194 A. - 863.
Femme drapée 2519 G. - 982.
Numéros d’ordre. Planches.
Jupiter 678 C. - 3g6 F.
Municipale (Statue) . . 2293. - 896.
Vénus i386 A. - 634 B.
STATUES ANTIQUES
plis du manteau , complète l’image d’une noble tranquillité. — Mus. Bourbon , Finati, n“ 106.
Cet ample manteau double, le diplax , qui entoure deux fois le corps et retombe de l’épaule gauche en plis nombreux sur la droite, est remarquable par ses beaux jets, et il offre un bon modèle de ces riches draperies dont la sculpture antique nous présente de si fréquents exemples et de si utiles leçons. Cette belle figure est presque entièrement couverte de masses de draperies, et cependant l’on ne pourrait dire qu’elle en est cachée. Elles sont si adroitement combinées , qu’ elles laissent deviner ce qu’elles recouvrent, et qu’au genou, au milieu du corps, les plis sont disposés de telle sorte qu’ils accusent les grandes divisions, les principales proportions. [Haut. 5 pal.= im,3io. ]
O 679. Jupiter, 6r., pl. 4oi. — Gai. de Florence, t. II.
Bien que ce dieu ne se présente ici que sous la dimension d’une petite statuette, il mérite, par la noblesse de sa pose et par la beauté de ses proportions, de prendre place parmi les statues, et l’on peut croire que c’est une réduction ou peut-être le modèle d’une grande figure. Enveloppé d’un diplax ou grand manteau double qui cache entièrement le bras droit et la main appuyée sur la hanche, et tout le corps au-dessous de la poitrine, nue ainsique le bras gauche, le dieu, debout, porté sur la jambe droite, paraît méditer. Il tient à la main gauche, abaissée, son foudre, de laforme d’une flamme ondoyante. La draperie, d’une étoffe légère, permet de retrouver, sous ses plis d’un beau jet, les contours élégans et les formes du dieu. La tête manque de ce caractère qu’on voudrait voir aux traits de Jupiter, et ses cheveux plats lui donnent un peu l’aspect d’un portrait. Qui sait si ce ne serait pas quelque empereur romain sous la figure de Jupiter? [Haut. 11 po.]