Ramessoü II Maiamoun, pl
Ce pharaon est le même que celui représenté sous le numéro suivant. Sa figure est empruntée aux bas-reliefs de Beit-Oualli , près Kalabsché, en Nubie. Rosellini et d’autres égyptologues crurent d’abord que ce monarque, dont le nom et le surnom ne diffèrent de ceux de Ramessoü II Maïamoun, quepar l’ad-
dition d’une qualification très-usuelle l’ Approuvé du dieu Phré , était un
frère de ce monarque. Mais la table d’Abydos a fait voir que ces souverains sont identiques.
2842. — Ramessoü II Maiamoun (Ramsès III de Rosellini),
pl. 1012.
Ce monarque est appelé dans sa légende Ramessoü Maïamoun , c’est-à-dire aimé d’Ammon; il reçoit le surnom de Ra sesorma sotpenra, c’est-à-dire Soleil seicjneur de la vérité , approuvé du Soleil.
Un sphinx de granit rose, du musée du Louvre, représente ce monarque. (DeRougé, Notice , etc. n° 21, p. 7.) Le même musée possède, de ce monarque, une statue colossale en granit veiné de rose. (De Rougé, Notice , etc. n° 20,
Ce pharaon, fils de Séti Ier, est celui que l’on appelle vulgairement Ramsès le Grand. Il poussa l’orgueil jusqu’à s’introduire lui-même parmi les divinités auxquelles il avait élevé des temples. (Voy. de Rougé, Notice } etc. 2e édit, p. io4.)
Le règne de ce monarque fut marqué par d’importantes conquêtes , et la durée en fut longue. Un grand nombre de monumens rappellent sa mémoire. A Thèbes , le célèbre Ramesséum est un monument religieux et funéraire qui lui est spécialement consacré.
La figure que nous donnons est celle d’une des grandes statues colossales, du Speos d’Ibsamboul ; elle est coiffée du pschent.
2 843.' — Nofré-ari, pl. 1012.
Cette princesse, épouse de Ramessoü II, est qualifiée de Servante de la déesse Moût. Cette déesse est représentée par le vautour.
Dans le cartouche nom de cette reine, le vautour doit être accompagné du flagellant et au bas doit être ajouté le signe www.: à la dernière ligne de la première colonne, il faut remplacer le signe j par le tau.
2 844- — Botiante, bas-relief, pl. 1012.
Cette princesse , fille de Ramessou II (Ramsès II le Grand), et dont la figure se voit dans le grand Speos d’Ibsamboul, est qualifiée de Fille royale } et reçoit les titres de Royale épouse la grande , la maîtresse du monde, rectrice de la haute et basse Egypte (Rosellini, Mon. storici , t. I , p. 278); Champollion a lu son nom Battivanti.
Le cartouche de cette princesse a été mal rendu ; il doit être écrit comme ci-contre.
2 845. — Maïenphtah (Menephtah II de Rosellini ) ,
bas-relief , pl. 1 o 1 3.
La légende de ce pharaon a été rendue incorrectement.
Dans le cartouche nom , il faut remplacer la ligne qui suit le signe
www. , par la table d’offrandes — i- ... Cette correction faite, le nom se lit : Maienphtah otp hi ma, et le surnom Baienra mai en Amoun , c’est-à-dire Soleil serviteur de l'esprit des dieux, aimant Ammon.
Ce monarque est l’Amenephtès de l’Africain, TAménophis sous lequel eut lieu, suivant Manéthon , la sortie d’Egypte des Hébreux , le Pharaon de la Bible. (Voyez mon article sur les dynasties égyptiennes , Revue archéologique, 8e année, p. 174, Paris, x 85 1 .J
2 846. — Séti II Maienphtah (MeneptahlIIdeRos.), pl. ioi3.
Ce pharaon, dont le nom se lit Séti Maienphtah, comme celui de Séti Ier, a pour surnom Rasésortérou maii Amoun, c’est-à-dire Soleil seigneur des mondes, aimant Ammon. Son nom se voit à Médinet-Abou et à Biban-el-Molouk.
Séti II ne régna pas immédiatement après son père; son règne est séparé du sien par celui de Tasésor et de son mari Siphtah, dont la figure a été donnée plus haut. (Voy. 2835, 2836.)
Dans le cartouche nom de ce pharaon , la figure du dieu Set a été incorrec tement rendue, elle doit être représentée ainsi
2847. — Set-Nascht (Ouerri de Rosellini), bas-rel. pl. ioi3.
Le nom de ce pharaon, le dernier de la xixe dynastie, a été incorrectement
ROIS ÉGYPTIENS
lu par Rosellini (Mon. storici, t. I , p. 283), et d’après lui par M. de Clarac. Il se lit : Set Nasclit merira meii Amoun. Il doit être écrit comme ci-contre :
Le prénom se lit : Ra sesorischaou meii Amoun et il signifie : Soleil seigneur des rois , aimant Ammon.
Ce pharaon correspond vraisemblablement au Thuoris de l’Africain.
2 848. — - Ramsès III Hikpen (Ramsès IV de Rosellini),
bas-relief, pl. ioi3.
Ce pharaon ouvre la xxe dynastie; c’est donc à tort que la planche porte l’indication de la xixe. C’est le monarque dont on conserve au musée du Louvre le beau sarcophage en granit rose. (Voy. de Rougé, Notice , etc. p. 75.)
Ramsès III, qui rendit son nom célèbre par des conquêtes , reçoit le surnom de Soleil seigneur de vérité, aimant Ammon.
Son nom se lit, non - seulement dans les tombes de Riban-el-Molouk, mais encore à Médinet-Abou.
2849* — IsÈS ou ^S1S’ P^‘ 10 i3.
Le nom de cette princesse , femme de Ramsès III Llikpen , a été incorrectement rendu sur la planche; il doit être écrit jj
Le tombeau de cette princesse, dû à la piété de son second fils, a été trouvé dans la vallée des Reines; elle est qualifiée de Mère royale, et de dominatrice du monde. (Rosellini, Mon. storici, t. II, p. 6. )
2 85o. — Ramsès V, Fils de Ramsès III (Ramsès VI Arnnie-
nephthès de Rosellini), pl. 10 13.
Le nom de ce monarque se lit : Ramsès Chopesch ansen atew nouter hik pen. Ces deux derniers mots ( hik pen) signifient: Modérateur de la région de Pen, et ils caractérisent aussi , comme surnom , le chef de la xxe dynastie.
En effet, le pharaon dont nous donnons ici la figure apparaît, dans le grand édifice de Medinet- Abou, comme fils de Ramsès III Hikpen; mais il n’est que le second dans l’ordre de progéniture , et il faut placer auparavant le Ramsès qui a pour prénom :
découvert à Biban-el-Molouk. Il est qualifié de Soleil soutien de la vérité, chéri d’ Ammon, approuvé du soleil. (Voy. Rosellini, Monum. storici, t. II, p. 22.) C’est cà tort que, dans le cartouche prénom de ce pharaon, on a représenté
xun On doit donc désigner ce Ramsès comme le cinquième du nom, et Rosellini s’est trompé en regardant ce pharaon comme un des fils de Ramsès IV (on a écrit par erreur VI sur les planches). Son tombeau a été
Ma avec deux plumes sur la tête. Cette déesse de la justice ne doit avoir qu’une plume.
M. Lesueur ( Chronologie des rois d’Egypte, p. 191 ) a donné les cartouches des quatre fils de Ramsès Hikpen , qu’il désigné improprement sous le nom de Ramsès Meïamoun.
2 85 1 . — Ramsès VI. ( Ramsès VII de Rosellini ) , pl. 101 4.
Ce pharaon est le troisième fils de Ramsès Hikpen, ainsi que cela résulte de l’inscription du grand édifice de Médinet-Abou. Il est qualifié, dans son cartouche prénom, de Soleil soutien de la vérité, aimé d’Ammon, approuvé du Soleil. (Rosellini, Monum. siorici, t. II, p. 22, 20.) Son tombeau a été trouvé, comme celui de ses frères , à Biban-el-Molouk.
Dans le cartouche prénom de ce pharaon , le personnage assis doit avoir pour coiffure non le pschent, mais les deux grandes plumes caractéristiques d’Ammon.
2862, 2868. — Ramsès VIII (Ramsès IX de Rosellini),
pl. ioi4, toi 5.
Ce pharaon, dont le tombeau a été découvert à Biban-el-Molouk, comme presque tous ceux des rois de la xxe dynastie, est qualifié de Soleil modérateur de justice, approuvé d'Ammon.
M. Lesueur s’efforce à tort de l’identifier auKertos des Grecs. ( Chronol . des rois d’Egypte , p. 201.) Rosellini l’assimile à leur Protée. Mais le fait est qu’on ignore à quels pharaons correspondent les rois appelés de ce nom par les Grecs.
Le nom de ce Pharaon se lit Ramessou Meï Amoun ma ma. Il se voit sur plusieurs monumens importans, et notamment sur les manuscrits internes du grand temple de Khons à Karnac, et sur des colonnes de la salle hypostyle du palais de Karnac.
2860. — Ramsès IX (Ramsès X de Rosellini), pl. ioî4.
Le tombeau de ce pharaon et des suivans se trouve à Biban-el-Molouk.
Le nom qu’il porte se lit : Ramsès scha Tamma merer Amoun. 11 est qualifié de Soleil bienfaisant , approuvé et fils du Soleil, dominateur de la région de pureté et de justice, chéri d’Ammon. Ses cartouches se rencontrent dans une des tombes d’Elithya, dans une de celles de Kournah, enfin sur quelques parties extérieures du palais de Karnac. (Rosellini, Monum. storici, t. II, p. 45-)
2 854. — Ramsès X (Ramsès XI de Rosellini), bas-relief,
pl. ioi4.
Ce pharaon est qualifié de Fils du soleil, d’Ammon dans sa force. (Rosellini, Monum. storici, t. II, p. 45.)
ROIS ÉGYPTIENS
2855. — Aménemsès (Aménemsès de Rosellini), pl. ioi4.
Ce pharaon est qualifié de Stable comme le soleil, fils cia soleil, modérateur de la région de pureté. Son tombeau se trouve à Biban-el-Molouk. (Rosellini, Monum. storici, t. II, p. 46.)
Sur la planche , les cartouches du nom ont été retournés et le prénom se trouve ainsi mis à la place du nom.
2856. — Tàscia ou Tachia, pl. ioi4.
Cette princesse , dont le tombeau se trouve à Biban-el-Molouk , est qualifiée de Mère divine, mère royale. Rosellini [Monum. storici, t. II, p. 46) la donne comme la mère du roi Aménemsès.
2 85 y. — Tewékôerniro (La reine), pl. ioi5.
Cette princesse est qualifiée à' Epouse royale, de Grande reine du monde. La place qu’occupe son tombeau à Biban-el-Molouk indique qu’elle était l’épouse du pharaon que Rosellini [Monum. storici, t. II, p. 4y) appelle Aménemsès.
Dans le cartouche nom de cette princesse, le signe doit être remplacé
par le crible # , et le déterminatif femme doit être posé en sens inverse.
28 58. — - Ramsès-Meïamen , pl. 1 o i 5.
Ce pharaon est celui que M. Lesueur identifie à Kertos et dont le tombeau est à Biban-el-Molouk. Son règne fut de seize ans.
Dans le cartouche nom , le signe 4» doit être répété deux fois.
2889. — Ramsès scha Tamma, pl. toi 5.
Le nom de ce pharaon se lit : Ramsès scha Tamma meier Amen nouter hihpen, et se voit dans la salle hypostyle de Karnak. Le tombeau de ce monarque se trouve à Thèbes. Ce prince paraît avoir régné longtemps. Son prénom signifie Soleil stabilitateur de justice, approuvé par Ra.
2860. — Pèhôr sé Amen (prêtre d’Ammon) (Pehor A î viens i
de Piosellmi), pl. 101 5.
C’est à tort que Rosellini appelle ce pharaon Amensi. Son nom doit se lire ; Sé Amen. Ce pharaon, dont le nom se voit au temple de Khons, à Thèbes, paraît avoir été un usurpateur dont le règne se place à l’époque des derniers Ramsès; car c’est avec un roi de ce nom que le sien est associé au temple de Khons, sur un des bas-reliefs de la grande cour de ce temple : on doit donc reporter son
règne en tête de la xxie dynastie. Sé Amen apparaît couronné parHorus, fils d’Isis, et par Seth. 11 tient dans ses mains le sceptre et le fouet, emblèmes de la royauté. ( Champollion , Monum. pi. cccvm.) Dans d’autres parties de cette même cour, il est en costume de prêtre d’Ammon, avec le titre de sa dignité et celle de grand de l’Egypte.
2861. — Pischem Meiamoun (le Phisciam de Rosel.), pl. 101 5.
Les cartouches de ce grand prêtre d’Ammon , qui avait usurpé la couronne à la fin de la xxe dynastie, se trouvent dans la troisième partie du temple de Khons. (Rosellini, t. Il, pl. v.)
M. de Rougé a fait voir que le nom de ce prince devait se lire Pischem, le signe | répondant à la lettre copte liori ^ . Le dernier signe de la légende qu’on lit sur notre planche est la pique «®— « ».
2862, 2868. — Rêkaantmé etÀTÔRSiu, pl. 101 5, 1016.
Les images de ces deux princesses se voient au temple de Khons, à Thèbes, sous celle de Pischem. (Rosellini, Monum. storici, t. II, p. 62.)
La première est qualifiée de Fille royale , divine épouse d’Ammon , princesse du monde ; la seconde est qualifiée également de Fille du monde et princesse du monde. Rosellini lit leurs noms Rêkaantmé et Atôrsiu.
2864. — Seschonk Ier, pl. 1016.
Ce monarque est le premier de la xxne dynastie, bubaslite. Une inscription gravée sur une des parois des carrières de Silsilis nous apprend que ce roi, la 22e année de son règne, a fait faire de grandes exploitations destinées à des constructions dans la grande demeure d’Ammon.
Ce prince est le Sesak de l’Ecriture, vers lequel s’enfuit Jéroboam {Reg. III, xv, 4o). C’est lui qui a fait élever les constructions du côté droit de la première cour du palais de Karnak, à Thèbes. Il v a fait graver ses victoires en Asie et a fait inscrire parmi les provinces conquises le pays du roi de Juda ( Joudah - Malek).
2 865. — Oucihpt ( Usciôpt de Rosellini), pl. 1016.
L’inscription du palais de Karnak, donnée sur la planche 1016 avec la figure, nous apprend, d’après Rosellini ( Monum, . storici, t. II, p. 85), que ce prince était grand-prêtre d’Ammon, général et chef des archers, et fils du roi Seschonk 1".
ROIS ÉGYPTIENS
L’inscription hiéroglyphique qui renferme le nom de ce monarque est. très-inexactement donnée sur la planche; elle doit être écrite dans la première ligne comme ci-contre.
2866. OsORCHON III, pi. 10l6.
CetOsorchon estl’Osorchon II de Roseîlini et l’Osorchon III de M. Lesueur. Son nom se lit à Karnak et à l’entrée du grand temple de Karnak, et l’inscription porte la date de la xi8 année de son règne. (Voy. Roseîlini, Monum. storici, t. II, p. 86.)
TtYtY
2867. — Sabbakon ou Sciiebak, pi. 1016.
Ce pharaon, dont le nom se lit Schabak, etdontle prénom est donné ci-contre (voy. Notice de Karnak , p. 90.), est le Sabacon d’Hérodote, le chef de la dynastie éthiopienne (xxve).
La légende de ce pharaon existe avec la date de l’an xii de son règne, sur une des portes du palais de Karnak, à Thèbes. L’Africain lui assigne huit ans de règne. Hérodote paraît avoir confondu la durée de son règne et celle de toute la dynastie éthiopienne.
Ce prince est qualifié de Fils du soleil.
2868 ScHIAVATOK OU SEVEK , pi. IO î 6.
Ce pharaon est le second de la xxve dynastie. Son nom peut être lu Schiavatok ou Sevek, nom d’un dieu égyptien assimilé par les Grecs à leur Kronos. Il est inscrit dans des ruines près de Karnak. (Roseîlini, Monum. storici , \. II, p. 108.)
2 869. — Tahraka, pi. 1017.
Ce pharaon, le troisième et dernier de la dynastie éthiopienne, a fait sculpter la face intérieure du pylône placé devant le palais dç Medinet-Abou. Il est qualifié de Soleil, fils du soleil. On retrouve aussi son nom dans les listes de Manéthon.
Sur notre planche l’ordre des cartouches a été interverti; et dans le cartouche prénom, placé par erreur à droite, le bras armé du fléau doit être retourné.
Une inscription de la xxe année de son règne a été copiée par Cailliaud, en Ethiopie, sur les monumens du Mont-Barkek
2870. — Psammetik Ier, bas-relief, pl. 1017.
Le prénom de ce pharaon, cité par Hérodote, est Ra nefer liât, c’est-à dire Soleil bienfaisant de justice.
2871. — Nitocris (La reine), pl. 1017.
Une erreur a été commise sur la planche que M. cle Clarac avait fait exécuter d’après Piosellini. Des trois cartouches qui y sont donnés, le premier, offre le nom de l’épouse de Psammetik IV, Onkhsen (voyez. Birch, ap. Revue archéologique, t. IV, p. 626); le second est celui de ce pharaon; le troisième, qui est à droite, donne le nom de Net-a-Kar (Nitocris) et appartient seul à notre figure. Cette reine, fille de la reine Chepenap, épouse de Psammetik II, était par conséquent, non l’épouse de ce pharaon, mais celle de Psammetik III (vov. Birch, l. c. p. 625). La première princesse Onkhsen est qualifiée, dans plusieurs inscriptions, de Fille de feu Psammetik ; elle épousa, après la mort de Psammetik III, Amasis II et fut mère de Tachanat , épouse présumée de Cambyse. Peut-être est-ce la figure de cette princesse, et non celle de Nitocris, qu’il faut reconnaître dans celle qu’a donnée Rosellini et que notre planche reproduit.
2872. — - Psammetik II , pl. 1017.
Ce pharaon fut le petit-fils de Psammetik Ier, et le successeur de Nechao II. Son prénom est Ra va hat. Il eut pour épouse Chepenap, fille du roi Ka chta et de la reine Amenartaïs.
Dans le deuxième cartouche, le cartouche nom, le signe a été mal
rendu.
2878. — Amasis, pl. 1017.
Ce pharaon est qualifié de Fils de Neit et de Soleil de justice.
Dans le cartouche nom , le signe -*« < , placé à la parîie supérieure , a été mal rendu.
2874. — Necht-Hqr (Amyrtée de Rosellini), pi. 1017.
Le nom de ce pharaon se lit : Necht-hor cm hevi si empé maï ra ou si va mal empè. C’est incontestablement celui d’un dernier roi de l’époque saïte. On ignore encore à quel pharaon des listes il doit être identifié.
M. Rosellini a cru, à tort, reconnaître le cartouche du roi désigné par les Grecs sous le nom d 'Amyrteus dans le cartouche qui accompagne cette figure, et qui se voit à la porte du pronaos du temple cle Khons à Karnak. Il est qualifié de Roi soleil d’équité, approuvé d’Ammon. M. Lesueur y voit Athôthis, et le place dans la xxe dynastie. ( Chronologie des rois d’Egypte , p. 206.)
Sur notre planche on a rendu incorrectement le déterminatif, qui appartient à un assez grand nombre de verbes d’action, et est employé avec le sens du Necht , être victorieux. (Rosellini, Monum. storici, t. II, p. 202b.) Il faut suppléer dans le même cartouche le signe des Panégyries (T), qui a été omis, et qui doit être inséré après la figure de l’épervier.
L101S ÉGYPTIENS
2876. — Hakor, pl. 1018.
La figure et le nom de ce Pharaon, troisième roi de la xxixe dynastie, se voient sur l’édifice de Toutmès III, à Medinet-Abou ; il est qualifié de Fils du soleil. C’est le même que l’Achoris des listes de Manéthon. (Rosellini, Mon. storici, t. II, p. 219.)
2876. — Psammous (Psammouthis de Rosellini), pl. 1018.
Rosellini a regardé ce monarque, dont le nom et l’image se voient sur des ruines à Karnac, comme un roi de la xxixe dynastie; mais il paraît plus probable qu’il y faut reconnaître le Psammous de la xxme dynastie.
2877,- — Nectanebo, pl. 1018.
Champollion a cru reconnaître, dans ce pharaon, Nectanebo, roi de la xxxie dynastie, sébennytique, dont la figure décore un des temples de Philæ, parce qu’il a lu ce nom Nahschtefnèb.
2878. AmONMAI, pl. 10l8.
Cette princesse est qualifiée de Fille royale , royale épouse, grande dominatrice du monde, rectrice de la haute et basse Egypte , et son tombeau s’est trouvé à Thèbes, dans la vallée des Reines (Rosellini, Mon. storici, t. ï, p. 219); elle paraît avoir été l’épouse de Thouthmès II, pharaon de la xvme dynastie.
2879. — - Nebto, pl. 1018.
Cette princesse est qualifiée de Pioyale épouse, et son nom a été lu par Rosellini Tnebto [Mon. storici, t II, p. 2 47)- Son tombeau se trouve à Thèbes, dans la vallée des Reines.
2880. — Teti, épouse d’Achereï, pl. 1018.
Cette princesse est qualifiée d 'Epouse royale, grande dominatrice du monde, Teti (Rosellini, Mon. storici, t. II, p. 246), ce qui montre qu’elle était fille de quelque pharaon de la xviu° dynastie ; elle avait épousé Aï ou Achereï, qui tenait sans doute d’elle ses droits à la couronne. M. Prisse ( Revue archéolog, t. II, p. 470) lit le nom de cette reine Taia.
2881. — Tsioutentôph, pl. 1019.
Cette princesse, dont le tombeau se trouve dans la vallée des Reines, est qualifiée de Fille royale de son germe gui Vaime, dominatrice du monde, tsiou-
iconographie.
tentoph, c’est-à-dire l’étoile qui appartient à Thèbes. (Rosellini, Mon. storici , t. Il, p. 2 48.) On ignore à quelle dynastie elle doit être rapportée; mais il est à croire qu’elle ne saurait être antérieure à la xviii®, car ce n’est qu’à partir de cette époque que les rois égyptiens ont i appelé le nom de leurs épouses, qui, auparavant, étaient tenues dans un état complet d’infériorité.
2882. — Ramsès Mandouhischopsch, pi. 1019.
L’inscription qui accompagne l’image de ce prince a été interprétée, par Rosellini [Mon. storici, t. Il, p. 5oo), l'Orisidien Jiïs du roi, préfet des archers , le grand Ramsès Mandouhischopschs. Malheureusement, l’absence de cartouche et de l’uréus fait douter que ce Ramsès ait jamais été investi du pouvoir royal. L’endroit qu’occupe sa tombe, à Biban-el-Molouk, indique qu’il doit être placé entre la xvme et la xixe dynastie
2 883. — Le prêtre Âchereï ou Aï (Tereï cle Rosell.) , pi . 1019. (Vraisemblablement l’Achérès de Manéthom)
Le véritable nom de ce pharaon, reconnu aujourd’hui comme l’un des derniers de la xvme dynastie, présente quelque difficulté de lecture ; il a été lu par Champollion, Skai; par Rosellini, Tereï ou Noutèi ; par M. Bunsen, Amesi, et par M. Prisse, Achereï. (Voy. Revue archéolog. t. II, p. 438.) 11 semble plus probable que son nom soit Selir Aï. Il est qualifié de Divin modérateur de V Egypte. (Voy. de Bougé, Examen de l’ouvrage de M. Runsen, 2e part, p.58.) Son tombeau a été trouvé à Biban-el-Molouk. (Voy. Nestor Lhote, Lettres écrites d’Egypte , p. 3.) Son règne paraît avoir été au moins de sept ans; il remporta des victoires signalées sur les Libyens. Il appartenait à la classe sacerdotale.
Ce monarque n’était pas du sang royal et tenait sans doute la couronne de sa femme; sa qualité d’usurpateur est cause que ses cartouches ont été ensuite martelés. (Voy. de Rougé, Notice, p. 67, n° 55.)
2884. — Ramessou II Maïamoün, pl. 1019.
Voyez, pour ce pharaon, ci-dessus, n° 2842.
2 885. — Alexandre, lils d Alexandre le Grand, peinture ,
pl. 1019.
Le fils d’Alexandre et de Roxelane est représenté dans le beau sanctuaire de granit rose qui forme la partie la plus reculée du temple de Karnak. Rosellini a retrouvé ses cartouches inscrits sur un fragment de granit appartenant à un propylon dans l’île d’Éléphantine , et sur l’architrave et le fronton d’une porte du grand hypogée de Beni-Hassan. (Rosellini, Mon. stoiici, l. II, p. 299. ) Il est qualifié d’ Approuvé d’Ammon et de Ré.
ROIS ÉGYPTIENS
2886. — Philippe ArrhidÉe, peinture, pl. 1020.
Ce prince est représenté, dans le sanctuaire de Karnac dont il vient d’être parlé ci-dessus, dans divers actes religieux. Il est qualifié d' Approuvé du soleil et de Chéri d’Ammon. Ses cartouches se lisent aussi sur le pronaos du temple d’Aschmouneyn, Hermopolis Magna. ( Monum . storici , t. II, p. 294.)
2887. — Ptolémée II Philadelphe, pl. 1020.
Ce portrait de Ptolémée II Philadelphe, ainsi que celui de son épouse Arsinoé, se trouve dans le sanctuaire de Phiîæ Ce monarque est qualifié de Soleil chéri d’Ammon, garde et soutien de l’ojfrande. (Rosellini, Monum. storici , t. II, p. 3 12.) Son nom a été mal écrit sur notre planche; il doit être transcrit comme ci-contre
2888. — Arsinoé, pl. 1020'.
Cette princesse, fille de Lysimaque et épouse de Ptolémée Philadelphe, est qualifiée de Royale épouse, fille du soleil, reine du monde, déesse qui aime son frère.
2889. — Erkamon ou Ergamenés, pl. 10 20.
Ce prince éthiopien est qualifié de Roi, main d’Ammon, toujours vivant, dévoué à Phré, chéri d’Isis. Son nom se lit Erkamon, on y reconnaît celui que Diodore de Sicile désigne sous le nom dèÈpyupiévr)s.
Son image a été prise dans le temple de Dakkeh en Nubie.
Les cartouches ont été, par inadvertance, donnés retournés sur la planche.
2890. — Atàrramon, pi. 102 0.
Ce prince est qualifié de Roi, fils du soleil, approuvé des Dieux. Ses cartouches se voient dans les temples de Deboud et de Dakkeh en Nubie. (Rosellini, Monum. storici, p. 324.) C’est dans le second de ces temples que se trouve l’image de ce monarque.
2891. — Ptolémée Evergéte Ier, bas-relief, pi. 1020.
Ce prince est qualifié de Seigneur du monde, approuvé de Phré, gardien de la vie, seigneur du maître , Ptolémée toujours vivant , aimé de Ra. (Rosellini, Monum. storici, t. II. p. 32 6.)
L’image de ce Ptolémée se voit sur un édifice situé au nord du temple d’Esneh et sur le propvlon du temple de Khons à Thèbes.
Les cartouches nom et prénom ont été donnés rebours sur la planche; le signe de la flèche dans le prénom a été mal rendu.
2892. — Ptolémée IV Philopator , bas-relief, pi. 1021.
L’image de ce pharaon se trouve au plafond du temple d’Edfou et de Karnak. Le profil rappelle celui qui se voit sur une médaille publiée par Visconti. (. Icon . grec. vol. III. tab. xiii. 6).
Le nom de ce monarque se lit sur l’architrave de la porte du sanctuaire du temple de Bakkeh en Nubie. II est qualifié de Fort , approuvé de Phtah, gardien de l'offrande, vivant par Ammon et par Plilah, fils du Soleil. (Rosellini, Monum. storici , t. II , p. 34 1 - ) On voit aussi l’image de ce prince à Thèbes, dans le petit temple de Thoth, où il est qualifié de Père aimant son père.
Sur la planche, les cartouches nom et prénom ont été donnés un peu incor-
nis en
rectement; d’abord, ils sont placés à rebours, ensuite les deux \ ! 1 mi tête du prénom doivent être ainsi placés {] {] . et la couronne. Tescl, ^ doit
être supprimée.
2893. — Arsinoé, femme de Ptolémée Philopator, bas-relief \
pl. 1021.
Cette princesse épousa son frère; elle est qualifiée de Déesse gui aime sa mère, épouse royale, reine du monde . (Rosellini, Mon. storici , t. II, p. 342.) Son nom se lit à Thèbes et à Dakkeh.
Le cartouche donné sur la planche est faux; il faut y substituer celui ci-contre, cpii se lit Arsin, et qui est accompagné du déterminatif figuratif de déesse.
2894. — Ptolémée Epiphane, pl. 1021.
Ce monarque, dont la figure se voit à Karnak, à Ombos et à Edfou, est qualifié, dans les diverses inscriptions qui portent son nom, à Thèbes, à Esneh, à Ombos, à Edfou, à Philæ, de roi Epiphane fort par Phtah, le créateur , approuvé d’ Ammon, justicier de Phrè. (Rosellini, Mon. stor. t. II, p. 355.)
Le cartouche prénom de ce monarque offre sur la planche quelques inexactitudes : le signe 3k: placé à la fin doit être supprimé, et la feuille de papyrus doit être doublée 1 1 .
2896. — Ptolémée VI Philométor, pl. 1021.
Le portrait de ce monarque a été trouvé au temple d’ Ombos.
Son nom se lit au fronton du même temple, et porte : Dieu bienfaiteur, soleil seigneur du monde , Dieu de la force, approuvé de Phtah, justicier de Ra et d’ Ammon, toujours vivant. Le cartouche prénom se lit; Dieu bienfaisant, fis du
ROIS ÉGYPTIENS. 4l
Soleil^ seigneur des princes ; Ptolémée toujours vivant, chéri de Phtah et d’Isis. (Rosellini, Mon. stor. t. II , p. 36 1.)
Le nom de ce prince se trouve, avec quelques variantes, à Reghæ.
2896. — Ptolémée VU Evergète, pi. 1021.
Aux traits ignobles de ce prince on reconnaît le Ptolémée auquel son obésité avait valu le surnom de Physcon , <I>éo7c<wi>. Erat enim et vultu deformis, et statura brevis, et saginavenlrisnon homini sed belluœ similis, dit de lui Justin (liv. xxvn,c. 8). Une honteuse flatterie lui avait décerné l’épithète d’E vspyérrjs, Evergète , bienfaisant, surnom que le peuple changea, par une dérision méritée, en celui de Kanepyérys.
Ce prince est qualifié, dans les noms qui se lisent au temple d’Edfou, de Soleil resplendissant, fort par Phtah, approuvé de Ra, justicier d’Ammon, toujours vivant, fis du soleil, Ptolémée chéri de Phtah et d’Isis.
Quelques hiéroglyphes ont été donnés incorrectement sur les planches : le troisième signe dr prénom a été mal rendu, et, dans le cartouche nom, au lieu du signe 1 , la feuille de papyrus à gauche, mettez le senv f] ; enfin les signes
qui suivent ont été écrits en sens inverse , il faut les placer ainsi
On a quelque fois confondu les figures de ce monarque avec celles du pharaon Basch-u-Aten, et M. Dubois avait regardé comme appartenant à ce Ptolémée la statuette de ce dernier monarque que possède le musée du Louvre. (Voyez Prisse d’Avesne, Monuments égyptiens , p. 8, pl. n.)