‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 125 sur 299 · Jupiter. N" 718, pî. ia\i, pierre calcaire · texte numérisé non relu

Jupiter. N" 718, pî. ia\i, pierre calcaire

On peut réunir ici trois inscriptions que nous ne donnons que comme souvenirs du Musée royal, où elles ne sont plus depuis longtemps; et si elles avaient été conservées dans la description du Musée, ce n’était que pour ne pas changer l’ordre des numéros. Ces monumens ne nous appartenant plus, et n’en ayant pas même fait graver les bas-reliefs gallo-romains et d’un travail baibare qu’on trouve dans plusieurs ouvrages, nous nous bornerons ici à répéter ce que nous en avons dit dans la Description du Musée des antiques, éd. de 1830. — Ces trois inscriptions portent les noms de Jupiter, des Senani, 596. N“719,pl. lui; et de Volcanus, 610. N“ 720, pl. Lin. ,

Grand autel carré en pierre, consacré à Jupiter sous le règne de Tibère, par la corporation des Nautæ Parisiaci, ou des marchands de Paris qui faisaient leur commerce par eau. Trois des côtés de cet autel offrent des figures d’un travail barbare et armées de boucliers et de lances, et qui semblent marcher en procession pour quelque cérémonie ; le cercle que porte l’un des personnages pourrait être une couronne dont on va faire l’offrande à une divinité. On lit les noms de senani et d’EVRiSES, dont l’explication est très-incertaine, mais qui peuvent avoir rapport ou à quelque divinité gauloise, ou aux personnes qui ont consacré ces monumens. L’inscription est écrite avec l’ancienne orthographe du style lapidaire; lovi optvmo maxsvmo, et posiervnt pour POSVERVNT. Ce monument curieux et ceux qui suivent furent trouvés en 1710, à quinze pieds de profondeur, dans l’intérieur de Notre-Dame; ils ont été publiés parBaudelot et de Mautour, ainsi que par d’autres; et il en est question dans les Mém. de i’Acad. des inscr., t. III, p. 223; t. V, p. 9; ils étaient autrefois dans la Salle des antiques du Louvre, et depuis aux Petits-Augustins , d’où ils étaient revenus au Louvre (1).

(1) Cet autel et les deux suivans ne font et gauloises découvertes à Paris. — Si j’en plus partie du Musée royal , d’où ils ont conserve ici la description, c’est que lorspassé aux Thermes de Julien ( rue de La que j’ai fait graver mes inscriptions celles- Harpe), destinés, depuis bien des années, ci étaient encore au Musée, et d’ailleurs à former, lorsqu’ils seront enfin restaurés , ceci peut être utile à ceux qui visiteront un musée de toutes les antiquités romaines quelque jour le futur Musée des Thermes,

INSCRIPTIONS

Autel carre' en pierre, n» Ÿ19, qui offre sur ses quatre faces les figures de diwnite's romaines et gauloises ; ce qui prouve , comme on le remarque dans les Me'm. de l’Acad. des inscr. , t. XXIV, p. ZI"!, qu’à cette e'poque les Gaulois avaient de'jà admis les cultes des divinite's romaines. Jupiter tient son sceptre ; Vulcain , volcanvs, coiffe' de son bonnet, paraît avoir à fa main des tenaiffes et un marteau, esvs, qu’on croit ge'ne'ralement fe Mars des Gaulois, à qui ifs sacrifiaient des chevaux et des victimes humaines, arme' d’une hache, coupe fes branches d’un arbre; if est probable qu’if est repre'sente' cueilfant fe gui sacre' du chêne. Sur fe quatrième côte', on voit un taureau auprès d’un arbre sur fequef sont des oiseaux qui ressembfent à des cigognes. Le taureau e'tait en grand honneur chez fes Gaufois , qui en portaient fa figure dans feurs enseignes. On fit au-dessus fes noms de marvos et de triganarvs, qui peuvent être des divinite's que f’on ne connaît pas ; cependant marvos ressemble bien au MAvoRS, fe Mars des Romains. Quefques auteurs croient qu’en cefte fe taureau se nommait taru, et fa cigogne ^«ran.

Fragment d’autef carre' en pierre, n° 720, charge' de sculptures grossières sembfabfes à ceffes que f’on vient de voir. D’un côte', au-dessous du nom de castor, est fa figfure de ce demi-dieu armé et posant fa main sur fa tête d’un cheval. Le bas-refief qui suit offre un sujet pareil, et avait sans doute pour inscription fe nom de pollvx; cefui de cer- NVNNOS désigne une divinité gauloise, avec des cornes qui ressembfent à des bois de cerf, et auxqueffes sont suspendues des couronnes ou des anneaux. Si, comme if fe paraît, fes idées mythofogiques des Gaulois se sont mêlées avec ceffes des Grecs et des Romains, cette figure pourrait avoir rapport à Pan, à Jupiter-Ammon , ou même à Baccfms, qu’on représentait quelquefois avec des cornes et une fongue barbe. Sur fe quatrième côté, un homme combat un serpent et fe frappe d’un coup de massue. Le

nom est presque détruit, et on n’y fit pfus que seviri os; c’est peut-être Hercufe

qui combat f'hydre; et fes dernières fettres de f’inscription, où f’on croit retrouver os, pourraient être fa fin d’OcMios, nom que fes Gaufois donnaient à feur Hercufe. Voy. fes dissertations de Baudefot et de Mautour, que nous avons citées, et qui,, parmi des hypothèses très-hasardées, renferment des détaifs curieux.

Jupiter Baimarcodes. Voy. 609, Virginius Basses.

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