‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 272 sur 299 · INSCRIPTIONS DE PHILIPPEVILLE · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS DE PHILIPPEVILLE

(aient €n distributions, souvent très-considérables , fort ruineuses et très-tumulteuses, d’argent, de vivres, d’babillemens et de toute sorte de choses. LDDD, à la fin de l’inscription, sigles très-fréquentes, signifient que le lieu nécessaire à l’érection du monument a été accordé par un décret des decurions, Locks Datas Decarionum Décréta. [ Haut. i"',84o; larg. o^.Sio.]

N® 99. — Concession.^ marb., inscr., 4 lig., pl. LXXXIII.

Dans cette inscription très-incomplète, et dont la première ligne n’offre que les rudimens de quelques lettres, il devait être question de quelque concession, peut-être pour un terrain de sépulture. Comme tant d’autres inscriptions de ce genre , celle-ci relatait probablement le nombre de pieds accordés pour la face antérieure du monument , IN FRONTE, vers la voie publique, et pour la profondeur dans le champ, IN AGRO. Il paraît que cette concession-ci était à perpétuité, et peut-être de six pieds et demi dans un sens. Les deux derniers mots ET SEMIT pourraient indiquer un sentier SEMITa, dont on aurait obtenu la jouissance et qui aurait conduit au monument, ou bien une mesure de deux pieds et demi SEMITertias , ce qui du reste ne mérite pas la peine d’être discuté. Les lettres de cette inscription , qui nous laisse tant à désirer, sont très-belles. [Haut. o"’,46o; larg. o'",3oo.]

N° 100.- — RAGiLi — siMO — ATVS, inscr. , 3 lig., pl. LXXXIII.

Je n’entreprendrai pas de tirer quelque chose de ces fragmens de mots disposés sur trois lignes, et qui me semblent ne se prêter à aucune restitution plausible.

N° loi. — MF. FL. PP., inscr., i lig., pl. LXXXIII.

Ce fragment de quelques lettres a dû appartenir à une grande inscription où il était peut-être question d’un personnage, fils d’un Marcus et flamen perpétuel FLamen VerPetuus ou PerVetuo. Trouvé en i844 par M. de la Marre, à Philippeville , près des citernes du bas, proche de l’intendance. [H. o'”,420; larg. o“,520.]

N° ,102. — Annil’s, marbre blanc, inscr., i3 lig., pl. LXXXIII.

11 est bien à regretter que cette inscription, en très-belles lettres, et accompa' gnée d’une moulure d’un bon profil , ne soit pas complète et quelle nous laisse désirer une partie de ce qu’elle contenait. Elle a été trouvée, en i843, à l’hôpital neuf de Philippeville.

On voit qu’il était question de dépenses faites par C. ANNIVS, fils de CAIVS, de la tribu romaine Quirina, décurion pour la quatrième fois, et du collège des pontifes ou des prêtres. On apprend, ligne 3,queC. ANNIVS avait donné 20,000 sesterces en l’honneur des décurions, premiers magistrats probablement de Rusicada. Il a, en outre, ajouté, en l’iionneurdes pontifes, la somme de 55, 000 sesterces. De plus, il fait présent de deux statues de bronze , une VICTOIRE cl une FORTUNE , nommées l’une et l’autre

APPENDICE

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reàvuc, de retour [reducis pour reduces, ce qui est commun et de bonne latinité). Il paraît qu’il les avait promises en l’honneur des décurions et des pontifes. Annius dépensa encore, pour la confection de tous ces travaux, une somme dont le cbilfre est mutilé et qui paraît avoir été au moins de 2,000 sesterces. On en trouve, en outre, une de 33,000 sesterces, qui paraît devoir être employée en partie pour l’amphithéâtre. Le D, 8° lettre de la onzième ligne, commençait peut-être le mot Dedicationem , qui rappelait les dépenses qu’avait déjà {juin) faites pour une dédicace Annius, lequel avait célébré par des fêles, des jeux scéniques, des largesses, missilia, ce qu’indiquent les lettres CVMM, C\MMissilibus. A la fin de la onzième ligne , est désignée la dédicace de cet amphithéâtre (AMPHITEATRI pour AMPHITHEATRI), qu’il avait rétabli, ou que peut-être on devait en entier à la générosité du décurion ANNIVS. Il est à désirer que quelque savant plus heureux que moi puisse parvenir à débrouiller en entier cette inscription , dont plusieurs lignes, surtout vers la fin, sont dans un état déplorable. Elle devait être beaucoup plus longue et serait probablement d’un grand intérêt. [Haut. 8'”,65o; larg. o‘“,56o.]

N° 1 03, 1 03 A. — G. Gæciliüs Galles, in., i ol. et 2 1., pl. LXXXIV.

Cette inscription en beaux caractères, un peu étroits , ayant à la fin des lignes de petites feuilles au lieu de points, offre une particularité assez curieuse. Elle est double, l’une est l’abrégé en deux lignes de l’autre qui en a dix. Dans celle-ci , CÆCILIVS GALLUS de la tribu Galeria se donne tous ses titres , il parle de toute sa famille; dans l’autre inscription, beaucoup plus modeste , Cæcilius ne fait que se nommer, et les deux lettres S. P., Sua Pecunia, indiquent que le monument a été fait à ses frais.

On apprend qu’il avait été honoré d’un cheval entretenu aux frais du public; qu’il avait été nommé : édile avec le pouvoir déjugé quinquennal, propréteur, préfet de la province, triumvir quatre fois, préfet des ouvriers, Vrœfectus fabrûm, consul deux fois et préteur deux fois , ayant les ornemens ou les insignes quinquennaux , ou des préteurs pour cinq ans; par le décret des décurions de cinq décuries. II avait en outre été trois fois décurion quinquennal, et ceci est en toutes lettres QVINQVENNALIS , préfet ou président d’un tribunal de Busicada et de plus flamen du divin Jules César. Cæcilius ne se contente pas de cette nomenclature des emplois dont il avait été revêtu , il nous fait connaître presque toute sa famille. C’est en son nom et en celui de sa femme PROXINIA PROCVLA , fille de MARCVS PROCVLVS, et de sa fille GALLA, de son fils GALLVS et de CORVNCANIA et de NIGELLINA, qu’il a, de son argent, construit un tribunal et des rostres, ou tribune aux harangues. La petite inscription, gravée très-profondément, peutêtre pour mieux résister à l’influence de l’air , mais peut-être aussi pour la rendre plus difficile à effacer, était en vue du côté de la voie publique; l’autre, sans comparaison beaucoup plus considérable et plus fastueuse, était sur la partie encastrée dans le muret cachée par la construction. Ne dirait-on pas que la ville de Busicada, tout en permettant à Cæcilius d’inscrire son nom sur un monument, trouva qu’il s’exprimait d’une manière trop pompeuse, quoiqu’il l’eût construit de ses propres deniers. Sua Vecania? et il est à croire que l’édilité de Busicada lui fit supprimer ou masquer son inscription, et l’engagea à se servir d’un langage plus modeste et qui serait plus goûté du public. Il est assez singulier que, dans la petite inscription , C. Cæcilius Gallus se dise de la tribu Quirina, et que , dans la grande, il soit de la Galeria. Mais il est vrai que l’on pouvait appartenir à deux tribus, à l’une par sa naissance et à l’autre par l’adoption. C’était à ce qu’il parait le cas pour C. Cæcilius Gallus, et il nous l’apprend par ces inscriptions : la petite réunit même les deux tribus Q. GAL. , Quirina, GALeria. Ce monument fut trouvé en i8âi. [Haut. o"“,63o; larg. o'",83o. ]

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