‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 5 sur 299 · Saint Georges combattant un dragon, par Paul Ponce · texte numérisé non relu

Saint Georges combattant un dragon, par Paul Ponce

n° 72, pl. 230, marbre.

Le saint guerrier, arme' de toutes pièces, la visière haute, monte' sur un vigoureux coursier, combat et perce de sa lance un e'norme dragon ailé et dont tout le corps est cuirassé de larges écailles. Dans le lointain , une femme à genoux devant un des rochers qui bordent le rivage invoque le ciel pour l’heureuse issue du combat. Elle ne peut plus être douteuse, et le monstre, dressé sur ses pieds de derrière, mord en vain la lance qui lui traverse la poitrine. Ce bas-relief, d’une grande saillie et d’un travail soigné, offre des détails précieux du costume des chevaliers. Il est attribué ù Paul Ponce, et vient du château de Gaillon, où il se trouvait très-bien placé puisqu’il offrait le patron du cardinal Georges d’Amboise. On l’avait fait entrer aux Petits - Augustin s comme ornement du soubassement du mausolée de Philippe de Commines, ministre de Louis XI. Une belle boiserie de Gaillon représentait le même combat ; mais la composition en était différente. Le même sujet a été traité, et avec bien plus de mouvement, par Raphaël, dans son joli tableau de saint Georges.

Chacune de ces trois compositions offre toujours une femme d'ans le fond. II faut que ce soit d’après quelque ancienne tradition, ou peut-être a-t-on suivi une antique image vénérée. Le cheval de notre saint cavalier a de la roideur et le dessin en est lourd et peu correct, surtout dans le train de derrière. Celui de devant est -loin d’avoir la légèreté et la vie du coursier de Raphaël, qui de même n’a pas été aussi heureux pour l’arrière-main. II peut paraître douteux que ce bas-relief soit de Paul Ponce, et ce cavalier ne présente pas l’élévation de style et la puissance de formes michel-angelesques si remarquables des belles figures dont Paul Ponce a décoré quelques-uns des frontons de la cour du Louvre et le mausolée de Louis XII et d’Anne de Bretagne. [Haut. 1“,238 = 3 pi. 9 po. 10 li. — Larg. l'“,848 = 5 pi. 8 po. 4 li, ]

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